César Berthier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir famille Berthier.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Berthier.
César Berthier
Armes du Comte Berthier de Berluy et de l'Empire
Armes du Comte Berthier de Berluy et de l'Empire

Surnom Berthier de Berluy
Naissance
Versailles
Décès (à 53 ans)
Château de Grosbois(Boissy-Saint-Léger) (Val-de-Marne)
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Drapeau français République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Flag of Kingdom of Naples (1806-1808).svg Royaume de Naples
Drapeau de l'Empire français Empire français
Pavillon LouisXIV.svg Royaume de France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 17861819
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Commandement Division militaire de Turin
Distinctions Légion d'honneur (commandeur)
Ordre royal et militaire de Saint-Louis=(chevalier)
Comte d'Empire
Famille Frère de Louis-Alexandre Berthier

Louis César Gabriel Berthier de Berluy ( - Versailles - Château de Grosbois (Seine-et-Oise)) fut un général de division français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Une fratrie de généraux[modifier | modifier le code]

Fils cadet de Jean-Baptiste Berthier ( - Tonnerre - Paris), ingénieur-géographe de l'armée, lieutenant-colonel, anobli par Louis XV, ses frères sont le Maréchal d'Empire Louis-Alexandre Berthier, Victor Léopold Berthier, également général de division et, le plus jeune, issu d'un second mariage, Joseph-Alexandre Berthier, 1er vicomte Berthier (1821) et maréchal de camp.

César naît le 9 novembre 1765, au 3, rue de l’Indépendance américaine, dans la paroisse Saint-Louis, à Versailles, et est baptisé le 20 du même mois par le prêtre aumônier de l’hôtel de la guerre, toujours à Versailles.

Le prestige du nom[modifier | modifier le code]

Tout comme son aîné, qu'il assiste parfois, César brille plus par les services qu'il rend à l'administration des armées qu'à son activité sur les champs de bataille.

Après le coup d'État du 18 brumaire (An VIII, ) il est nommé inspecteur aux revues. À Marengo, le 25 prairial an VIII (), il est l'Adjudant-commandant de Murat, Commandant en chef de la cavalerie.

Général de brigade le , il succède l'année suivante à son frère Victor Léopold en qualité de chef d'état-major de la place de Paris, ce dernier étant appelé à partir pour l'Allemagne.

Commandeur de la Légion d'honneur depuis le , il obtint en 1805 le commandement d'une armée d'observation sur les côtes de la Hollande et devient général de division le .

À Corfou[modifier | modifier le code]

Napoléon proposa au Tsar Alexandre Ier son soutien en échange de l'archipel des Sept-Îles (aussi appelé Iles ioniennes. L'archipel fut donc cédé à la France lors de la paix de Tilsit en 1807. La convention resta secrète afin de protéger le transport des troupes depuis le sud de l'Italie[1].
En fait, quatre jours avant la signature du traité, donc le 4 juillet 1807, Joseph, alors roi de Naples, reçut l'ordre de faire traverser le canal d'Otrante à des troupes[1].

Début , le général César Berthier débarqua à Corfou avec 4 000 hommes des 5e de ligne italien, 6e de ligne français, deux compagnies d'artillerie, deux compagnies de sapeurs, du ravitaillement et des munitions de Tarente à Corfou[2],[1]. Les Îles ioniennes reçurent ensuite le renfort du 4e léger[3].

Berthier annonce, le 1er septembre, au Sénat septinsulaire que les îles passaient sous la protection de la France ; et que rien ne changeait dans le fonctionnement constitutionnel, administratif ou judiciaire de la République :

« La république des îles septinsulaires devient l'un des gouvernements qui dépendent de l'Empire français. Les habitants deviennent les sujets de l'Empereur et Roi. Ils conservent leur gouvernement ; les membres du Sénat conservent leurs fonctions[4] »

Devenu « Commandant de Corfou », César Berthier s'installa dans la Fortezza Vecchia, dans le bâtiment occupé avant lui par les provéditeurs de Venise, les généraux Gentili et Chabot, puis Mocenigo.

