Cabinet des Tuvalu

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Politique aux Tuvalu
Image illustrative de l'article Cabinet des Tuvalu

Le Cabinet est le conseil des ministres des Tuvalu.

Il émane du corps législatif, le Fale i Fono. Après chaque élection législative, les députés élisent l'un de leurs pairs à la fonction de premier ministre. Ce dernier choisit alors ses ministres parmi les députés. (Officiellement, la reine nomme les ministres, en accord avec les conseils du premier ministre.) Le nombre des ministres ne peut dépasser un tiers du nombre des députés. Ce dernier étant actuellement fixé à quinze, il ne peut y avoir plus de cinq ministres, outre le premier ministre[1],[2].

Puisqu'il n'y a pas de partis politiques aux Tuvalu, et que les députés sont des indépendants représentant les intérêts de leur île et de leurs électeurs, le premier ministre prend traditionnellement soin de choisir ses ministres parmi des députés originaires de différentes parties du pays[2].

La Constitution stipule que le Cabinet est responsable auprès du Parlement. Celui-ci peut le démettre par une motion de confiance[1].

Cabinet actuel[modifier | modifier le code]

Face à la tentative de Willy Telavi de conserver le pouvoir sans majorité parlementaire, et d'empêcher la tenue de sessions parlementaires avec l'appui de son allié le président du Parlement Kamuta Latasi, l'opposition se tourne vers le gouverneur général, Sir Iakoba Italeli. Le 1er août, Telavi annonce son intention de limoger Italeli. Celui-ci prend les devants, et limoge le premier ministre ; il nomme le chef de l'opposition officielle, Enele Sopoaga, premier ministre par intérim[3]. Le 4 août, le Parlement confirme Sopoaga au poste de premier ministre, par huit voix contre cinq. Il prête serment et nomme son gouvernement (ci-dessous) le lendemain. En majeure partie, il restaure les ministres du gouvernement Toafa de 2010. L'ensemble des huit membres de sa majorité parlementaire obtiennent un poste au gouvernement[4].

Ministre Circonscription Poste Remarques
Enele Sopoaga Nukufetau Premier ministre Précédemment haut diplomate chargé des négociations sur le changement climatique, puis vice-Premier ministre et ministre de l'Environnement en 2010. Chef de l'opposition officielle de 2010 à 2013.
Vete Sakaio Niutao Vice-premier ministre ;
Ministre des Travaux publics
Ingénieur des travaux publics de profession. Précédemment ministre des Travaux publics en 2010.
Taukelina Finikaso Vaitupu Ministre des Affaires étrangères Porte-parole du gouvernement. Précédemment ministre des Communications de 2006 à 2010.
Maatia Toafa Nanumea Ministre des Finances et du Développement économique Ancien premier ministre (2004 à 2006, puis 2010).
Monise Laafai Nanumaga Ministre des Communications et des Transports Précédemment ministre des Finances en 2010.
Fauoa Maani Niutao Ministre de l'Éducation, de la Jeunesse et des Sports, et de la Santé Précédemment ministre de la Santé en 2010. Avant cela, journaliste et clerk du Parlement (à la tête de l'administration parlementaire).
Namoliki Sualiki Nukulaelae Ministre de l'Intérieur et du Développement rural Enseignant de profession. Précédemment ministre de l'Éducation en 2010.
Pita Elisala Nukufetau Ministre des Ressources naturelles Ancien président de l'Organisme national du secteur privé. Chef de l'opposition officielle de 2004 à 2006.

Anciens Cabinets[modifier | modifier le code]

Cabinet Telavi (2010-2013)[modifier | modifier le code]

Après avoir obtenu la destitution du gouvernement Toafa par une motion de confiance le 21 décembre 2010, Willy Telavi fut élu premier ministre par huit députés sur quinze le 24 décembre[5]. Il nomma le Cabinet suivant le même jour[6],[7].

Ministre Circonscription Poste Remarques
Willy Telavi Nanumea Premier ministre ;
Ministre de l'Intérieur
Kausea Natano Funafuti Vice-premier ministre[8] ;
Ministre des Communications,
des Transports et des Travaux publics
Dr. Falesa Pitoi Nanumaga Ministre de l'Education,
de la Jeunesse et des Sports
Dentiste de profession.
Absent du pays pour cause de maladie depuis décembre 2012.
Apisai Ielemia Vaitupu Ministre de l'Environnement,
des Affaires étrangères, du Travail,
du Commerce et du Tourisme
Ancien premier ministre
Lotoala Metia Nukufetau Ministre des Finances Avait été ministre des Finances
d'août 2006 à décembre 2010.
Décédé en décembre 2012.
Taom Tanukale Nui Ministre de la Santé Démissionne le 30 juillet 2013.
Isaia Italeli Nui Ministre des Travaux
et des Ressources naturelles
Décédé en juillet 2011.
Pas de successeur à ces postes.
Pelenike Isaia est nommée ministre de l'Intérieur.

