Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis CRII-GEN)
Aller à : navigation, rechercher

Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique

Cadre
Forme juridique Association loi de 1901
Fondation
Fondation 1999
Identité
Siège Caen
Président Joël Spiroux de Vendômois
Site web www.criigen.org

Le Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN) est un comité français d'expertise et de conseil, indépendant des producteurs d'OGM, intervenant pour les citoyens, entreprises, associations, groupements, syndicats au niveau juridique, scientifique (santé, environnement), sociologique, technique (étiquetage), notamment pour des dosages d'OGM ainsi qu'au niveau économique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le CRIIGEN, fondé le 1er juin 1999[1] par l'ancien Ministre de l'Environnement Corinne Lepage, et les professeurs Gilles-Eric Séralini[2] et Jean-Marie Pelt, est une association régie par la loi du 1er juillet 1901. Il est actuellement présidé par Joël Spiroux de Vendômois, médecin généraliste, homéopathe, acupuncteur et ostéopathe[3]. Son secrétaire général est Jean-Marie Pelt et le président du conseil scientifique est Gilles-Éric Séralini.

Polémiques[modifier | modifier le code]

Le CRIIGEN a en particulier suscité une polémique autour du maïs génétiquement modifié MON 863 de Monsanto en publiant une étude qu'il a financée et qui concluait à la probable nocivité de ce maïs[4]. L'organisation suisse Internutrition, favorable à l'utilisation pratique de biotechnologies dans la production et la transformation de denrées alimentaires[5], estime que cette organisation est trop partisane dans l'étude des OGM[6].

Le CRIIGEN affirme le laxisme de l’Autorité européenne de sécurité des aliments et de différents comités dans leurs évaluations sanitaires et environnementales de ces produits. Le CRIIGEN est favorable à l'utilisation d'OGM en milieu confiné mais considère que leur mode d'évaluation est à revoir, car l'évaluation d'un OGM par les autorités compétentes pour une autorisation de mise sur le marché n'est effectuée que sur la base des informations délivrées par la firme. Pourtant, l’Autorité européenne de sécurité des aliments affirme que ses avis tiennent compte de l'ensemble des données scientifiques disponibles et pas uniquement des données fournies par la firme. Le CRIIGEN affirme en particulier que les données concernant les études d'évaluation de la toxicité ne sont pas accessibles au public. En outre, la critique la plus vive du CRIIGEN concerne la durée de ces études menées sur les animaux, considérée comme trop courte par rapport à la durée de vie de l'animal (trois mois pour un rat qui vit plusieurs années par exemple) et ne permettant pas d'évaluer d'éventuels effets à long terme.

Débat scientifique[modifier | modifier le code]

Le CRIIGEN a participé[7],[8],[9],[10],[11],[12] ou financé[13],[14],[15] la réalisation de recherches sur la possible toxicité d'OGM disponibles sur le marché, ou de l'herbicide roundup contenant une molécule, le glyphosate, à laquelle les OGM dits « roundup ready » sont tolérants.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Journal Officiel - Déclaration à la préfecture de police de Paris de la création du CRIIGEN », sur journal-officiel.gouv.fr,‎ 1 juin 1999
  2. « CRIIGEN - Bibliographie de Gilles-Eric Séralini », sur criigen.org,‎ 2011
  3. http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/sante/20120919.OBS2892/ogm-l-etude-choc-decryptee-par-sciences-et-avenir.html
  4. Greenpeace dénonce la toxicité du maïs transgénique MON863
  5. Site d'Internutrition
  6. MON863: Sécurité du maïs OGM remise en cause - seulement du déjà vu ?, mars 2007, www.internutrition.ch.
  7. Joël Spiroux de Vendômois, François Roullier, Dominique Cellier et Gilles-Éric Séralini,« A Comparison of the Effects of Three GM Corn Varieties on Mammalian Health », International journal of biological sciences, vol. 5, p. 706-726, 2009. Article complet disponible en ligne.
  8. Sophie Richard, Safa Moslemi, Herbert Sipahutar, Nora Benachour et Gilles-Éric Séralini, « Differential Effects of Glyphosate and Roundup on Human Placental Cells and Aromatase », Environmental Health Perspectives, vol. 113, p. 716-720, 2005.
  9. Céline Gasnier, Coralie Dumont, Nora Benachour, Émilie Clair, Marie-Christine Chagnon et Gilles-Éric Séralini, « Glyphosate-based herbicides are toxic and endocrine disruptors in human cell lines », Toxicology, vol. 262, p. 184–191, 2009.
  10. Joël Spiroux de Vendômois, François Roullier, Dominique Cellier et Gilles-Éric Séralini,« A Comparison of the Effects of Three GM Corn Varieties on Mammalian Health », International Journal of Biological Sciences, vol. 5, p. 706-726, 2009.
  11. Joël Spiroux de Vendômois, Dominique Cellier, Christian Vélot, Émilie Clair, Robin Mesnage et Gilles-Éric Séralini, « Debate on GMOs Health Risks after Statistical Findings in Regulatory Tests », International Journal of Biological Sciences, vol. 6, p. 590-598, 2010.
  12. Céline Gasnier, Claire Laurant, Cécile Decroix-Laporte, Robin Mesnage, Émilie Clair, Carine Travert et Gilles-Éric Séralini, « Defined plant extracts can protect human cells against combined xenobiotic effects », Journal of Occupational Medicine and Toxicology, vol. 6, 2011.
  13. N. Benachour, H. Sipahutar, S. Moslemi, C. Gasnier, C. Travert et G.-E. Séralini, « Time- and Dose-Dependent Effects of Roundup on Human Embryonic and Placental Cells », Archives of Environmental Contamination and Toxicology, vol. 53, p. 126–133, 2007.
  14. Nora Benachour et Gilles-Éric Séralini, « Glyphosate Formulations Induce Apoptosis and Necrosis in Human Umbilical, Embryonic, and Placental Cells », Chemical Research in Toxicology, vol. 22, p. 97–105, 2009.
  15. Céline Gasnier, Nora Benachour, Émilie Clair, Carine Travert, Frédéric Langlois, Claire Laurant, Cécile Decroix-Laporte, Gilles-Eric Séralini, « Dig1 protects against cell death provoked by glyphosate-based herbicides in human liver cell lines », Journal of Occupational Medicine and Toxicology, vol. 5, 2010.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]