Cère (rivière)

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44° 54′ 33″ N 1° 48′ 45″ E / 44.90917, 1.8125

Page d'aide sur l'homonymie Pour la rivière homophone, voir Sère (rivière). Pour les homonymes, voir Cère.
la Cère
Les gorges de la Cère près de Laroquebrou vers 1900.
Les gorges de la Cère près de Laroquebrou vers 1900.
Caractéristiques
Longueur 120,4 km [1]
Bassin 1 059 km2 [1]
Bassin collecteur la Dordogne
Débit moyen 26,5 m3/s (
Biars-sur-Cère)
Régime pluvio-nival
Cours
Source source
· Coordonnées 45° 05′ 11″ N 2° 43′ 36″ E / 45.0865, 2.7266 (Source - la Cère)  
Confluence la Dordogne
· Coordonnées 44° 54′ 34″ N 1° 48′ 41″ E / 44.9094, 1.8113 (Confluence - la Cère)  
Géographie
Pays traversés Drapeau de la France France
Régions traversées Limousin, Auvergne, Midi-Pyrénées

Sources : SANDRE, Géoportail, Banque Hydro

La Cère est une rivière française du Massif central qui coule dans les départements du Cantal, de la Corrèze, et du Lot.

Sur une vingtaine de kilomètres, son cours sert de limite entre d'une part la Corrèze (région Limousin) et d'autre part, le Cantal (région Auvergne) puis le Lot (région Midi-Pyrénées).

C'est le plus important affluent situé en rive gauche de la Dordogne, en aval de Bretenoux.

Géographie[modifier | modifier le code]

Elle prend sa source dans le Cantal (Parc naturel régional des Volcans d'Auvergne) à la Font de Cère (« source de la Cère » en occitan), nom d'un col situé à 1276 mètres d'altitude au Lioran dans le massif du Plomb du Cantal. Elle forme l'une des vallées principales des monts du Cantal avant de déboucher dans le petit bassin sédimentaire d'Aurillac.

Elle parcourt ensuite la châtaigneraie cantalienne jusqu'à Laroquebrou, puis s'encaisse en gorges dans la Xaintrie.

Elle se jette enfin dans la Dordogne en rive gauche, à l'aval de Bretenoux.

La longueur de son cours d'eau est de 120,4 km[1].

Elle donne son nom à plusieurs des communes qu'elle traverse : Vic-sur-Cère, Arpajon-sur-Cère, Laval-de-Cère, Gagnac-sur-Cère, Biars-sur-Cère[1].

Légende[modifier | modifier le code]

Une petite nymphe avait permis à Cérès, la déesse des moissons, de retrouver sa fille emportée aux enfers par Pluton. Aussi, quand la nymphe se trouva menacée par Apollon, Cérès vola à son secours et la transforma en une rivière qu'en souvenir on appela la Cère.

Départements et principales villes traversés[modifier | modifier le code]

La Cère traverse trois départements[1]:

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Barrage de Lamativie

C'est la rivière la plus importante du Cantal.

On trouve dans la Coutume d'Auvergne que La Cère ne tolle ni ne baille', autrement dit, elle ne peut ni prendre de terrain, ni en donner par ses alluvions. De ce fait, son cours qui avait tendance à changer a été maintenu dans le même lit.

En raison de sa grande hauteur de dénivellation et de son débit abondant, on trouve que des barrages ont été installés sur son cours et sur ses affluents depuis très longtemps: d'abord des moulins placés sur des biefs de dérivation, et depuis le XXe siècle des barrages avec un lac de retenue.

Moulins[modifier | modifier le code]

Comme l'établissement d'un moulin était une propriété d'une grande valeur, et comme sa concession donnait lieu à un acte d'autorisation du seigneur haut-justicier, on trouve de nombreuses mentions de reconnaissances, de vente, de contestations portant sur des moulins sur la Cère, et cela depuis le XIIIe siècle.

Certains ne subsistent que par un toponyme: Moulinier, Martinet (ancienne forge), etc. Très peu étaient utilisés pour moudre le grain, et la plupart pour animer des usines, parfois très petites, qui étaient situées au-dessus de la Cère ou de l'un des torrents de montagne qui lui sont affluents.

Mais un grand nombre ont encore leur bâtiment, leur bief, et parfois leur mécanisme:

  • Moulin du Vialard, à Vic-sur-Cère (bâtiment restauré par la municipalité, mais avec un bief asséché), du Mourdier à Comblat.
  • Moulin de Vixouze, de Marfons, à Polminhac
  • Moulin de Caillac, à Vézac, maison d'habitation.

Barrages de retenue[modifier | modifier le code]

La plus ancienne centrale hydroéléctrique est le barrage de Vic-sur-Cère installé en 1897 dans le bief d'un ancien moulin.

Le plus important est actuellement le barrage de Saint-Étienne-Cantalès [2].

Il est suivi immédiatement du barrage de Nèpes[3] dont les eaux sont amenées par conduite forcée jusqu'à l'usine hydroélectrique de Lamativie[4], quinze kilomètres en aval.

Un autre barrage est implanté à Camps ; l'usine hydroélectrique qui se trouve neuf kilomètres plus bas, en amont de Laval-de-Cère, reçoit par conduites forcées l'eau des retenues de Lamativie (sur la Cère), des ruisseaux de Candes (barrage de Candes à Comiac) et d'Escalmels[4].

