Côtes-d'Armor

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Côtes-d'Armor
Côtes-d'Armor
Côtes-d'Armor
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Création du département 4 mars 1790
Chef-lieu
(Préfecture)
Saint-Brieuc
Sous-préfecture(s) Dinan
Guingamp
Lannion
Président du
conseil général
Claudy Lebreton (PS)
Préfet Pierre Lambert
Code Insee 22
Code ISO 3166-2 FR-22
Code Eurostat NUTS-3 FR521
Démographie
Gentilé Costarmoricains
Population 594 375 hab. (2011[1])
Densité 86 hab./km2
Géographie
Superficie 6 878 km2
Subdivisions
Arrondissements 4
Circonscriptions législatives 5
Cantons 52
Intercommunalités 38
Communes 373

Le département français des Côtes-d'Armor, anciennement appelé Côtes-du-Nord jusqu'en 1990, est situé en Bretagne. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 22.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des Côtes-d'Armor.

Naissance des Côtes-du-Nord[modifier | modifier le code]

Le département des Côtes-du-Nord a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789. Il comprend une partie de l'ancienne province de Bretagne composée de l'est des évêchés de Cornouaille et du Trégor, de la presque totalité de l'évêché de Saint-Brieuc (l'extrême sud étant rattaché au Morbihan), du nord-est de l'évêché de Saint-Malo, d'une petite partie à l'est de l'évêché de Dol et de deux petites parties au nord de l'évêché de Vannes.

Au civil, il s'étend sur les comtés de Penthièvre et de Trégor, de l'essentiel du Poudouvre et des parties nord du Poher et du Porhoët. Il reprend ainsi une partie importante de l'ancien royaume de Domnonée (dont le nom disparaît au XIe siècle).

La formation du département a été très discutée. La partie ouest voulait un département centré sur Morlaix regroupant le nord-ouest de la Bretagne. La ville de Saint-Malo voulait qu'un département soit créé autour d'elle au détriment de Saint-Brieuc et de Rennes mais ce projet n'eut aucun soutien des représentants des autres villes. Finalement, le département des Côtes-du-Nord alla jusqu'à la Rance, St-Malo n'obtenant que quelques communes lui faisant face sur la rive gauche de la Rance (dont Dinard). Saint-Brieuc obtenait d'être le chef-lieu, au détriment de Quintin alors aussi peuplée.

Les Côtes-du-Nord et la chouannerie[modifier | modifier le code]

Le département est touché par la chouannerie, notamment par la guerre de Vendée et Chouannerie de 1815. Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo le 18 juin 1815, le département devait être occupé par les prussiens de juin 1815 à novembre 1818, mais l'opposition des Chouans - déjà organisés pour lutter contre le retour de Napoléon Ier - empêche une occupation totale et elle se limite à l'arrondissement de Dinan.

Les Côtes-du-Nord deviennent les Côtes-d’Armor[modifier | modifier le code]

Au début des années 1950, le nom Côtes-du-Nord étant jugé dévalorisant et incorrect géographiquement, le délégué hôtelier du département propose un premier référendum demandant aux personnalités des Côtes-du-Nord de donner un avis sur un changement de nom et sur les différentes propositions alors émises, parmi lesquelles Penthièvre, Côtes-d’Armor, Haute-Bretagne (ce nom sera également souhaité par le département d’Ille-et-Vilaine 50 ans plus tard) ou encore Rance et Trégor. En 1962, le Conseil Général émis un avis favorable, pour Côtes d'Armor, signifiant « côtes du pays de la mer » en français-breton. Le 27 février 1990, le département change officiellement de nom, près de trente ans après l'avis favorable du Conseil Général.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes des Côtes-d'Armor

Les armes des Côtes-d'Armor (non officiel, proposition de Robert Louis) se blasonnent ainsi : « Coupé émanché d'azur et d'hermine. »

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le département se nomme Aodoù an Arvor en breton. Avant 1990, le département se nommait Aodoù an Hanternoz (Côtes du Nord).

Géographie[modifier | modifier le code]

Les Côtes-d'Armor font partie de la région Bretagne et sont limitrophes du Finistère à l'ouest, du Morbihan au sud et de l'Ille-et-Vilaine à l'est.

Paysages et relief[modifier | modifier le code]

Les Côtes-d'Armor sont dans leur ensemble vallonnées sur le littoral. Au sud du département, le centre du Massif armoricain est très boisé entre Callac, Bourbriac, Quintin et Saint-Nicolas-du-Pélem. Le point culminant du département se situe au sud-est au mont Bel-Air à 339 mètres d'altitude.

