Cérémonie du Bois-Caïman

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Cérémonie du Bois-Caïman
Informations générales
Date 14 août 1791
Lieu Bois-Caïman Île de Saint-Domingue
Issue Victoire des insurgés
Belligérants
Flag of France.svg Colonie française de Saint-Domingue Esclaves noirs insurgés
Commandants
Dutty Boukman
Pertes
1 000
Révolution haïtienne
Batailles
Bois-Caïman — Croix-des-Bouquets — Morne Pelé — 1re La Tannerie — Port-au-Prince — Le Cap-français — Marmelade — Fort-Liberté — 1re Tiburon — Acul — La Bombarde — 2e Tiburon — Les Gonaïves — Port-Républicain — 1re Dondon — 2e La Tannerie — Saint-Marc — Léogane — Saint-Raphaël — Trutier — 3e Tiburon — 1re Verrettes — Grande-Rivière — Las Cahobas — Mirebalais — 2e Verrettes — Petite-Rivière — 2e Dondon — 1re Les Irois — Jean-Rabel — 2e Les Irois — Jacmel


Expédition de Saint-Domingue

La Ravine-à-Couleuvres — Kellola — Plaisance — La Crête à Pierrot — Port-au-Prince — Vertières


La cérémonie du Bois-Caïman est une réunion d'esclaves marrons la nuit du 14 août 1791, considérée en Haïti comme l'acte fondateur de la révolution et de la guerre d'indépendance. C'est le premier grand soulèvement collectif de Haïti contre l'esclavage.

L'UNESCO a choisi le 23 août en référence au soulèvement qui a suivi cet évènement comme « Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition »[1].

Bois-Caïman[modifier | modifier le code]

Bois-Caïman est un lieu reculé de l'habitation Lenormand de Mézy sur l'île Saint-Domingue, l'actuel Haïti.

Dutty Boukman y organisa une cérémonie vaudoue pour un grand nombre d'esclaves, la nuit du 14 août 1791. la prêtresse Mambo, Cécile Fatiman, plongea un couteau dans un cochon noir créole qui fut sacrifié, les assistants burent son sang afin de devenir invulnérables. Le vaudou fut ainsi un véritable catalyseur dans la révolte des esclaves de Saint Domingue, la brèche qui permit aux différentes tribus africaines de trouver une cohésion dans leur quête de liberté. Boukman ordonna alors le soulèvement général.

Ce soulèvement eut lieu la nuit du 21 au 22 août où les esclaves de cinq habitations brûlèrent celles-ci et massacrèrent les Blancs, y compris femmes et enfants. Pendant une dizaine de jours, la plaine du Nord fut en flammes. On décompta près de 1 000 Blancs assassinés, 161 sucreries et 1 200 caféières brûlées. Boukman poussa jusqu'à s'avancer devant le Cap-Français. Ce n'est qu'alors que les autorités ripostèrent. Boukman périt au combat, à la tête de ses troupes.

Comme il passait pour invulnérable auprès des esclaves, on exposa sa tête au Cap.

Malgré la riposte, la révolte ne fut pas vaincue. D'autres chefs succédèrent à Boukman : ses lieutenants Jean-François et Biassou, ainsi que Toussaint qui ne s'appelait pas encore Louverture.

Littérature[modifier | modifier le code]

Cette cérémonie est illustrée dans la bande dessinée La Petite Fille Bois-Caïman de François Bourgeon (tome 6 des Passagers du vent, éd. 12 bis, 2009, p. 71-72).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 23 août, sur le portail de l'UNESCO.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]


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