Isaia Italeli décéda subitement le 19 juillet 2011 alors qu'il participait à une conférence régionale à Apia, aux Samoa[9]. En août, sa veuve Pelenike Isaia entra au Parlement par une élection partielle, préservant ainsi la majorité parlementaire du gouvernement. Elle fut nommée ministre de l'Intérieur. Elle n'est que la seconde femme députée, et ministre, dans l'histoire du pays[8].

Le 21 décembre 2012, le décès du ministre des Finances Lotoala Metia prive à nouveau le gouvernement Telavi d'une majorité claire au Parlement : il ne dispose plus que de sept sièges, soit autant que l'opposition. Dès lors, le gouvernement ne convoque plus le Parlement. Une élection partielle doit se tenir pour le siège laissé vacant par Metia, à Nukufetau ; Telavi parvient à retarder sa tenue jusqu'à ce qu'une décision de justice le contraigne à permettre cette élection, le 28 juin 2013. Le siège est remporté par le candidat de l'opposition, Elisala Pita. L'opposition demande alors que le Parlement soit convoqué, afin que le gouvernement puisse être destitué par une motion de censure déposée par la nouvelle majorité[10]. Telavi répond que la Constitution prévoit que le Parlement siège au minimum une fois par an : il considère donc ne pas avoir à convoquer l'assemblée avant décembre 2013[11]. Le 3 juillet, face à ce refus, le Gouverneur général Iakoba Italeli fait usage de ses prérogatives constitutionnelles pour convoquer le Parlement pour le 30 juillet[12].

Ce jour là, alors que l'opposition s'apprête à déposer une motion de censure, le ministre de la Santé Taom Tanukale démissionne de son poste de député, et donc également de son ministère. Suite à la mort de Metia, et le ministre de l'Éducation Falesa Pitoi étant à l'étranger pour cause de maladie depuis décembre 2012, le démission de Tanukale ne laisse que quatre ministres en poste et actifs : le premier ministre ; le vice-premier ministre Kausea Natano ; le ministre des Affaires étrangères Apisai Ielemia ; et la ministre de l'Intérieur Pelenike Isaia. Le gouvernement, désormais nettement minoritaire, dispose par ailleurs du soutien du président du Parlement, mais n'a aucun simple député dans son camp[13]. Le lendemain, la raison de la démission de Tanukale est révélée. Le président du Parlement, Kamuta Latasi, rejette la demande de l'opposition qu'une motion de censure soit votée ; il évoque l'existence d'un siège vacant. Latasi ajourne le Parlement, statuant que celui-ci ne se réunira à nouveau qu'après la tenue d'une élection partielle dans la circonscription de Tanukale. Il prolonge ainsi la survie politique du gouvernement Telavi[14].

Le Cabinet Telavi à cette date, juste avant sa destitution, est ainsi le suivant :

Ministre Circonscription Poste Remarques
Willy Telavi Nanumea Premier ministre
Kausea Natano Funafuti Vice-premier ministre ;
Ministre des Communications,
des Transports et des Travaux publics
Dr. Falesa Pitoi Nanumaga Ministre de l'Education,
de la Jeunesse et des Sports
Absent du pays pour cause de maladie depuis décembre 2012.
Apisai Ielemia Vaitupu Ministre de l'Environnement,
des Affaires étrangères, du Travail,
du Commerce et du Tourisme
Pelenike Isaia Nui Ministre de l'Intérieur

Cabinet Toafa (2010)[modifier | modifier le code]

Ce Cabinet fut nommé par le premier ministre Maatia Toafa le 29 septembre 2010, suite aux élections législatives du 16 septembre. Il sélectionna, outre deux ministres sortants, plusieurs députés qui faisaient leur entrée au Parlement, et qui lui avaient apporté leur soutien lorsqu'il briguait le poste de premier ministre[15],[16]. Ce Cabinet fut destitué en décembre lorsque le Ministre de l'Intérieur, Willy Telavi, rejoignit les rangs de l'opposition, instituant une motion de confiance qui démit le gouvernement[5].

