Côte d'Azur

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Côte d'Azur
Carte de la Côte d'Azur.
Carte de la Côte d'Azur.
Pays Drapeau de la France France
Drapeau de Monaco Monaco
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Départements Alpes-Maritimes, Var
Aires protégées Parc national de Port-Cros
Coordonnées géographiques 43° 21′ 54″ N 6° 50′ 59″ E / 43.365, 6.849722 ()43° 21′ 54″ N 6° 50′ 59″ E / 43.365, 6.849722 ()  
Étendue d'eau Bassin algéro-provençal (mer Méditerranée)
Extrémités Frontière italienne (nord-est)
Hyères (?)
Nature des rivages Falaises, rochers
Cours d'eau Argens, Giscle, Var
Caps et péninsules cap d'Antibes, cap Camarat, cap Roux, cap Ferrat, presqu'île de Giens, presqu'île de Saint-Mandrier, cap Martin, cap Sicié
Îles Île de Bendor, archipel des Embiez, îles d'Hyères, îles de Lérins
Ports Antibes, Monaco, Saint-Raphaël, Saint-Tropez, Toulon
Origine du nom La Côte d'azur, Stéphen Liégeard, 1887

Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur

(Voir situation sur carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur)
Côte d'Azur

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Côte d'Azur

La Côte d’Azur est la partie orientale du littoral méditerranéen français et inclut la côte monégasque.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Sous les pins de la Côte d'Azur, 1912
La Côte d'Azur, entre Beaulieu-sur-Mer et Cap-d'Ail, vue de Saint-Jean-Cap-Ferrat.
Blason de la Côte d'Azur

L'expression est due à l'écrivain dijonnais Stéphen Liégeard (1830-1925) et à son livre La Côte d’Azur publié en 1887[1]. Ce Dijonnais, qui avait été avocat, sous-préfet puis député sous le Second Empire, se consacrait à la littérature ; il disposait à Cannes d'une villa où il passait l'hiver. Ayant la Méditerranée sous les yeux, il eut l'idée de créer le nom de « Côte d'Azur », peut-être en pensant à son département d'origine, la Côte-d'Or. D’azur est un terme d'héraldique qui signifie « de couleur bleue ».

Dans la nouvelle édition de son ouvrage, en 1894, Stéphen Liégeard constata que « Le dictionnaire s'est augmenté d'un mot . »[2]

L'adjectif correspondant à Côte d'Azur est azuréen et ses habitants sont appelés les Azuréens.


Délimitation[modifier | modifier le code]

S'agissant d'une dénomination non administrative mais d'origine littéraire, la Côte d'Azur n'a pas une délimitation nette et indiscutable.

Ce nom a été employé pour la première fois en 1887 par Stéphen Liégeard. Dans son livre, l'auteur y décrit une région allant de Marseille à Gênes, en Italie : « du château d'If jusqu'aux palais de Gênes ».

De nos jours, les limites de la Côte d'Azur sont assez floues, surtout la limite occidentale[3].

Si les sources concordent sur la limite orientale, qui s’arrête à la frontière italienne (plus à l'Est on parle alors de Riviera), la limite occidentale varie beaucoup selon les sources.

Certaines sources la limitent à l'ouest par la commune de Cassis et à l'est par Menton (à la frontière italienne). Dans ce cas, elle couvre entièrement le littoral des départements du Var et des Alpes-Maritimes et partiellement celui des Bouches-du-Rhône[4].

Des guides touristiques la situent à Bandol, limitant la Côte d'Azur au littoral des départements du Var et des Alpes-Maritimes[5],[6].

Certains sites la font partir de la ville d'Hyères, célèbre pour ses palmiers, jusqu'à Menton.[7]

D'autres sources la limitent en pratique à Saint-Tropez, rendu célèbre dans les années 1960 par des stars de cinéma [8].

Enfin, le site officiel du tourisme de la Côte d'Azur restreint l'appellation « Côte d'Azur » à une large bande côtière du département des Alpes-Maritimes [9].

Cette limite mal définie fait que les Français ont du mal à s'y retrouver : selon un sondage réalisé en 2009, près de la moitié des personnes interrogées pensent que l'expression « Côte d'Azur » désigne le département du Var, devant celui des Alpes-Maritimes[10].

Elle est encadrée au nord par les Alpes du Sud dont certains sommets dominent la mer de près de 3 000 mètres.

Climat[modifier | modifier le code]

Elle bénéficie d'un climat méditerranéen, doux et ensoleillé. Le mistral souffle parfois violemment jusqu'à Saint Raphaël et se fait sentir jusqu'à Cannes.

