Bus Palladium

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Bus Palladium

Type Discothèque
Lieu Paris, France
Coordonnées 48° 52′ 51″ Nord 2° 20′ 05″ Est / 48.880719, 2.334686 ()
Inauguration 30 septembre 1965
Direction Benjamin Patou, Cyril Bodin
Site web http://www.lebuspalladium.com

Le Bus Palladium est une discothèque parisienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

À la Belle Époque, au 6, rue Fontaine, à Paris 9e dans le quartier de Pigalle, à l'emplacement de ce qui deviendra le Bus Palladium, existait un café-concert / restaurant nommé Princess's Soupers (directeur-propriétaire : Victor Paris). Sur une publicité des années 1910, on pouvait lire « Ouvert toute la nuit - Où tout Paris s'amuse - Chants tziganes, danses, attractions - Les chansons de Mayol sont chantées et jouées au Princess's tous les soirs ».

La discothèque Bus Palladium est créée le 30 septembre 1965, par James Arch, un jeune homme d'affaires français. Elle devient rapidement célèbre grâce à la venue de Salvador Dalí et au passage d'artistes renommés de l'époque comme les Beatles. En 1977, le groupe Téléphone y enregistre son premier 45 tours en public[1].

Au début des années 1960, James Arch avait eu l'idée de mettre en place un système de bus permettant aux jeunes de banlieue de se rendre dans les discothèques parisiennes. Par la suite, il décide de créer sa propre boîte de nuit. Il loue le local de l'Ange Rouge, une salle de Pigalle, et adopte le nom de Bus Palladium, d'après le nom de la célèbre boîte de New York, le Palladium, influencé par un article de Jacques Chancel intitulé « Des bus pour le Palladium ».

Hommages, références et évocations[modifier | modifier le code]

  • En 1966, dans sa chanson Qui est in? qui est out?, Serge Gainsbourg mentionne le Bus Palladium[2].
  • La même année Michel Delpech évoque le Bus dans un vers de sa chanson Inventaire 66 : « Un Tabarin en moins, un Palladium en bus »
  • Toujours en 1966, le jeune chanteur Antoine dit dans sa chanson Les Élucubrations : « À Nounours il a dit : "Bonne nuit mon bonhomme", Il est parti danser le jerk au Palladium[3] »
  • Le groupe français Diabologum y consacre la chanson Palladium rock sur leur album de 1994 Le goût du jour.
  • Création de Ouï love le Bus, émission de radio hebdomadaire diffusée sur Ouï FM, présentée par Nicolas Lespaule, et consacrée aux folles années du Bus Palladium.
  • En 2010, Christopher Thompson réalise un film intitulé Bus Palladium.
  • Le chanteur Jean-Roger Caussimon évoque également le Bus Palladium sur son album enregistré à l'Olympia en 1974.
  • Dans La folle Histoire du Palmashow, le DJ fictif David Sinclar interprété par Grégoire Ludig mixe dans certaines scènes de l'épisode dans le Bus Palladium.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bus Palladium, décryptage d'un revival
  2. « Qui est in ? Qui est out ? Tu aimes la nitroglycérine ? C'est au Bus Palladium qu'ça s'écoute. Rue Fontaine, il y a foule pour les petits gars de Liverpool »
  3. Vue le contexte français de la chanson, il s'agit sans aucun doute du Bus et non de la discothèque de New-York