Cabrières-d'Avignon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cabrières.
Cabrières-d'Avignon
Enclos en pierre sèche sommé de lauzes à pointe retournée
Enclos en pierre sèche sommé de lauzes à pointe retournée
Blason de Cabrières-d'Avignon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Avignon
Canton L'Isle-sur-la-Sorgue
Intercommunalité Communauté de communes Luberon Monts de Vaucluse
Maire
Mandat
Marie-Paule Ghiglione
2014-2020
Code postal 84220
Code commune 84025
Démographie
Gentilé Cabriérois, Cabriéroises
Population
municipale
1 772 hab. (2011)
Densité 121 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 53′ 34″ N 5° 09′ 00″ E / 43.8927777778, 5.1543° 53′ 34″ Nord 5° 09′ 00″ Est / 43.8927777778, 5.15  
Altitude 190 m (min. : 105 m) (max. : 626 m)
Superficie 14,68 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Vaucluse

Voir sur la carte administrative du Vaucluse
City locator 14.svg
Cabrières-d'Avignon

Géolocalisation sur la carte : Vaucluse

Voir sur la carte topographique du Vaucluse
City locator 14.svg
Cabrières-d'Avignon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Cabrières-d'Avignon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Cabrières-d'Avignon

Cabrières-d'Avignon est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé sur les Monts de Vaucluse, placé sur un flanc de montagne en pente douce et face à la montagne du Luberon. Il s'est développé une activité commerciale dans son lieu dit "Coustellet", en bordure de commune et conjointement avec Robion et Maubec. La commune participe à la communauté de communes Luberon Monts de Vaucluse

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Le chemin des Fileuses

L'accès se fait depuis Coustellet par la route départementale 110, en venant d'Avignon par la RN 100 puis la route départementale 147, de Lagnes par la route départementale 100 et de Gordes par la route départementale 2 puis la route départementale 110.

Les sentiers de grande randonnée no 6 (GR6) et no 97 (GR97) passent sur la commune.

La gare SNCF la plus proche est à Cavaillon, la gare TGV la plus proche est la gare d'Avignon TGV. La commune est desservie par les sorties de l'autoroute A7 à Avignon sud ou Cavaillon.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau "le Valla de la Merderie" passe sur la commune.

La Sénancole passe à l'extrémité sud-est de la commune.

Relief[modifier | modifier le code]

La partie sud de la commune, composée principalement de terres agricoles, se situe sur les hauteurs de la plaine du Calavon (ou "vallée nord-Luberon")

La partie au nord du village, composée principalement de bois et garrigue, est située sur les monts de Vaucluse. Le point le plus haut est situé sur la pointe à l'extrémité nord de la commune.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[1].

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en latitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare.

Relevé météorologique de Cavaillon
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 3 6 8 12 15 18 18 14 11 6 3 9,6
Température moyenne (°C) 6 8 11,5 13 17,5 22 24,5 24 19 15 10 6,5 15,1
Température maximale moyenne (°C) 10 12 16 18 23 27 30 30 24,7 20 13,1 10 20,3
dont pluie (mm) 36,5 23,3 24,9 47,7 45,6 25,4 20,9 29,1 65,8 59,6 52,8 34 437
Source : (fr) Données de Cavaillon 1961 à 1990


Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom "Cabrières d'Avignon" peut avoir diverses sources. Cabrières peut ainsi venir des anciennes "carrières" que l'on trouvait sur le secteur. Une autre version voudrait que Cabrières se traduise étymologiquement par "pays des chèvres", l'origine venant du mot "chèvre", "Capra" en latin et "Cabro" en Provençal.

Le "d'Avignon", (version officielle) vient du fait de son appartenance au Comtat Venaissin et a servi pour différencier ce Cabrières de Cabrières-d'Aigues, aussi dans le département de Vaucluse.

