CEPS/INSTEAD

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49° 30′ 12″ N 5° 56′ 54″ E / 49.503259, 5.948442 ()

Le CEPS/INSTEAD (dénomination complète : Centre d'études de populations, de pauvreté et de politiques socio-économiques / International networks for studies in technology, environment, alternatives, development[1]) est un centre de recherche en sciences sociales basé à Esch-sur-Alzette[2] au Luxembourg, fondé en 1978 et devenu établissement public en 1989. En 2013, il compte près de 110 chercheurs.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1978, le professeur Gaston Schaber (de) fonde l'asbl privée Groupe d'étude pour les problèmes de la pauvreté afin d'étudier la pauvreté persistante dans les pays industrialisés[3].

Ce groupe élargit progressivement son champ d'études et devient le Centre d'études, de populations, de pauvreté et de politiques socio-économiques en 1982, puis le CEPS/INSTEAD en 1985[4].

En 1989, le CEPS/INSTEAD est créé en tant qu'établissement public. Vers 2012, environ 60 % de son budget provient d'une dotation ministérielle, le solde étant obtenu par le biais de contrats[5].

Il est reconnu par la Commission européenne comme l'un des cinq large scale facility dans le domaine des sciences socio-économiques en 1995[4] et comme une infrastructure de recherche européenne majeure en 2001[6].

Domaines de compétences[modifier | modifier le code]

Les activités proposées par le CEPS/INSTEAD s’orientent vers quatre domaines des sciences économiques et sociales :

  • Collecte et analyse de micro-données socio-économiques
  • Évaluation de politiques socio-économiques
  • Analyse spatiale, cartographie, aménagement
  • Formation à la recherche

Activités[modifier | modifier le code]

Recherche[modifier | modifier le code]

Depuis 2011, le CEPS/INSTEAD est composé de 3 pôles de recherche :

  • Le département Population et emploi analyse les comportements socio-économiques individuels sous l’angle des disparités économiques et sociales.
  • Le département Géographie et développement (GEODE) analyse le processus de métropolisation dans le contexte des régions transfrontalières.
  • Le département Entreprises et organisations industrielles analyse les mécanismes de la création d'emploi au Luxembourg.

En 2011, une évaluation par les pairs du département GEODE a mis en lumière la qualité de ce département, notamment sa vision scientifique claire, la pertinence de ses sujets d'étude, sa bonne organisation (communication et coopération interne, important réseau avec des universités étrangères, équipement)... et les bons résultats qui en découlent. Elle formule des recommandations visant notamment à une meilleure interaction avec les autres départements du CEPS/INSTEAD[7].

Les études menées par le CEPS/INSTEAD trouvent régulièrement écho dans la presse nationale[8] et de la Grande Région[9].

Études commanditées par des autorités publiques[modifier | modifier le code]

En tant qu'établissement public, le CEPS/INSTEAD est régulièrement sollicité pour la réalisation d'études pour le compte de l'État luxembourgeois. Par exemple, il est lié par convention avec le Ministère du Logement pour la réalisation des travaux de l'Observatoire de l'Habitat qui, depuis 2003, collecte, analyse et diffuse de l’information relative à l'habitat dans le but d'assister à la planification de la politique du logement[10].

Le CEPS/INSTEAD coordonne des études scientifiques aux intervenants multiples à l'échelle européenne. Par exemple :

  • À l'occasion de la présidence luxembourgeoise du Conseil de l'Union européenne, il assuré la coordination scientifique d'un rapport indépendant relatif au processus d'inclusion sociale rédigé à la demande du gouvernement du Luxembourg[11].
  • Le gouvernement belge y fait appel pour une mission de même ordre dans le cadre de la présidence belge du Conseil de l'Union européenne[12].
  • Il coordonne un projet de recherche par lequel les instituts de statistique nationaux de plusieurs États développent une méthodologie commune d'exploitation des données EU-SILC[13].

Enseignement[modifier | modifier le code]

En 2002, le CEPS/INSTEAD constitue, avec l'aide du département de sociologie de la Katholieke Universiteit Leuven, un consortium universitaire qui met en œuvre notamment un programme de maitrise en analyse des politiques sociales[6].

Publications[modifier | modifier le code]

Le CEPS/INSTEAD assure un soutien financier à la revue scientifique Articulo – Journal of Urban Research[14].

Avec l'Université de Luxembourg, le CEPS/INSTEAD est co-initiateur[15] de l'Atlas du Luxembourg[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En bref, sur le site du CEPS/INSTEAD.
  2. Après 15 ans passés à Differdange, le CEPS/INSTEAD a déménagé en 2011 à Esch-Belval, face aux futurs bâtiments de l'université de Luxembourg. Cf CEPS/INSTEAD — Rapport d'activité 2011.
  3. (en) Gaston Schaber, « CPES/INSTEAD », EURODATA Newsletter, no 2,‎ 1995, p. 12-14 (ISSN 0947-9260, lire en ligne)
  4. a et b (en) CEPS/INSTEAD: at the forefront of research in economic and social sciences, 1 novembre 2003.
  5. Alain Ducat, « L’avenir du CEPS ? Serein, pour le ministre », paperJam,‎ 25 février 2013 (lire en ligne)
  6. a et b (en) About the history of the IMPALLA programme
  7. (en) Stefan Rieder et Mirjam Inauen, Report on the evaluation of Geography and Development (GEODE), CEPS/INSTEAD : Based on a peer review by order of the Ministry of Higher Education and Research of Luxembourg, Interface,‎ 16 décembre 2011, 125 p. (lire en ligne)
  8. Par exemple
  9. Par exemple
    • Jean-Marc Derlet, « Les Grands-Ducaux mieux payés que les frontaliers », L'Avenir,‎ 11 mars 2011 (lire en ligne)
    • (de) « Luxemburg will Blechlawinen in den Griff bekommen », Saarbrücker Zeitung,‎ 26 octobre 2012 (lire en ligne)
  10. Observatoire de l'Habitat – Rapport d'activité 2011, p. 8.
  11. (en) Taking Forward the EU Social Inclusion Process, 2005, p. 1.
  12. (en) Background document prepared for the international conference on EU coordination in the social field in the context of Europe 2020: Looking back and building the future, 2010, p. 2 et 9.
  13. (en) Net-SILC2
  14. Masthead, sur le site de la revue Articulo – Journal of Urban Research
  15. (de) Michèle Gantenbein, « Facettenreiches Großherzogtum », Luxemburger Wort,‎ 17 décembre 2009 (lire en ligne)
  16. Patrick Bousch, Tobias Chilla, Philippe Gerber, Olivier Klein, Christian Schulz, Christophe Sohn et Dorothea Wiktorin, Der Luxemburg Atlas / Atlas du Luxembourg, Cologne, Emons Verlag, 224 p. (ISBN 978-3-89705-692-3, présentation en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]