Ministre Circonscription Poste Remarques
Maatia Toafa Nanumea Premier ministre Avait été premier ministre une première fois
de 2004 à 2006
Enele Sopoaga Nukufetau Vice-premier ministre ;
Ministre des Affaires étrangères,
de l'Environnement et du Travail
Député pour la première fois
Diplomate, chargé de représenter les Tuvalu
dans les négociations sur le changement climatique ;
décrit comme un « héros national »[17]
Namoliki Sualiki Nukulaelae Ministre de l'Éducation, de la Jeunesse et des Sports Enseignant
Monise Laafai Nanumaga Ministre des Finances Député pour la première fois
Vete Sakaio Niutao Ministre des Travaux publics et
des Ressources naturelles
Député pour la première fois
Taukelina Finikaso Vaitupu Ministre des Communications,
des Transports et des Pêcheries
Ministre sortant des Communications,
des Transports et du Tourisme
Willy Telavi Nanumea Ministre de l'Intérieur Ministre sortant de l'Intérieur
et du Développement rural
Fauoa Maani Niutao Ministre de la Santé Ancien journaliste et clerk du Parlement
(à la tête de l'administration parlementaire)

Cabinet Ielemia (2006-2010)[modifier | modifier le code]

Le premier ministre Apisai Ielemia (2006-2010) choisit le Cabinet suivant[18] :

Ministre Poste
Apisai Ielemia Premier ministre ;
Ministre des Affaires étrangères et du Travail
Tavau Teii Vice-premier ministre ;
Ministre des Ressources naturelles et de l'Environnement
Taukelina Finikaso Ministre des Communications, des Transports
et du Tourisme
Iakoba Taeia Italeli Ministre de l'Education, des Sports et de la Santé
Lotoala Metia Ministre des Finances et de la Planification économique
Willy Telavi Ministre de l'Intérieur et du Développement rural
Kausen Natano Ministre des Travaux publics et de l'industrie

Cabinet Toafa (2004-2006)[modifier | modifier le code]

Le gouvernement Sopoanga est démis par le Parlement en août 2004[19], et Maatia Toafa lui succède. Il n'y a que peu d'indications sur la composition de son gouvernement, dont on sait qu'il inclut Bikenibeu Paeniu ainsi que Saufatu Sopoanga lui-même[20].

Cabinet Sopoanga (2002-2004)[modifier | modifier le code]

Après les élections législatives de juillet 2002, le Parlement nomme Saufatu Sopoanga premier ministre, et ce dernier nomme le gouvernement suivant[21] :

Ministre Circonscription Poste Remarques
Saufatu Sopoanga Nukufetau Premier ministre
Maatia Toafa Nanumea Vice-premier ministre ;
Ministre des Communications et des Transports
Samuelu Teo Niutao Ministre des Ressources naturelles
Bikenibeu Paeniu Nukulaelae Ministre des Finances et de la Planification économique
Alesana Seluka Nui Ministre de la Santé, de l'Éducation et des Sports

2000-2002[modifier | modifier le code]

Après le décès de Ionatana Ionatana en décembre 2000, Lagitupu Tuilimu est premier ministre par intérim jusqu'en février 2001, lorsque Faimalaga Luka est choisi par le Parlement pour diriger le pays. En décembre 2001, le Parlement démet Luka et choisit Koloa Talake pour le remplacer[22]. Talake est premier ministre jusqu'aux élections législatives de juillet 2002. Cette encyclopédie n'a pas trace actuellement de la composition des gouvernements durant cette période.

Cabinet Ionatana (1999-2000)[modifier | modifier le code]

Le 13 avril 1999, le premier ministre Bikenibeu Paeniu est démis par le Parlement, qui nomme Ionatana Ionatana à sa succession treize jours plus tard. Le nouveau premier ministre nomme le gouvernement suivant[23] :

Ministre Circonscription Poste Remarques
Ionatana Ionatana Funafuti Premier ministre
Lagitupu Tuilimu Nanumea Vice-premier ministre ;
Ministre des Finances
Faimalaga Luka Nukufetau Ministre des Ressources naturelles
Teagai Esekia Vaitupu Ministre de l'Éducation et de la Santé
Samuelu Teo Niutao Ministre des Travaux publics Député pour la première fois ;
fils de l'ancien Gouverneur-général Sir Fiatau Penitala Teo[24]

