Cœur brisé

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Cœur brisé par le milieu, symbole de la souffrance éprouvée.

Le cœur brisé est une métaphore répandue, utilisée pour décrire la souffrance psychologique qui peut être ressentie à la perte d'un être cher, que ce soit suite à la mort, le divorce, la séparation, la trahison ou l'amour non partagé. Ce sentiment peut être ressenti envers un membre de la famille, un conjoint, un amant, un ami proche ou même un animal de compagnie.

L'expression se réfère à la souffrance physique à la poitrine suite à la perte de l'être cher, mais aussi au traumatisme émotionnel en résultant, même quand il n'est pas associé à la souffrance corporelle. Bien qu'« avoir le cœur brisé » ne signifie généralement pas avoir un problème physique au cœur, il existe des cas, connus sous le nom de syndrome de tako-tsubo (aussi appelé syndrome des cœurs brisés) dans lesquels un stress émotionnel, par l'intermédiaire du cerveau, altère la fonction cardiaque.

Approche psychologique et neurologique[modifier | modifier le code]

Des recherches ont montré que l'expérience d'un cœur brisé provoque une intense souffrance psychologique similaire à celle d'une souffrance physique. Une étude menée en 2011 indique que les régions cérébrales activées lors d'une souffrance sensorielle s'activent également lors d'un rejet social ou d'isolement général. « Ces résultats prouvent que le rejet social « blesse » », explique le psychologue Ethan Kross de l'Université du Michigan, auteur de l'article[1],[2]. Macdonald et Leary (2005) proposaient déjà un mécanisme commun entre réponse physique et émotionnelle, et notent que de nombreuses langues et cultures utilisent des termes comme « blessure » ou « cœur brisé » pour décrire l'exclusion, expliquant que ces expressions sont « bien plus que de simples métaphores »[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Diane Swanbrow, « Study illuminates the 'pain' of social rejection », University of Michigan News Service,‎ 25 mars 2011 (consulté le 3 novembre 2011).
  2. Kross, Ethan; Berman, Marc G; et al, « Social rejection shares somatosensory representations with physical pain. », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 108, no 15,‎ 12 avril 2011, p. 6270–5 (PMID 21444827, PMCID 3076808, DOI 10.1073/pnas.1102693108, lire en ligne [free PDF]).
  3. MacDonald, G; Leary MR, « Why does social exclusion hurt? The relationship between social and physical pain. », Psychological Bulletin, vol. 131, no 2,‎ 2005, p. 202–223 (PMID 15740417, DOI 10.1037/0033-2909.131.2.202, lire en ligne [free PDF]).