Cécile Vermette

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Cécile Vermette (Montréal, 19 janvier 1945 - ) est une infirmière et une femme politique québécoise. Elle a été députée de Marie-Victorin à l'Assemblée nationale du Québec de 1985 à 2007 pour le Parti québécois. Elle a occupé plusieurs fonctions lors de ses 21 ans à l'Assemblée nationale dont celui de leader adjointe du gouvernement de 2002 à 2003. Durant une grande partie de sa carrière, elle a été au prise avec de la dissension au sein de l'exécutif de sa circonscription. Des militants de Marie-Victorin ont tenté de la faire démissionner à plusieurs reprises, sans succès.

Biographie[modifier | modifier le code]

Cécile Vermette est née à Montréal le 19 janvier 1945. Elle a obtenu un diplôme en sciences infirmières à l'Hôpital Saint-Luc en 1968 et a pratiqué ce métier jusqu'en 1971. De 1980 à 1985, elle travaille comme animatrice du certificat en santé et sécurité du travail à l'Université de Montréal et y complète durant cette période un baccalauréat en gestion (1985).

Durant les années 1980, Cécile Vermette s'implique dans plusieurs organismes du milieu de la santé québécois. Elle siègera comme représentante des associations patronales au sein du Conseil des services essentiels (1982-1985). Elle sera présidente du conseil d'administration de l'Hôpital Charles-LeMoyne de 1980 à 1985 et membre du conseil d'administration de l'Association des hôpitaux de la province de Québec de 1984 à 1985.

Ses débuts en politiques[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection provinciale de 1985, Vermette se présente pour le Parti québécois dans la circonscription de Marie-Victorin. Elle est élue de justesse (335 voix) face au député libéral sortant Guy Pratt. Elle sera réélue lors de l'élection suivante au terme d'une campagne particulière musclée où le Parti libéral tentera de reprendre, sans succès, le contrôle de plusieurs circonscriptions de la Montérégie[1].

Durant cette législature, Vermette sera nommé porte-parole de l'opposition officielle en matière d'adoption internationale et de polytoxicomanie[2]. Déçu du travail du ministre Bertrand à ce moment, elle crée un groupe de travail sur la toxicomanie, en parallèle du groupe gouvernemental existant[3].

Lors de la campagne électorale municipale de 1990 à Longueuil, elle appuie le maire sortant Roger Ferland, contre l'opinion du comité exécutif du Parti québécois dans Marie-Victorin qui était favorable au Parti civique[4]. Après que l'exécutif ait songé lui demandé de siéger comme indépendante à lAssemblée nationale, ce sera finalement son attaché politique qui sera demis de ses fonctions pour sauver Vermette[5]. À partir de cet événement, les relations entre l'exécutif de la circonscription et Vermette seront passablement difficile. En plus de lui reprocher l'épisode de la campagne municipale, des membres du parti lui reprochent ses attitudes de politiciennes et sa personnalité difficile[6]. Elle sera malgré toute, la candidate du Parti québécois pour l'élection de 1994 suite à une assemblée d'investiture extrêmement serrée[7]. Les querelles avec l'exécutif de son parti ne cesseront pas durant tout son mandat.

En 1993, elle est l'objet d'enquête de la part de la Sûreté du Québec pour avoir produit de fausses factures[8]. Aucune accusation ne sera finalement porté contre elle, mais son ex-attaché politique, Joseph-Émile Plante, écopera d'une amende de 3 000 $[9].

L'arrivée au pouvoir[modifier | modifier le code]

Malgré ses difficultés avec les militants de sa circonscription, c'est lors de l'élection de 1994 qu'elle obtient sa plus grande majorité. Elle est élue par plus de 7 000 voix. Durant la 35e législature, elle sera nommée par whip adjointe par Jacques Parizeau. Lors de l'arrivée de Lucien Bouchard comme premier ministre, il la nomme plutôt vice-présidente de la Commission de l'agriculture, des pêcheries et de l'alimentation. Elle sera présidente de cette commission de 2000 à 2002.

