Cacatoès noir

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Cacatoès noir

Description de cette image, également commentée ci-après

(Probosciger aterrimus)

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Psittaciformes
Famille Cacatuidae

Genre

Probosciger
Kuhl, 1820

Nom binominal

Probosciger aterrimus
Gmelin, 1788)

Taxons de rang inférieur

4 sous-espèces (Voir texte)

Répartition géographique

Description de cette image, également commentée ci-après

Aire de répartition de Probosciger aterrimus

Statut de conservation UICN

( LC )
LC [1] : Préoccupation mineure

Le Cacatoès noir ou Cacatoès des palmiers ou Microglosse noir (Probosciger aterrimus; en anglais: Palm Cockatoo) est un grand Psittacidae gris foncé ou noir de la sous-famille des cacatoès du genre monotypique Probosciger. Cette classification a été confirmée par des études génétiques (Brown & Toft, 1999, Astuti, 2004?).

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

Cet oiseau est représenté par quatre sous-espèces :

  • Probosciger aterrimus aterrimus (Gmelin, 1788) ;
  • Probosciger aterrimus goliath (Kuhl, 1820) ;
  • Probosciger aterrimus macgillivrayi (Mathews, 1912) ;
  • Probosciger aterrimus stenolophus (Oort, 1911).

Description[modifier | modifier le code]

Adulte, c'est l'un des plus grands perroquets. Il s'agit d'un oiseau de 50 à 70 cm de long pesant entre 500 g et 1 kg. Il se caractérise par sa couleur noire (y compris le bec et les pattes), sa grande huppe et un des plus grands becs (9 cm de long) chez les perroquets ; et seul l'Ara hyacinthe a un bec plus gros que le sien. Son bec a la particularité d'avoir une partie inférieure qui peut s'encastrer dans la partie supérieure, ce qui permet à l'oiseau de coincer une noix entre sa langue (rouge à extrémité noire) et sa mandibule supérieure et de l'ouvrir avec sa mandibule inférieure. Il a une tache rouge sur chaque joue correspondant à une zone dénudée de plumes. Celle-ci change de couleur lorsqu'il est inquiet, malade ou nerveux.

Le dimorphisme sexuel est peu marqué : la mandibule supérieure du bec est plus petite chez la femelle.

Les immatures présentent un bec blanc grisâtre et des couvertures blanc jaunâtre.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Il se nourrit de graines, de baies, de plantes, d'insectes et de larves d'insectes.

Distribution et habitat[modifier | modifier le code]

Cet oiseau peuple la Nouvelle-Guinée, les Îles Aru, l'Indonésie et le nord du Queensland (Cap York) en Australie. Les sous-espèces de Nouvelle-Guinée et des îles avoisinantes (goliath et stenolophus) sont de plus en plus rares dans la nature où elles sont très fortement menacées par un trafic en direction des pays du Moyen-Orient et ceux de l'ancien bloc soviétique.

Habitat[modifier | modifier le code]

Il habite, autre particularité de ce perroquet, les forêts tropicales humides mais aussi les forêts sèches, deux biotopes bien différents.

Comportement[modifier | modifier le code]

Il vit généralement seul, en couple ou en petites bandes de 5 à 7 individus.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Le cacatoès se reproduit à partir de quatre ans. La période de reproduction va d'août à janvier ; la femelle pond un œuf unique dans le creux d'un arbre situé très haut qui servira d'une année à l'autre. L'œuf est couvé alternativement par les deux parents pendant 30 jours. L'oisillon restera au nid pendant 100 à 110 jours. L'oisillon ne sera pas capable de commencer à voler pendant encore deux semaines.

Cri[modifier | modifier le code]

Dans la nature, cet oiseau utilise quatre cris différents très perçants s'entendant de loin. Il a aussi la particularité de taper avec une branche sur les troncs d'arbres pour produire un bruit sourd qui est entendu à 100 m à la ronde.

Longévité[modifier | modifier le code]

Cet oiseau peut vivre jusqu'à 90 ans.

Animal de compagnie[modifier | modifier le code]

À cause de son aspect, c'est un animal de compagnie très apprécié, surtout aux États-Unis, mais très rarement en France. Il s'y reproduit très mal et doit rester isolé.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gimenez J.M. (2008) Perroquets, Perruches, Loris en captivité. Editions Prin, Ingré, 312 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]