Économie[modifier | modifier le code]

Radôme de Pleumeur-Bodou

Le département est un des principaux départements agricoles français. L'élevage porcin, notamment, y est très développé. Le marché au cadran de Plérin (près de Saint-Brieuc) est l'organisme principal de fixation du cours du porc en France. L'industrie de transformation agro-alimentaire occupe une place importante. La pêche est développée avec une façade maritime importante (7 ports de commerce, 17 ports de pêche). L'exploitation de gisements de coquilles Saint-Jacques caractérise, entre autres, l'activité. Deux pôles technologiques importants existent dans le département : télécommunication spatiale et nouvelles technologies dans le Trégor autour de Lannion au sein du technopôle Anticipa ; zoopôle de Saint-Brieuc-Ploufragan avec 700 chercheurs et techniciens en recherche animale et analyse biologique. Le département est très touristique, principalement sur la côte, où existent de nombreuses résidences secondaires. La principale station balnéaire est Perros-Guirec, les autres stations renommées sont Erquy, Pléneuf-Val-André, Saint-Cast-le-Guildo, Trébeurden, Trégastel et Saint-Quay-Portrieux.

Démographie[modifier | modifier le code]

Gentilé[modifier | modifier le code]

Les habitants des Côtes-d'Armor sont les Costarmoricains. Sous le nom Côtes-du-Nord, il n'existait aucun gentilé. Même si Foncin proposa les gentilés Septentriocostiens et Costaseptentriens.

Nombre d'habitants[modifier | modifier le code]

Densité de population par commune en 2007.
  •      >400 hab./km2
  •      200 à 400 hab./km2
  •      100 à 200 hab./km2
  •      50 à 100 hab./km2
  •      25 à 50 hab./km2
  •      <25 hab./km2

Les costarmoricains étaient 587 519 au 01/01/2009 selon l'Insee (population municipale). En 2009, Saint-Brieuc, la préfecture, comptait 93 319 habitants dans son agglomération (168 068 habitants dans l'aire urbaine), Lannion 49 441 et Dinan 26 419. Avec un taux de natalité de 11,8 naissances pour mille habitants en 2006, les Côtes-d'Armor ont une natalité égale à celle du Morbihan, légèrement supérieure au Finistère, mais nettement inférieure à celle d'Ille-et-Vilaine. Le solde naturel était positif en 2006 à la différence des années précédentes.

Chiffres[modifier | modifier le code]

Évolution démographique des Côtes-d'Armor
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866
523 880 - 552 424 598 872 605 563 607 572 - 632 613 - 628 676 -
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
622 295 - 627 585 - 618 652 - 609 349 - 605 523 557 824 552 788
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2010
539 531 531 840 526 955 503 178 501 923 506 102 525 556 538 869 538 395 542 373 591 641
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.

En 2011, 15 communes du département des Côtes-d'Armor dépassaient 5 000 habitants. En voici la liste ci-dessous:

Rang Nom de la commune Population municipale (2011)
1 Saint-Brieuc 46 173
2 Lannion 19 920
3 Plérin 14 020
4 Lamballe 12 292
5 Ploufragan 11 234
6 Dinan 10 851
7 Loudéac 9 759
8 Trégueux 7 955
9 Paimpol 7 463
10 Perros-Guirec 7 440
11 Guingamp 7 276
12 Langueux 7 243
13 Plédran 6 053
14 Pordic 6 001
15 Ploumagoar 5 186

Villes et aires urbaines[modifier | modifier le code]

Carte des communes des Côtes-d'Armor
Localisation des Côtes-d'Armor en France
 v · d · m 
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Carte de la répartition de la population des Côtes d'Armor par commune ; les cercles sont proportionnels à la population de la commune.

Culture[modifier | modifier le code]

Le département était linguistiquement coupé en deux : la partie gallo à l'est et la partie bretonnante à l'ouest, avec notamment la quasi-totalité du Trégor et la partie nord du Goëlo.

Langues[modifier | modifier le code]

Le département était entièrement bretonnant au haut Moyen Âge. À partir de l'an 1000, le gallo s'est répandu progressivement. Au bas Moyen Âge, le département comprenait deux zones linguistiques : la partie occidentale en zone bretonnante et l'orientale en zone gallo.

