Céleste Bulkeley

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Céleste Bulkeley
née Talour de La Cartrie
Naissance 1759
Angers
Décès 13 mars 1832 (à 73 ans ans)
La Roche-sur-Yon
Origine Française
Allégeance Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Grade Amazone
Années de service 1793
Conflits Guerre de Vendée
Madame Céleste Bulkeley, l’une des amazones de François-Athanase Charette de La Contrie, insurrection vendéenne

Céleste Bulkeley, née Talour de La Cartrie, (1759 Angers - 1832 La Roche-sur-Yon) fut l'une des amazones de François-Athanase Charette de La Contrie lors de l'insurrection vendéenne en 1793.

L'image de cette femme couvrant la retraite des royalistes, armée d'une épée et d'un pistolet, est restée légendaire dans les manuels scolaires de la fin du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Céleste Julie Michèle Talour de la Cartrie de la Villenière est la fille de Guy Barthélemy Talour de la Cartrie et de Jeanne Ollivier. Au XVIIIe siècle, ses parents habitaient le château de la Villenière à la Pouëze. Ils eurent 14 enfants, dont :

  • Jeanne Ambroise Talour de la Cartrie qui épousa René Prosper Sapinaud de Bois Huguet, frère de Louis Célestin Sapinaud de la Verrie ;
  • Toussaint Ambroise Talour de la Cartrie qui épousa Michelle Anne de L’Etoile, sa cousine ;
  • Céleste Julie Michèle Talour de la Cartrie, elle se maria 4 fois :
    • son premier mari, Louis Henri Marie Chappot de la Brossardière décéda la sixième année de leur mariage (1779), laissant une fille,
    • elle épousa en deuxième noce en 1786 son voisin, un lieutenant d’origine Irlandaise, appartenant au régiment de Walsh de Serrant, William de Bulkeley ; ils furent l’un et l’autre au combat pendant l’insurrection vendéenne ; ils furent arrêtés en août 1793 ainsi que leur fille de 12 ans et leur femme de chambre, ils furent condamnés tous les quatre. Deux furent guillotinés en janvier 1794 ; leur fille mourut de frayeur, Céleste Bulkeley échappa de justesse à la guillotine car elle était enceinte d’un enfant qui sera mort-né ;
    • elle épousa ensuite en 1797 Jacques Thoreau de Touchardière ;
    • finalement, elle épousa en 1803 le Capitaine François Pissère.

Elle est décédée au château de la Brossardière, à la Roche-sur-Yon, le 13 mars 1832, à l'âge de 73 ans.

Les amazones de François-Athanase Charette de La Contrie[modifier | modifier le code]

Une arme dont ces Dames connaissaient le maniement

Quelques-unes parmi tant d'autres :

  • Marie Adélaïde La Touche Limouzinière, épouse de Pierre de La Rochefoucauld ;
  • Madame Céleste de Bulkeley ;
  • Madame Gouin du Fief ;
  • Madame de Montsorbier ;
  • Mademoiselle Poictevin de la Rochette ;
  • Mademoiselle de Couëtus.

Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière qui a suivi Charette dans la guerre de Vendée dément l'existence de ces amazones et dit qu'il s'agissait de Prudent la Robrie [1]

« Au surplus, il ne faut pas croire à ces contes d'amazone que l'on a trop souvent répétés. Ainsi cette guerrière fameuse qu'on a assuré avoir vu cent fois à la tête de notre armée, n'était autre que Prudent la Robrie. Il avait le teint frais, le corps mince, portait une plume noire à son chapeau relevé à la Henri IV. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière, : Mémoires sur la guerre de Vendée (1793-1796) partie notes et éclaircissements p.182. Edition Elibron classics ISBN 0-543-91282-5

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'histoire tragique de Céleste Bulkeley est racontée dans « Un Vendéen sous la Terreur », d’après le manuscrit de son frère Toussaint Ambroise Talour de la Cartrie ; ce manuscrit, aujourd'hui perdu, a d'abord été édité en anglais puis re-traduit en français par Pierre Amédée Pichot (édition de 1910 et fac-similé de 1988).
  • L'histoire de sa sœur Jeanne Ambroise, aussi très engagée dans l'insurrection vendéenne, est écrite dans « Madame de Sapinaud », réimpression de l'édition de 1823.

Lien externe[modifier | modifier le code]