Céleste Bouglé

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Céleste Aristide Bouglé

Description de l'image  Céleste_Bouglé_1854-1933.jpg.
Naissance 16 janvier 1854
Vouillé (Vienne)
Décès 27 août 1933 (à 79 ans)
Toulon (Var)
Nationalité Drapeau de la France France
Pays de résidence Drapeau de la Suisse Suisse
Profession Médecin dosimétriste
Activité principale Médecin
Autres activités
Ecrivain
Conjoint
Marie Eugénie Barès


C. Bouglé, de son nom complet Céleste Aristide Bouglé[1], né à Vouillé (Vienne) en 1854 et décédé à Toulon en 1933, est un médecin dosimétriste[2] adepte d'un strict hygiénisme moral[3], courant de pensée en vogue au XIXe siècle.

Il est un parent éloigné du sociologue français Célestin Bouglé[4],[5]. On confond régulièrement les deux hommes dans le catalogue de certaines grandes bibliothèques en France et ailleurs[6], confusion provoquée par le fait que Céleste Bouglé[7] signait ses ouvrages d'un simple « C. Bouglé », l'ambiguïté étant en partie levée quand il signe « Dr. Bouglé ».
Céleste Bouglé a en effet écrit un certain nombre d'ouvrages, portant sur la médecine, et non sur la sociologie comme c'est le cas pour Célestin Bouglé[8].

Céleste Bouglé le « sulfureux »[modifier | modifier le code]

Les publications de cet homme n'ont pas toujours été du goût de tout le monde. Les 6 et 7 décembre 1884, le journal Suisse, L'Impartial, de La Chaux-de-Fonds (Canton de Neuchâtel), rapporte la petite vague médiatique et judiciaire qu'a suscité à l'époque ses deux premières œuvres :

« L’IMPARTIAL - 6 décembre 1884

Chaux-de-Fond, le 4 décembre 1884, Monsieur de Rédacteur de l'Impartial,

Au moment où, après Genève et Vaud, pour la troisième fois, un canton suisse, le nôtre, a expulsé le sieur Bouglé, ci-devant à la Chaux-de-Fonds, ce dernier a déclaré qu'il se vengerait. Il vient de tenir parole, en publiant sous un faux nom, un volume pornographique au premier chef, pour lequel il sera vraisemblablement poursuivi d’office. Dans cette brochure, le pseudo médecin, qui se trouve porteur de titres américains, attestant des études faites à Lyon, fait l’éloge du titre « L’art de se tuer ».

...dans ce nouvel ouvrage, diverses personnes, habitant les villes dont B. a été expulsé, sont lâchement insultées et calomniées sous le voile du pseudonyme...

L’IMPARTIAL - 6 décembre 1884. Monsieur de Rédacteur de l'Impartial,

Il y a quelques mois nous signalions l’apparition d’une brochure ordurière à l’adresse de la Suisse romande. Le triste personnage — auteur de cet écrit — qui essayait de se dérober sous le faux nom de « A. des Roberts, à New-York », n’était autre que le charlatan Bouglé. Cet être — dont le casier judiciaire est loin d’être vierge — mis en goût par son premier « chef-d’œuvre », vient de lancer un nouveau pamphlet, que nous ne prendrons pas la peine de qualifier. ... l’auteur des deux pamphlets en question n’est autre que le nommé : « Pierre-Aristide-Céleste Bouglé », né en 1854 à Vouillé, arrondissement de Poitiers, Vienne (France).
... »

En décembre 1898, à la suite d'articles écrits dans le journal L'Ane (tribune libre de Neuchâtel), C. Bouglé est l'objet d'un procès en diffamation contre un certain Docteur Théophile Probst[9]

Céleste Bouglé l'éclectique[modifier | modifier le code]

Outre sa qualité de médecin dosimétriste déjà évoquée, C. Bouglé s'est intéressé à l'ésotérisme, il était Chevalier de l'Ordre de la Croix Blanche[10] et, à partir de 1882, fut admis comme membre de l'Accademia Pitagorica de Naples[11].

Œuvres[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

En italien[modifier | modifier le code]

Deux titres, Les vices du peuple et Sécurité des sexes, ont fait l'objet de traductions en italien par Giuseppe Vittorio Germani :

  • I vizi del popolo : frode, passioni, amore, benessere : non piu contagio ne aborti, Roma, Tipografia cooperativa sociale, trad. G.V. Germani, 1907, 212 pages
  • Sicurta dei sessi : Frodi, passioni, amore, benessere. Roma, Tipografia cooperativa sociale, trad. G.V. Germani, 1909, 234 pages.
  • I vizi del popolo : frodi passioni amore benessere. Roma, Filippucci, trad. G.V. Germani, 1912, 224 pages.

Voir l'ICCU (Istituto Centrale per il Catalogo Unico delle Biblioteche Italiana) Servizio Bibliotecario Nazionale (SBN)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Procès au civil, perdu par Céleste Aristide Bouglé. Neuchâtel (Suisse), 1904. Lire en ligne
  • Dr Grandier-Morel. Voyages d'étude physiologique chez les prostituées des principaux pays du globe. Paris, Fort, 1901 : 372p. Lire en ligne

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir actes de naissance et de décès, confrontés à l'article de L'Impartial (La Chaux-de-Fonds) des 6 et 7 décembre 1884
    Les prénoms de C. Bouglé
    L'Impartial 1884
    Naissance de C. Bouglé
    Décès de C. Bouglé.
  2. Dans l'Art de se tuer il signe : « Dr Bouglé - Médecin dosimétriste (médaillé à Paris) » et fait un vibrant hommage à « Monsieur le Docteur Burggraeve »
    L'Art de se Tuer 1882) V01.jpg
  3. Beaucoup de ses ouvrages portent sur les maladies vénériennes et les mauvaises mœurs. En particulier l'onanisme est cause, selon lui, de la mauvaise santé des personnes de son époque. Voir Hygiénisme moral et Répression de la masturbation
  4. En droit civil Céleste et Célestin sont parents au neuvième degré : voir l'arbre généalogique ci-après
    Généalogie Bouglé
    et le calcul des Degrés de parenté
  5. « Arbre Jean-Pierre Bouglé », sur http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=thuribe
  6. « Article en chinois sur le J'accuse de Zola et les intellectuels français au début du XXe siècle », sur http://lz.book.sohu.com On y parle de Célestin Bouglé sous le nom de Céleste Bouglé.
  7. Voir note précédente concernant Céleste Aristide Bouglé
  8. « Liste des principaux ouvrages de Céleste Bouglé », sur http://www.worldcat.org (consulté le 24 août 2009)
  9. Procès Théophile Probst contre C.-A. Bouglé, Neuchâtel (Suisse), Décembre 1898
    Procès C-A Bouglé 1904.pdf
  10. Voir : Ordre des Chevaliers du Temple
  11. Société savante fondée à Naples en 1973. Voir : Dizionario biografico de' soci dell'Accademia Pittagorica compilé par Felice Caivano-Schipani- Napoli, 1884, page 178. Catalogue ICCU Servizio Bibliotecario Nazionale (SBN)
  12. Édouard Champion, Catalogue général de la librairie française, Lorenz, 1892, volume 12, p. 320 (OCLC 165475126)
  13. C. Bouglé, « L'Homme et ses dieux », René Debresse,‎ 1 septembre 1933 (consulté le 10 mai 2010)