Buumi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Articles connexes : Royaume du Sine et Royaume du Saloum.

Buumi (nombreuses variations : Buumy; Bumy; Bumi; etc.) était un titre Sérères royale dans les royaumes sérères précoloniale comme le Royaume du Sine; Royaume du Saloum et auparavant le Royaume de Baol[1]. Tous ces royaumes sérères précoloniale font désormais partie de l'actuel Sénégal. Cependant, aujourd'hui la Gambie, ce qui était alors inférieure du Saloum a été une colonie du Royaume du Saloum. Le Buumi a toujours été un membre de la famille royale. Il a été en première ligne pour hériter du trône de la Maad a Sinig (roi du Sine) ou Maad Saloum (roi du Saloum)[2]. Dans certains cas, une Buumi peut agir en tant que régente, si le roi est trop jeune, comme ce fut le cas avec Maad a Sinig Ama Diouf Gnilane Faye Diouf, dont l'oncle a été nommé régent jusqu'à ce Maad Ama Diouf est devenu vieux[3]. En Sine précoloniale, le Buumi prenait habituellement résidence à Somb Rongodior[1]. Dans de nombreux cas, il a été élu par le Maad a Sinig comme son successeur, cependant, le Diaraf et son Conseil noble, décide généralement quel membre de la famille royale réussit au trône. Lorsqu'un Maad a Sinig meurt sans désigner un Buumi, comme ce fut le cas avec Maad a Sinig Mbacké Ndepp Ndiaye, le "thilas" (deuxième ligne pour le trône) peut succéder au trône comme ce fut le cas avec Maad a Sinig Coumba Ndoffène Fandepp Diouf[4].

Le Buumi a été très important dans les royaumes Sérères. Ils avaient leur propre armée et a également dirigé une force contingent du pays en temps de guerre. À la Bataille de Fandane-Thiouthioune (18e juillet 1867) aussi connu comme la bataille de Somb[5], le Buumi Somb commandait l'armée de l'Est du Sine[6]. Au Royaume du Saloum, qui avait une structure très semblable politiques au Royaume du Sine, deux des Buumis plus importants sont: le Buumi Kaymor (Buumi des Kaymor) et le Buumi Mandak (Buumi des Mandak). Ces deux ont pris résidence à Kaymor et Mandak (dans le Saloum), respectivement. Dans le Sine, il y avait aussi le Buumi Nguess (Buumi des Nguess) et le Buumi Ndidor (Buumi des Ndidor)[7]. Bien qu'ils fussent tous importants, ils ne devraient pas être confondu avec le "Buumi", leur héritier présomptif[8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) Diouf, Niokhobaye. Chronique du royaume du Sine. Suivie de notes sur les traditions orales et les sources écrites concernant le royaume du Sine par Charles Becker et Victor Martin. (1972). Bulletin de l'Ifan, Tome 34, Série B, n° 4, (1972). p 777
  2. (en) Klein, Martin A. Islam and Imperialism in Senegal Sine-Saloum, 1847–1914. Edinburgh University Press (1968) pp 11-15 & 262
  3. Diouf, Niokhobaye. Chronique du royaume du Sine, p15
  4. Klein. p 173
  5. (fr) Sarr, Alioune. Histoire du Sine-Saloum. Introduction, bibliographie et Notes par Charles Becker, BIFAN, Tome 46, Serie B, n° 3-4, 1986–1987. pp 37-39
  6. Diouf, Niokhobaye. p 729 (p 18)
  7. Diouf, Niokhobaye. pp 712 & 731
  8. Klein. pp 14-16

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Diouf, Niokhobaye. Chronique du royaume du Sine. Suivie de notes sur les traditions orales et les sources écrites concernant le royaume du Sine par Charles Becker et Victor Martin. (1972). Bulletin de l'Ifan, Tome 34, Série B, n° 4, (1972).
  • (fr) Sarr, Alioune. Histoire du Sine-Saloum. Introduction, bibliographie et Notes par Charles Becker, BIFAN, Tome 46, Serie B, n° 3-4, 1986–1987
  • (en) Klein, Martin A. Islam and Imperialism in Senegal Sine-Saloum, 1847–1914. Edinburgh University Press (1968)