Population[modifier | modifier le code]

Avec ses 347 900 habitants, Nice est la plus grande ville azuréenne. On la considère généralement comme la capitale de la Côte d'Azur. Avec un Aéroport international qui est la seconde plate-forme aéroportuaire du pays (après les aéroports de Paris), la ville de Nice est le centre de la Métropole Nice Côte d'Azur qui regroupe plus de 545 000 habitants. Le Grand Nice compte quant à lui 1 197 751 habitants. À l'autre extrémité de la région, la ville de Toulon est le centre de la Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée qui regroupe 12 communes et plus de 430 000 habitants. Le Grand Toulon compte quant à lui 564 823 habitants. Les principales stations touristiques de la Côte d'Azur (incluant la Riviera et la Provence d'Azur) sont  : Menton, Monaco, Nice, Antibes-Juan-les-Pins, Cannes, Grasse, Fréjus, Saint-Raphaël, Sainte-Maxime, Saint-Tropez, Le Lavandou, Hyères, Toulon.

Autres noms[modifier | modifier le code]

Les anglophones parlent de riviera ou de French Riviera. La communauté d'agglomération de la ville de Menton porte le nom de communauté d'agglomération de la Riviera française (Carf), le terme de Côte d'Azur ayant pu paraître trop associé à Nice et Cannes.

Riviera est le terme italien. Le terme occitan (niçois et provençal) est Ribiera. En français, on a longtemps parlé de Rivière de Gênes et de Rivière de Nice, Nice elle-même étant parfois parée du nom Nice de Rivière.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Espace urbain Nice-Côte-d'Azur .

Les constructions ont largement bétonné le littoral oriental du département des Alpes-Maritimes. La forte urbanisation du littoral azuréen dans les années d’après-guerre a été qualifiée d’ « erreur majeure » par Éric Ciotti, président du Conseil général des Alpes-Maritimes[11][réf. incomplète] en bordure du littoral pour répondre à l'attrait touristique, l'arrière-pays étant plus souvent préservé aussi bien dans le Var que dans les Alpes-Maritimes.

Quelques données liées au tourisme sur la Côte d’Azur en 2006[12] :

  • Plus de 14 millions de touristes
  • 52 % de clientèle étrangère
  • 65 millions de nuitées
  • Dépense des touristes : 5 milliards d’euros
  • 75 000 emplois tourisme soit 18 % du total des emplois dans les Alpes-Maritimes.
  • 500 000 touristes dans le Haut Pays
  • 500 000 congressistes
  • 3 millions d’entrées dans les musées et monuments
  • Plus de 45 % des touristes viennent par avion

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Stéphen Liégeard, La Côte d'azur, Paris, Maison Quantin, 1887, 430 p. [Prix Bordin décerné par l'Académie française en 1888.]
  2. Stéphen Liégeard, La Côte d'Azur, Paris, Ancienne maison Quantin Librairies-imprimeries réunies, 1894, p. II.
  3. Article Côte d'Azur sur l'encyclopédie Universalis en ligne. Consulté le 14/01/2010.
  4. Article Côte d'Azur sur l'encyclopédie Larousse en ligne. Consulté le 14/01/2010.
  5. Définition de la Côte d'Azur par Geo.fr
  6. Carte de la Côte d'Azur dans le Guide du Routard
  7. « Provenceweb »
  8. Définition de la Côte d'Azur sur Agora.qc.ca. Consulté le 14/01/2010
  9. villes et villages de la Côte d'Azur
  10. Article du Point du 26/06/2009 : la Côte d'Azur en mal de touristes
  11. Nice-Matin du 8 juillet 2009.
  12. www.touriscope.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stéphen Liégeard, La Côte d’azur, Paris, Maison Quantin, 1887, 430 p. [Prix Bordin décerné par l’Académie française en 1888.] Nouvelle édition : Paris, Ancienne maison Quantin Librairies-imprimeries réunies, 1894, III-626 p. Reprint de l’édition de 1894 : La Côte d’Azur, Nice, Éditions Serre, 1988, 628 p.
  • Dominique Escribe, La Côte d’Azur Genèse d'un mythe, préface de Jacques Médecin, Nice, Gilbert Vitaloni et le Conseil général des Alpes-Maritimes, 1988, 173 p.
  • Christian Arthaud, Éric L. Paul, La Côte d’Azur des écrivains, Aix-en-Provence, Édisud, 1999, 190 p.
  • Marc Boyer, L’Invention de la Côte d’Azur : l’hiver dans le Midi, préface de Maurice Agulhon, La Tour-d’Aigues, Éditions de l’Aube, 2002, 378 p., (ISBN 2-87678-643-5).
  • Carine Marret, Promenades littéraires sur la Côte d’Azur : des lieux, des livres, des écrivains, 2e édition, Nice, Mémoires millénaires éd., 2011, 109 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]