Cité en 1180 : "Cabrieras", puis successivement "Capreris", "caprieras" et retour à "Cabrieras"(?). Le nom Cabrières fait son apparition au XVIe siècle. On lui ajoute ensuite "du Comtat" ou "d'Avignon", car le village était la propriété des États des Papes (Comtat Venaissin). En 1918 : Cabrières prend officiellement le nom de Cabrières-d'Avignon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • XIe siècle/XIIe siècle, construction du Château par la famille des Adhemar (Vicomte de Cavaillon, Branche cadette des Adhemar, premiers Comtes héréditaires d'Orange). La famille devient les Baux-Adhemar à la suite d'une alliance avec les seigneurs des Baux.
  • XIVe siècle, Henri de Chiabeau succède au Baux-Adhemar. Sa fille, Laure de Chiabeau (née le 4 juin 1314), est considéré par certains historiens comme la (l'une des) Laure de Pétrarque.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Stèle rappelant le massacre des Vaudois à Cabrières

En 1490, par son mariage avec Germaine de Montjoie, Cabrières devient seigneurie de Giraud d'Ancézune, Baron de Caderousse. Pour mettre ses terres "en rapport" il fera venir plusieurs familles Vaudoise du Piémont.

Cabrières étant le seul village vaudois fortifié, lors de la persécution de 1545, il servit de refuge. Le siège fut mis le 19 avril par les troupes de Paulin de La Garde, sous la direction du premier président du Parlement d'Aix, Maynier, seigneur d'Oppède. Au bout de quelques jours, la reddition fut acquise après négociation et promesse de vie sauve. Mais les hommes furent fusillés, les femmes combattantes enfermées dans une grange, et brûlées vives. Les autres furent violées et massacrées, les enfants et les vieillards exterminés : le bilan fut de 400 à 500 morts. Les survivants furent vendus comme esclaves à L'Isle-sur-la-Sorgue ou envoyés aux galères. Enfin, le village fut rasé, et une colonne élevée à la mémoire du président Maynier[2].

Période moderne[modifier | modifier le code]

Mur de la peste
  • 1695 : les Consuls de la commune font creuser 6 puits éparpillés sur le territoire pour pallier des problèmes d'eau.
  • Les étés 1724, 1758 et 1761 sont arides et entrainent des problèmes d'eau, c'est pourquoi en 1762 un système de tuyaux est mis en place pour acheminer l'eau au village.
  • 1765, les travaux pour l'acheminement de l'eau vers le village à l'aide de mines, de canaux et de tuyaux s'achèvent... mais un hiver trop rude fait fendre le bassin et tordre les canalisations, les mines, pas assez bien stabilisées s'effondrent. Tout est à refaire.
  • 1767, Cabrières ainsi que toutes les anciennes possessions des Ancézune, devient seigneurie des Grammont-Caderousse. Ils garderont le château jusqu'en 1807.
  • 1801, à la suite de la découverte dans le vallon des Beaumillons d'une réserve naturelle d'eau importante, de nouveau travaux sont entrepris.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

  • 1872, le nouveau propriétaire du château clôture l'accès à la fontaine privant ainsi les habitants d'un précieux accès à une ressource vitale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Novembre 1920 1971 Sully Armand   Maire d'honneur à vie
Mars 1971 1983 Martial Marreau    
Mars 1983 1989 Emile Armand PS  
Mars 1989 Février 2004 Daniel Chabert    
Février 2004 en cours Marie-Paule Ghiglione Divers gauche  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 772 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
605 620 649 690 775 802 859 898 904
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
894 839 792 691 722 641 620 635 636
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
603 535 523 415 504 554 572 615 624
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
671 709 780 1 004 1 142 1 422 1 705 1 744 1 772
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Coustellet, le collège du Calavon et son complexe sportif

La commune possède une école primaire publique[5], un Collège Vallée du Calavon [6], ensuite les élèves sont dirigés vers le lycée Ismael Dauphin (enseignement général)et le lycée Alexandre Dumas (enseignements général et techniques) à Cavaillon ou bien vers le lycée Alphonse Benoit (enseignement général et technologique) de L'Isle-sur-la-Sorgue.

