Céramique étrusque

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Les vestiges de céramique étrusque nous sont principalement parvenus par les chambres funéraires mises au jour. La plus grande partie est constituée de poteries décorées, destinées à accompagner le défunt dans l'au-delà. Quelques objets particuliers, comme les canopes de Chiusi, montrent leur maîtrise dans la représentation de la figure humaine et la liberté de déformation des corps à des fins d'expressivité suivant les principes de l'esthétique étrusque.

Bucchero
Céramique dorée

La céramique était largement utilisée par les Etrusques dans les usages domestiques mais également pour les décorations des toits, (acrotères et antéfixes), et même pour les sarcophages figurés (sarcophage des Époux). Quelques objet votifs en terre cuite ont également été retrouvés.

Civilisation villanovienne[modifier | modifier le code]

D'abord en argile d'origine alluviale (de torrent ou de rivière), les vases étrusques des Xe et VIIe siècles av. J.-C. de la culture de Villanova sont dits « à impasto » ; ils sont assez grossiers car l'hétérogénéité du matériau de base rend irrégulière la cuisson. Les poteries à impasto peuvent être finies par un revêtement d'engobe avant d'être polies à l'aide d'une spatule de bois. On trouve également des décors gravés ou estampés ansi que des inclusions géométriques de bandes d'étain, appliquées après cuisson (décor a lamelle)[1].

Période orientalisante[modifier | modifier le code]

La technique qui suit, dite « à glaise brute », permet la mise au point, par décantation dans l'eau, d'un matériau de base plus fin. Travaillé au tour et cuit à environ 900 °C, il permet d'obtenir des objets plus précieux et plus délicats. Le développement de cette technique doit beaucoup à l'intensification des échanges avec le monde grec et à l'arrivée d'artisans potiers dans les implantations grecques d'Etrurie du sud. Cette technique se développa parallèlement à la technique traditionnelle de l'Impasto[1].

Période archaïque[modifier | modifier le code]

Le bucchero de la première moitié du VIIe au Ve siècle av. J.-C. utilise les mêmes moyens techniques, à partir d'une argile lisse noircie dans la masse par fumigation au cours d'une cuisson en réduction complète.
Cette production débuta comme une imitation peu couteuse des formes propres au récipients en métal (argent, or ou bronze). Les ateliers produisant du bucchero se retrouvent dans tous les centres importants d'Etrurie, les principaux se situant à Vulci, Cerveteri, Chiusi et Orvieto, tandis que des ateliers de moindre importance existaient par exemple à Roselle ou Vetulonia[1].

Époque classique[modifier | modifier le code]

Les vases peints de cette période imitent les différents styles grecs, tels que le géométrique et l'attique. Les décorations sont dites à figures noires et à figures rouges car elles représentent les personnages d'une couleur sur un fond de teinte opposée (noire sur rouge pour les premières, rouge sur fond noir pour les suivantes).

Décoration à figures noires
Décoration à figures rouges

Période hellénistique[modifier | modifier le code]

La sophistication s'amplifie et les vases sont en argile dorée ou argentée, à décors d'éléments en relief ou estampés.

Comme pour la précédente technique, les scènes mythologiques sont récurrentes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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