Bien que Napoléon Ier ait promis que les Sept Îles conserveraient leur indépendance, cependant, le fait (maladroit) que Berthier fît hisser le drapeau tricolore sur la citadelle ne fut pas considéré comme un signe encourageant par la population locale[5].

Toute la politique menée par Berthier mécontenta Napoléon[6], et son mode de vie continua de lui aliéner la population, mais aussi la garnison française. Il s'habilla à l'orientale, fit de la femme d'un capitaine italien sa maîtresse[7].

Le 28 mars 1808, il est remplacé dans son gouvernement par son ancien principal adjoint, Donzelot, dont l'autorité dans les Îles Ioniennes fut pleine de sagesse et de modération.

Fin de l'Empire et Restauration[modifier | modifier le code]

Il commande la 27e division militaire à Turin (1808-1811), puis la 23e division militaire en Corse (1811-1814).

Toujours en Italie il est nommé chef de la maison du Pape Pie VII détenu à Savone (1809-1814) puis gouverneur du Piémont en remplacement du général Menou.

Chevalier de l'Ordre du Lion « de Bavière » et comte de l'Empire le 13 février 1813, Napoléon Ier le charge la même année d'annexer le Canton du Valais à la France : le canton deviendra département du Simplon avec à sa tête le comte-général Berthier comme premier préfet[8].

Il se rallie aux Bourbons en 1814. La Croix de Saint-Louis, qu'il obtient le , ne lui fournira pas pour autant un emploi, ni même le retour de l'Empereur. Il lui faudra attendre 1819 pour être remis en activité, avec le grade de lieutenant général, dans l'inspection générale de l'infanterie.

Mais le 17 août de la même année, alors qu'il est en visite au Château de Grosbois, près de Boissy-Saint-Léger, maison de campagne de sa belle-sœur la Princesse de Neufchâtel et de Wagram, il meurt accidentellement (en se noyant ou frappé d'une apoplexie foudroyante), dans le grand étang du parc devant sa famille impuissante à le secourir.

Il repose dans la 59e division du cimetière du Père-Lachaise.

Les papiers personnels de César Berthier sont conservés aux Archives nationales sous la cote 33AP[9].

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Il épouse Louise Thérèse Augustine d'Aiguillon (1771 -Versailles8 février 1848 - Paris), belle-sœur de son frère Victor Léopold. De leur union naquirent :

État de service[modifier | modifier le code]

Campagnes[modifier | modifier le code]

Faits d'armes[modifier | modifier le code]

Blessures[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Hommage, Honneurs, Mentions,…[modifier | modifier le code]

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Pensions, rentes[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Blason César Berthier (1765-1819).svg Armes du comte Berthier de Berluy et de l'Empire

Ecartelé : au I, du franc-quartier des Comtes militaires de l'Empire ; au II, de gueules, au lion d'or, à une barre d'argent chargée de trois têtes de maures de sable, brochante ; au III, de gueules, à une couronne de lauriers d'or, chargée d'une hache d'argent, posée en barre et adextrée en chef d'une étoile du même ; au IV, d'azur, au pal d'argent, chargé de trois chevrons de sable.[10],[11]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Dr Vincent, « Les Français à Corfou. L'arrivée. », Revue des Études napoléoniennes, tome XXX, janvier-juin 1930, p. 276.
  2. Adolphe Thiers, Histoire du Consulat et de l'Empire., tome 8, livre XXVIII, p. 30.
  3. Adolphe Thiers, Histoire du Consulat et de l'Empire., tome 8, livre XXVIII, p. 32.
  4. Rodocanachi, Bonaparte et les îles Ioniennes, 1899, p. 195.
  5. Dr Vincent, « Les Français à Corfou. L'arrivée. », p. 278-279.
  6. Lettre de Napoléon à Joseph, 1er octobre 1807
  7. Dr Vincent, « Les Français à Corfou. L'arrivée. », p. 285-286.
  8. Pierre-Alain Putallaz, Eugénie de Treytorrens et Charles d'Odet, Éditions Saint-Augustin (lire en ligne)
  9. site des Archives nationales
  10. Armorial de J.B. RIETSTAP - et ses Compléments
  11. Source : www.heraldique-europeenne.org