On peut suivre cette évolution [réf. nécessaire]:

  • En 1200, un tiers du département avait oublié le breton.
  • En 1300, la limite linguistique joignait Saint-Brieuc à Plémet.
  • En 1500, la limite joignait Binic à Loudéac.
  • En 1800, Trévéneuc à Hémonstoir.
  • Au début du XXe siècle : de Plouha à Mur-de-Bretagne.

La langue bretonne reste parlée à l'ouest d'une ligne partant de Plouha et passant à l'ouest de Caurel. Certains Bretons apprenant la langue de leurs ancêtres, la limite linguistique a un peu perdu de son sens. L'enquête Étude de l'histoire familiale[2] menée par l'INSEE en 1999 indique plus de 67 000 bretonnants de plus de 18 ans, essentiellement en dialecte trégorrois et généralement ruraux et âgés. Aux locuteurs natifs de breton s'ajoutent les élèves des écoles bilingues, 1 761 élèves à la rentrée 2005, et ceux étudiant le breton dans les établissements publics ou privés du secondaire (plus de 850 en 2002/2003). Le gallo ou britto-roman, dialecte de la famille des langues d'oïl, est parlé dans la partie est du département. Les deux langues peuvent être prises en option au baccalauréat bien que l'enseignement ne soit pas assuré dans tous les établissements scolaires. La signalisation routière bilingue français/breton est utilisée dans le département depuis les années 1980.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Fort-la-Latte
Logo de Côtes d'Armor Tourisme

La principale richesse touristique vient de la façade maritime sur la Manche et de la variété des côtes avec de nombreuses plages de sable fin encaissées entre collines ou falaises (celles de Plouha sont les plus hautes de Bretagne).

La Côte de granit rose, comme son nom l'indique, présente des rochers de couleur et taille exceptionnelles (les amas chaotiques de Ploumanac'h). En face, les Sept-Îles constituent la plus grande réserve ornithologique de France. La côte de grès rose présente également des sites remarquables comme le cap Fréhel et le Fort-la-Latte. Quasiment au point le plus septentrional, l'archipel de Bréhat, face à Paimpol, abrite une réserve de plantes tropicales en plein air. La baie de Saint-Brieuc est la deuxième plus grande en France après celle du mont Saint-Michel. Les sites historiques et architecturaux sont nombreux avec des villes médiévales (Dinan, Moncontour), des chapelles anciennes, des châteaux (Rosanbo, La Roche-Jagu, Tonquédec, etc.), quelques abbayes (Abbaye Notre-Dame de Beauport, Abbaye Notre-Dame de Bon-Repos) et deux cathédrales (Tréguier et Saint-Brieuc). Il existe de nombreuses activités sportives accessibles toute l'année. En plus des sports nautiques, les petits chemins de l'Argoat attire les marcheurs et les pratiquants de VTT. Au creux d'une crique sauvage des côtes d'Armor, Gwin-Zegal est un des derniers ports à pieux bretons que l'on peut atteindre à pied. Il est facile de faire du cheval. On peut aussi pratiquer le parapente le long des falaises ou la plongée sous-marine à Perros-Guirec. Le département compte deux trains touristiques. Le premier, la Vapeur du Trieux, est animé par la Connex et relie Paimpol à Pontrieux en train à vapeur (écartement standard) en saison. Le second, le Chemin de fer des Côtes-du-Nord, est animé par l'association du même nom. En réalité deux trains touristiques sont proposés par cette dernière, l'un avec du matériel historique à voie métrique et un autre en voie de 40 cm.

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement de 2008, 16,0 % des logements étaient des résidences secondaires. Ce tableau indique les principales communes dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique dans les Côtes-d'Armor.

Sport[modifier | modifier le code]

Huit clubs d'élite (sport professionnel et élite sportive nationale) existent dans le département, dont :

Personnalités[modifier | modifier le code]

Personnalités nées dans les Côtes-d'Armor[modifier | modifier le code]

Personnalités ayant des attaches dans les Côtes-d'Armor[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/populations-legales/departement.asp?dep=22
  2. Alexandra Filhon, Cécile Lefevre, François Heran, Etude de l'histoire familiale, INED (2005) - ISBN 2-7332-0156-5

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Régis de Saint-Jouan. Dictionnaire des communes. Département des Côtes-d'Armor. (1990).
  • Alexandra Filhon, Cécile Lefevre, François Heran, Étude de l'histoire familiale, INED (2005) - ISBN 2-7332-0156-5

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]