César Egasse Du Boulay

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César Egasse Du Boulay, ou Bulaeus (vers 1610, Saint-Ellier-du-Maine (Mayenne) - 16 octobre 1678, Paris) était un historiographe de l'Université.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est connu surtout comme historien de l'université de Paris. Reçu dans les ordres au Mans, en 1629, il enseigna d'abord à Poitiers, puis il se fit agréger à Paris parmi les maîtres de la nation de France, et il y professa près de quarante ans les humanités, puis la rhétorique, au collège de Navarre. Après avoir géré plusieurs fois les charges de procureur, censeur, questeur examinateur de la nation de France, il fut élu recteur de l'université en octobre 1661, et fut continué jusqu'en mars 1662. Pendant son rectorat, il sollicita et obtint la charge importante de greffier de l'université, devenue vacante par la mort de Quintaine, le 17 décembre 1661.

Personne n'était sans doute plus capable de la bien remplir, car aucun n'avait étudié plus à fond l'organisation compliquée et souvent capricieuse de l'ancienne université. Aucun n'a plus travaillé à faire connaître ce corps dont il fut pendant trente ans un des membres les plus actifs et les plus influents.

Publications[modifier | modifier le code]

Après avoir contribué pour une grande part à la rédaction des Statuts de la nation de France, in-4°, 1661, souvent réimprimés depuis, il composa en son nom :

  1. Trésor des antiquités romaines, où sont contenues et décrites par ordre toutes les cérémonies des romains. Paris, (1651) ;
  2. Trésor des Antiquités romaines, in-fol[1];
  3. Recueil de pièces et actes sur l'état ancien et présent de l'Université de Paris. Paris, 1653 ;
  4. Speculum eloquentiæ (1658), in-12 [2] ;
  5. Abrégé de l'histoire de l'Université. Paris, 1658 ;
  6. De patronis quatuor nationum Universitatis. Paris, 1662, in-8° ;
  7. Carlomagnalia, seu Feriae conceptivae Caroli Magni in scholis Academiae Pariensis observandae. Paris, 1662, in-8[3];
  8. De decanatu nationis Gallicanæ. Paris, (1662), in-8° ;
  9. Remarques sur la dignité, rang, préséance, autorité et juridiction du recteur de l'université de Paris, 1668, in-4° (Texte intégral.);
  10. Factum, ou Remarques sur l'élection des officiers de l'université, 1668, in-4° : se trouve souvent à la suite du précédent ;
  11. Recueil des privilèges de l'université de Paris accordés par les rois depuis sa fondation jusqu'à Louis le Grand XIV du nom, in-4° ;
  12. Fondation de l'université par l'empereur Charlemagne ; de la Propriété et juridiction du Pré aux Clercs ;
  13. Mémoires historiques des bénéfices, qui sont à la présentation et collation de l'université, 1675, in-4°[4] ;
  14. Historia Universitatis Parisiensis, ipsius fundationem, nationes, facultates, magistratu, decreta, etc., cum instrumentis, publicis et authenticis a Carolo Magno ad nostra tempora ordine chronologico completens (Histoire de l'Université de Paris, depuis 800 jusqu'à 1600, écrite en latin) (1665, 6 volumes), Paris, F. Noel et P. de Bresche, 1665-1673.
  15. Note ad censuram editam nomine facultatis pariensis theologiae in opus quod inscribitur : Historia Universatis Pariensis. Parisiis, 1667[5];
  16. Remarques sur la dignité, rang, préséance, autorité et juridiction au recteur de l'Université de Paris Paris, (1668) ;
  17. Remarques sur l'élection des officiers de l'Université Paris, (1668) ;
  18. Factum ou Remarques sur l'Élection des Officiers de l'Université. À Paris, chez Pierre de Bresche, (1668) ;
  19. Recueil des privilèges de l'Université de Paris accordez par les Rois, depuis sa Fondation jusques à Louis le Grand XIV du nom. À Paris, chez la veuve de Caude Thiboust et Pierre Esclassan, (1674) ;
  20. Fondation de l'Université par l'empereur Charlemagne ; ensemble de la propriété et seigneurerie du Pré-aux-Clercs. Paris, (1674) ;
  21. Mémoires historiques des bénéfices qui sont à la présentation et collation de l'Université de Paris, Paris, 1675 ;
  22. Remarques sur les fonctions et prérogatives du procureur fiscal de l'Université. Paris, 1675 ;
  23. Ad Zoylosicophantam sive Bulaeustarium obtrectatorem. Élégie en vers latins, contre un de ses envieux.

Du Boulay a composé aussi des vers latins qui ne sont pas sans mérite[6]

L'histoire de du Boulay est très importante en reproduisant de nombreuses sources originales sur le sujet, mais sa valeur est dédaignée dès le XIXe siècle par l'insuffisance de jugement et d'esprit critique de l'auteur.

Les autres écrits de du Boulay concernent ce même sujet de l'université, sa fondation, ses présidents, son administration et ses privilèges.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. C'est une traduction de l'Antiquit. roman. Corpus de Rosin, dont on a fait cas autrefois, mais que des ouvrages plus complets ont fait oublier
  2. Abrégé de rhétorique assez estimé dans son temps
  3. Cet ouvrage se trouve ordinairement à la suite du précédent
  4. La plupart de ces ouvrages ont été composés dans un même esprit, et ont pour objet de prouver que Charlemagne est le fondateur de l'université de Paris ; que l'université se composait primitivement de la seule faculté des arts et de ses quatre nations, et que les trois autres facultés dites supérieures, n'ont été organisées que postérieurement; que par conséquent la faculté des arts a le droit de nommer seule le recteur et les trois grands officiers inamovibles de l'université, le greffier, le receveur et le syndic ; que les quatre nations sont des corps égaux en importance aux trois facultés de théologie, de droit, de médecine ; de sorte qu'aux assemblées générales de l'université, chaque nation doit avoir un suffrage égal à celui de chacune des trois autres facultés. Ce fut encore pour maintenir les droits de la faculté des arts contre les prétentions des trois facultés supérieures qui voulaient la réduire à un seul suffrage, qu'à la sollicitation de Padet, proviseur du collège d'Harcourt, du Boulay entreprit son Histoire de l'université, où se retrouvent le fond et la substance de tous les ouvrages précédents.
  5. C'est une réponse à l'ouvrage suivant : Excerptae ex Historia Universattis Pariensis C. E. Bullaei et in cam Censum. Paris, 1667
  6. Témoin cette élégie ad Zoilosycophaniam, ; sive Bulœistarum Oblreclatorem.

    « Linque senescentem, indigno nee pulvere plénum,
    Utilibus studiis continuare dies,
    Hunc sine conversas ad publica commoda curas
    Conferre, et matris fala referre suas... »

    . On voit qu'il travaillait alors à son Histoire de l'université.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Source partielle[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]