Sports[modifier | modifier le code]

Complexe sportif sur Coustellet (stade, gymnase, etc.), au niveau du collège.

Un terrain permanent de dirt a été créé, où s'entraine la WRT family et le team Play-Bike. C'est aussi le lieu d'une épreuve du Wall Ride Tour (WRT) [7] qui a eu lieu en 2009 les 13 et 14 juin avec une grande nouveauté : le contest s'est déroulé de nuit.

Parcours de santé au sein de la forêt des cèdres, au nord du bourg.

Économie[modifier | modifier le code]

La zone commerciale de Coustellet a su attirer beaucoup de commerçants, professions libérales etc.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Culture de cerisiers, amandiers, oliviers, vignes (raisin de table et de cuve)... mais aussi production d'asperges et de truffes (nombreuses chênaies).

La commune produit des vins AOC Ventoux. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays d'Aigues[8] .

Tourisme[modifier | modifier le code]

Comme l'ensemble des communes dîtes du Luberon, le tourisme joue un rôle, directement ou indirectement, dans l'économie locale.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche des villages perchés ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le Luberon et ses environs[9].

Nombreuses chambres d'hôtes, petit hôtel, circuits pour randonnées... comme pour la plupart des communes du nord Luberon.

Petits commerces : Boulangerie, boucher-traiteur, alimentation générale au niveau du village, boulangeries, traiteur, pharmacie et vente de matériaux sur Coustellet. À noter que Coustellet est une zone à cheval sur plusieurs communes et qu'il y a donc tous les commerces de base et bien plus sur place (dont mini marché bio, plusieurs traiteurs, restaurant chinois, peinture, décoration etc.)

Équipements publics : Salles communes, bureau de poste, école communale et mairie au village, médiathèque (ouverte toute l'année), école maternelle et crèche, collège et complexe sportif au niveau de Coustellet.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Borne indiquant le mur de la Peste
L'église paroissiale Saint-Vincent
Château de Cabrières
  • Église paroissiale Saint-Vincent d'origine romane.
  • Château du XIIIe siècle (privé), reconstruit à la fin du XVIe siècle après l'épisode vaudois.
  • Au nord du village, sur les pentes des Monts de Vaucluse, la "forêt des cèdres" s'étend sur un peu plus de cinq hectares : buvette, espace pique-nique, promenade, parcours de santé.
  • Chapelle Saint-Eusèbe au sud du bourg.
  • Colonne commémorant le massacre de 1545.
  • Oratoire de la Vierge (1968)
  • Vieux lavoirs, citerne-lavoir, fontaines, bories et éguiers.
  • Reste d'une partie du mur de la peste 1721 au nord du village.
  • Musée de la lavande (attraction touristique) sur Coustellet.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
blason

Les armes de Cabrières d'Avignon se blasonnent ainsi :

De gueules à la chèvre d'or, accompagnée au premier franc canton d'une étoile de seize rais du même.

La chèvre est les armes parlantes du village, c'est-à-dire d'armes composées avec des éléments dont la consonance est proche de celle du nom du possesseur. L'étoile provient des armoiries des seigneurs des Baux.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, A. Barthélemy, Avignon, 1986,‎ 1986 (ISBN 978-2-903044-27-5)
  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Christian Lacour, Nîmes (réed.), 1997,‎ 1997 (ISBN 978-2-84406-051-8)
  • Jean-Pierre Saltarelli, Les Côtes du Ventoux, origines et originalités d'un terroir de la vallée du Rhône, Avignon, A. Barthélemy, Avignon, 2000,‎ 2000 (ISBN 978-2-87923-041-2)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  2. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p 130-131
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. Enseignement publique primaire en Vaucluse
  6. Carte scolaire du Vaucluse
  7. Site du WRT
  8. Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
  9. Voir Massif du Luberon