Cabinet Paeniu (1998-1999)[modifier | modifier le code]

Reconduit à la tête du gouvernement suite aux législatives de mars 1998, avec le soutien quasi-unanime du Parlement, Bikenibeu Paeniu nomme le gouvernement suivant, très similaire à son gouvernement précédent[25] :

Ministre Circonscription Poste Remarques
Bikenibeu Paeniu Nukulaelae Premier ministre
Kokea Malua Nanumea Vice-premier ministre ;
Ministre des Ressources naturelles et de l'Environnement ;
Ministre de l'Intérieur et du Développement rural
Ionatana Ionatana Funafuti Ministre de la Santé, des Femmes et des Affaires communautaires ;
Ministre de l'Éducation et de la Culture
Dr. Alesana Kleis Seluka Nui Ministre des Finances et de la Planification économique ;
Ministre du Tourisme et du Commerce
Otinielu Tauteleimalae Tausi Nanumaga Ministre des Travaux publics, de l'Énergie et des Communications

Cabinet Paeniu (1996-1998)[modifier | modifier le code]

La liste complète de ce gouvernement manque, mais il incluait les ministres suivants[25] :

Ministre Circonscription Poste Remarques
Bikenibeu Paeniu Nukulaelae Premier ministre
Ionatana Ionatana Funafuti Ministre de la Santé, des Femmes et des Affaires communautaires ;
Ministre de l'Éducation et de la Culture ;
Ministre du Tourisme et du Commerce
Dr. Alesana Kleis Seluka Nui Ministre des Finances et de la Planification économique
Otinielu Tauteleimalae Tausi Nanumaga Ministre des Ressources naturelles et de l'Environnement

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Constitution des Tuvalu
  2. a et b (en) "Tuvalu country brief", Ministère australien des Affaires étrangères
  3. (en) "GG appoints Sopoaga as Tuvalu’s caretaker PM", Islands Business, 1 août 2013
  4. (en) "ENELE SOPOAGA SWORN-IN TODAY AS TUVALU’S NEW PM", Islands Business, 5 août 2013
  5. a et b (en) "Willie Telavi the new prime minister in Tuvalu", Radio New Zealand International, 24 décembre 2010
  6. (en) "New Tuvalu government sworn in", Radio New Zealand International, 29 décembre 2010
  7. (en) Tuvalu: Cabinet, CIA World Factbook
  8. a et b "Composition du gouvernement des îles Tuvalu", Ministère français des Affaires étrangères et européennes, 23 septembre 2011
  9. (en) "Samoa police rule out foul play in death of Tuvalu minister", Radio New Zealand International, 21 juillet 2011
  10. (en) "Tuvalu’s Opposition waiting to hear from GG", Islands Business, 1 juillet 2013
  11. (en) "Parliament needs one yearly meeting only says defiant Tuvalu PM", Radio New Zealand International, 2 July 2013
  12. (en) "Tuvalu’s parliament convenes July 30", Islands Business, 3 juillet 2013
  13. (en) "Tuvalu govt bombshells", Islands Business, 30 juillet 2013
  14. (en) "Tuvalu in constitutional crisis, says opposition", Radio New Zealand International, 31 juillet 2013
  15. (en) "New-look government for Tuvalu", Radio New Zealand International, 29 septembre 2010
  16. (en) "New Tuvalu PM Maatia Toafa names cabinet", ABC Radio Australia, 29 septembre 2010 (audio)
  17. (fr) "Elections à Tuvalu", Australian Broadcasting Corporation
  18. (en) Tuvalu: Cabinet, Central Intelligence Agency
  19. (en) "Tuvalu PM loses vote of no-confidence", Agence France-Presse, 26 août 2004
  20. (en) "Election Results Bring Changes", Tuvalu News, 3 août 2006
  21. (en) "Cabinet Ministers Appointed by Sopoanga Government", Tuvalu Online, 7 août 2002
  22. (en) "NEW TUVALU PRIME MINISTER: KOLOA TALAKE", Radio Australia, 14 décembre 2001
  23. (en) "IONATANA IONATANA ELECTED PM", Tuvalu Online, 26 avril 1999
  24. (en) "TUVALU ELECTS 12 MEMBERS OF PARLIAMENT", PacNews, 27 mars 1998
  25. a et b (en) "PAENIU RE-ELECTED TUVALU PRIME MINISTER", PacNews, 8 avril 1998