Cécilie de Mecklembourg-Schwerin

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Portrait de la princesse Cécilie en 1905

Cécilie Augusta Marie de Mecklembourg-Schwerin, née le 20 septembre 1886 à Schwerin, décédée le 6 mai 1954 à Bad Kissingen est duchesse de Mecklembourg-Schwerin, puis par son mariage devient princesse royale (Kronprinzessin) de Prusse.

Famille[modifier | modifier le code]

Fille du grand-duc Frédéric-François III de Mecklembourg-Schwerin et de la grande-duchesse Anastasia Mikhaïlovna de Russie.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

La princesse Cécilie de Prusse et ses filles : Alexandrine (à gauche) et Cécilie (à droite).

Nièce du prince Henri qui avait épousé la reine Wilhelmine des Pays-Bas en 1901 et sa sœur Alexandrine ayant épousé en 1898 le futur Christian X de Danemark, elle-même le 6 juin 1905, elle épousa à Berlin le prince héritier Guillaume de Prusse (1882-1951), fils de Guillaume II et d'Augusta-Victoria de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Augustenbourg.

Six enfants sont nés de cette union :

Biographie[modifier | modifier le code]

Vue du château de Cecilienhof

La « Kronprinzeßin » (princesse héritière) Cécilie s'accoutume rapidement à sa nouvelle vie, étant une princesse ouverte, de nature calme, appréciée à la Cour impériale et par le peuple allemand. Des contemporains soulignent sa beauté et son élégance. Elle suit de près la mode, ayant un faible pour les chapeaux, très vite imitée par des milliers de femmes et de jeunes filles allemandes.

La princesse Cécilie de Prusse fait également preuve d'intérêt pour l'éducation des femmes, et c'est pour cette raison qu'un grand nombre d'écoles et de rues portent encore aujourd'hui son nom. Si elle a au début une vie de couple harmonieuse, le « Kronprinz » (prince héritier) est connu ensuite pour ses escapades amoureuses, mais le couple princier se respecte. L'été la famille réside au palais de Marbre dans le nouveau jardin de Potsdam et à partir d'août 1917 dans le nouveau château de Cecilienhof, offert au jeune couple par le « Kaiser » (l'empereur), et baptisé en l'honneur de la princesse.

À la fin de Première Guerre mondiale, le Kaiser ayant abdiqué en faveur de son petit-fils Guillaume âgé de 12 ans, La princesse Cécilie refuse de suivre le couple impérial et son époux en exil, et tient tête à son beau-père, tandis que son mari commence à s'afficher avec des maîtresses. Elle demeure seule à Berlin avec ses six enfants âgés de 12 à 1 an.

À la prise du pouvoir des nazis en 1933, la princesse vit retirée au château de Cecilienhof à Potsdam. Dans ce lieu, elle se consacre à sa passion : la musique. Elle fait donner des concerts privés et bientôt de nombreux chefs d'orchestre et musiciens réputés comptent parmi ses amis proches (Bronisław Huberman, Wilhelm Kempff, Elly Ney, Wilhelm Furtwängler et le jeune Herbert von Karajan).

En février 1945, la princesse de Prusse prend la fuite devant l'avance de l'armée soviétique et s'installe à Bad Kissingen jusqu'en 1952, puis déménage à Stuttgart bombardé et dévasté. Elle vit alors dans une certaine gêne.

La Kronprinzessin meurt à l'âge de 68 ans, le 6 mai 1954 à Bad Kissingen, pendant une visite au cabinet du docteur Paul Sotier, probablement victime d'un accident vasculaire cérébral.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Portrait de la princesse Cécilie de Prusse en 1908 par Philip Alexius de Laszlo