Un autre petit édifice, le barrage de la Brugale, est installé deux kilomètres en aval de Laval-de-Cère.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le débit moyen annuel de la Cère, calculé sur 26 ans, de 1983 à 2008, à Biars-sur-Cère (Bretenoux), est de 26,4 m3/s pour une surface de bassin de 1 096 km2 [5].

La rivière présente d'importantes fluctuations saisonnières de débit, avec des hautes eaux d'hiver-printemps de 31 à 42,8 m de novembre à avril inclus (avec un maximum en janvier-février), et des maigres d'été, en juillet-août-septembre, entraînant une baisse du débit moyen mensuel jusqu'à 5,97 m au mois d'août, ce qui reste satisfaisant.

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Biars-sur-Cère
(Données calculées sur 26 ans)

À l'étiage, le VCN3 peut chuter jusque 1,9 m3, en cas de période quinquennale sèche, soit 1 900 litres par seconde, ce qui n'est pas trop sévère.

Les crues peuvent être assez importantes, caractéristique partagée par la plupart des affluents de la Dordogne, mais sans commune mesure avec les crues des affluents de l'ouest du bassin de la Loire (Creuse, Gartempe, Mayenne, Sèvre nantaise) ou les cours d'eau cévenols (Ardèche, Cèze, Gardon, etc.).

Ainsi les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 170 et 250 m3/s. Le QIX 10 est de 310 m3/s, le QIX 20 de 360 m3/s, tandis que le QIX 50 se monte à 430 m3/s.

Toujours à Biars-sur-Cère, le débit instantané maximal enregistré durant la période d'observation, a été de 274 m3⋅s−1 le 26 février 1995, tandis que la valeur journalière maximale était de 251 m3⋅s−1 le 3 janvier 1994. En comparant la première de ces valeurs à l'échelle des QIX de la rivière, il apparaît que cette crue n'était pas d'ordre décennal.

La Cère est une rivière très abondante. La lame d'eau écoulée dans le bassin versant de la rivière est de 757 millimètres annuellement, ce qui est très élevé, plus de deux fois la moyenne de la France entière tous bassins confondus, et résulte entre autres d'une pluviosité fort abondante sur la partie du bassin situé sur les pentes du Cantal. Le débit spécifique (ou Qsp) atteint 23,9 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Principaux affluents[modifier | modifier le code]

La Cère a deux bras et 58 affluents contributeurs référencés[1] dont les principaux sont :

  • le Mamou, 15,4 km, rive droite
  • la Jordanne, 40,6 km, rive droite
  • le ruisseau de Lentat, 10,7 km, rive gauche
  • la Roannes, 20,1 km, rive gauche
  • le ruisseau d'Angles, 9,7 km, rive gauche
  • l'Authre, 42 km, rive droite
  • le ruisseau du Pontal, 13,3 km, rive gauche
  • le ruisseau de Lacamp (ou ruisseau d'Auze [6]), 14,9 km, rive droite
  • le ruisseau de Branugues, 10,1 km, rive droite
  • le ruisseau d'Escalmels, 24,7 km, rive gauche
  • le ruisseau de Candes, 7,6 km, rive gauche
  • le ruisseau d'Orgues, 11,1 km, rive droite
  • le ruisseau de Négreval, 9,8 km, rive gauche

Nature et patrimoine[modifier | modifier le code]

Repérage[modifier | modifier le code]

Protections[modifier | modifier le code]

Mise en valeur archéologique et touristique[modifier | modifier le code]

Cascades[modifier | modifier le code]

La partie haute, entre le Pas-de-Cère et Vic-sur-Cère, comporte de nombreux affluents qui descendent de la montagne avec des passages en cascade qui sont pittoresques. On peut mentionner sur la rive droite, en descendant :

  • Ruisseau de Saint-Jacques-des-Blats, 3 cascades ;
  • Ruisseau de Lasmolineries, à Thiézac, avec 8 cascades, dont deux importantes, le Faillitoux et la Roucolle (sites classés) ;
  • Ruisseau de la Salihe, 2 cascades ;
  • Cascade de la Conche, sur l'Iraliot, torrent qui traverse le vieux bourg de Vic (site classé) ;
  • Ruisseau de Cabrespine, en aval de Laroquebrou, 1 cascade ;

Et sur la rive gauche en descendant :

  • Ruisseau de Delbaret, 1 cascade ;
  • Ruisseau de Nervèze, à Thézac, 1 cascade ;
  • Ruisseau de Brunobre, à Sansac-de-Marmiesse, 1 cascade ;
  • Ruisseau de Lasbordes, à Siran, 1 cascade.

Gorges[modifier | modifier le code]

En commençant par l'amont, on peut mentionner:

  • Le Chaos de Casteltinet
  • Le Pas de Cère, gorge de 23 mètres de haut entaillée dans un verrou morainique. Promenade aménagée au XIXe siècle sur les conseils du Touring club de France. Le site est classé.
  • Lorsqu'elle pénètre dans la département du Lot, la Cère coule au fond d'une gorge profonde où passe aussi la voie de chemin de fer allant d'Aurillac à Brive, ce qui en fait un voyage pittoresque.

Lacs, plans d'eau[modifier | modifier le code]

Ponts remarquables[modifier | modifier le code]

Promenades, excusions[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références