Elle est réélu lors des élections de 1998 et de 2003. Lors de la dernière année au pouvoir du Parti québécois avant l'élection du gouvernement Charest en 2003, elle occupe le poste de leader adjointe du gouvernement (2002-2003).

Le retour dans l'opposition[modifier | modifier le code]

Lors de son retour dans l'opposition officielle, après l'élection de 2003, elle nommé porte-parole en matière de tourisme. À la fin de ce mandat, en février 2007, elle décide de ne pas se représenter pour l'élection de 2007 cédant ainsi sa place à Bernard Drainville. En annonçant son départ, elle explique qu'« après 30 ans de militantisme au sein du Parti québécois et 21 ans à l’Assemblée nationale, j’ai le sentiment du devoir accompli[10]. ».

Idéologie[modifier | modifier le code]

Cécile Vermette s'est exprimée en 2004 favorable d'accession à la souveraineté proposée par l'ancien premier ministre Jacques Parizeau. Ce dernier proposait que le Parti québécois mette de côté sa stratégie étapiste et tienne une élection référendaire[11].

Divers[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

« Nous devons prendre tous les moyens pour protéger la vie de notre peuple, l'âme de notre peuple qui est la langue française, sans empêcher qui que ce soit de parler d'autres langues mais d'avoir une situation normale, d'un peuple normal, sur un territoire normal[17]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mario Fontaine, « Du "vol d'idées" au "vol d'affiches" : sur la Rive-Sud, péquistes et libéraux se jettent la pierre à qui mieux mieux », La Presse,‎ 6 septembre 1989, B4.
  2. Gilles Normand, « [Jacques] Parizeau dévoile son "cabinet" [fantôme] », La Presse,‎ 19 octobre 1989, B1.
  3. Martha Gagnon, « L'opposition forme son propre groupe de travail sur la drogue », La Presse,‎ 28 novembre 1989, B1.
  4. Pierre Bellemare, « Querelle entre l'exécutif du PQ et le député de Marie-Victorin », La Presse,‎ 20 novembre 1990, A14.
  5. Pierre Bellemare, « L'attaché politique de Cécile Vermette est «sacrifié» par le PQ; [Michel Forget] contre les drogues », La Presse,‎ 25 novembre 1990, B6.
  6. Paul Roy, « Des péquistes de Marie-Victorin veulent la tête de la député Cécile Vermette », La Presse,‎ 5 septembre 1991, B8.
  7. « Vermette, de justesse », Le Devoir,‎ 13 juin 1994, A3.
  8. Michel Venne, « La SQ enquête sur une députée péquiste », Le Devoir,‎ 21 août 1993, A1.
  9. Presse canadienne, « Pas d'accusations contre la péquiste Cécile Vermette », Le Devoir,‎ 18 novembre 1993, A4.
  10. Diane Lapointe, « La députée Cécile Vermette tire sa révérence », Le blogue de Le journal de Longueuil. Extra., sur hebdosblogue.canoe.ca, Le journal de Longueuil,‎ 2 février 2007 (consulté le 2 février 2009)
  11. Presse canadienne, « Des députés péquistes donnent leur appui à Jacques Parizeau », Le Nouvelliste,‎ 23 août 2004, p. 13.
  12. Yves Boisvert, « Affaire [Andrée] Ruffo: un juge reçoit une lettre d'appui de cinq députés péquistes », La Presse,‎ 3 mai 1990, A3.
  13. Michel David, « Bulletin de l'opposition », Le Devoir,‎ 23 décembre 2004, A3.
  14. Michel David, « Bulletin de l'opposition », Le Devoir,‎ 16 décembre 2006, B3.
  15. Denis Lessard, « Legault démarre sur les chapeaux de roues », La Presse,‎ 19 avril 2003, A6.
  16. Robert Dutrisac, « Quatre députés appuient la candidature de Boisclair », Le Devoir,‎ 10 juin 2005, A1.
  17. Mario Fontaine, « Ce que disent les élus du projet de loi sur l'affichage... [au Québec] », La Presse,‎ 22 décembre 1988, C14.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]