COUM Transmissions

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COUM Transmissions était une troupe d'art performance et un groupe musical particulièrement porté sur la transgression dans tous les domaines, influencée par le dadaïsme et Merry Pranksters. Également adepte de Kraftwerk et du Metal Machine Music de Lou Reed, le collectif est reconnu par certains comme le fondateur de la musique industrielle[1].

Présentation[modifier | modifier le code]

Il s'agissait d'une formation fantasque et conflictuelle originaire de Kingston-upon-Hull, dans le Yorkshire, dont les membres permanents étaient le fondateur Genesis P-Orridge, et Cosey Fanni Tutti, qui rejoignit le groupe au début de 1970. Sa composition était tournante, caractéristique atypique dans les années 1960, et incluait aussi bien des éléments intellectuels que criminels. L'organisation était notamment fascinée par le totalitarisme, la pornographie et les tueurs en série ; elle fit un scandale retentissant à ses débuts grâce à une exposition de tampons hygiéniques usagés[1]. En 1975, le collectif représente la Grande-Bretagne à la Biennale de Paris.

Son existence formelle s'étend de 1969 à 1976. Parmi les membres de son entourage étaient Foxtrot Echo (aussi connu sous le nom d'Echo Foxxtrot), Fizzey Paet, Ray Harvey et "Spydee Garmantel". Bien que Peter "Sleazy" Christopherson et Chris Carter soient proches du collectif, ils ne l'ont pas rejoint sur le plan technique jusqu'à sa transformation en Throbbing Gristle.

En tant que groupe musical, le collectif fit la première partie de Hawkwind et suscita de l'intérêt de la part de John Peel, qui le diffusa dans son émission de radio.

L'œuvre de COUM a pris différentes orientations. Parmi les plus remarquables on peut citer le modelage pornographique de Cosey et le groupe de musique industrielle Throbbing Gristle, né au cours de la performance finale de COUM en 1976. Après la dissolution du groupe en 1981, ses membres Genesis P-Orridge, Cosey Fanni Tutti, Peter "Sleazy" Christopherson et Chris Carter ont formé leurs propres projets : Psychic TV, Thee Temple ov Psychick Youth, Chris & Cosey, Coil, Thee Majesty, CTI et The Genetic Terrorists, entre autres.

La dernière performance officielle de COUM eut lieu en 1976. Ce moment donna l'occasion à Genesis de déclarer qu'il en avait terminé avec l'art performance, tandis que Cosey pressentait au contraire qu'elle ne faisait que commencer. Bien qu'elle soit d'avis que le nom de "COUM" soit aujourd'hui "souillé" et inutilisable, elle est connue pour avoir affirmé que ses projets individuels étaient toujours apparentés à l'œuvre de COUM. De fait, elle possède à présent un site internet nommé Coum[2].

Le livre Wreckers of Civilisation (Black Dog Publishing Company, Juillet 2000), de Simon Ford (conservateur au Victoria and Albert Museum de Londres), est considéré comme un travail documentaire concluant sur l'œuvre de COUM.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Stocking Top And Swing' (16mm, couleur). 1974
  • Omissions' (16mm, couleur). 1975
  • Cease To Exist No1' (16mm n&b). 1975
  • Coudensation Mucus' (16mm, couleur). 1975
  • Rectum As Inner Space' (16mm, couleur). 1976
  • After Cease To Exist' (16mm, n&b). 1977

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ford, Simon. Wreckers of Civilisation: The Story of COUM Transmissions and Throbbing Gristle. Black Dog Publishing, 1999. ISBN 1-901033-60-0
  • Duboys, Éric, Industrial Music for Industrial People, Camion Blanc - 2007 - 557 pages (n&b) - ISBN 978-2-910196-49-3[3]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Michka Assayas, Dictionnaire du rock, article "musique industrielle"
  2. www.coum.co.uk
  3. CAMION BLANC : L'éditeur qui véhicule le rock !