Burgille

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Burgille
L'église.
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Canton Audeux
Intercommunalité Communauté de communes des Rives de l'Ognon
Maire
Mandat
Thierry Decosterd
2014-2020
Code postal 25170
Code commune 25101
Démographie
Population
municipale
530 hab. (2011)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 07″ N 5° 46′ 34″ E / 47.2686111111, 5.77611111111 ()47° 16′ 07″ Nord 5° 46′ 34″ Est / 47.2686111111, 5.77611111111 ()  
Altitude Min. 199 m – Max. 315 m
Superficie 9,28 km2
Localisation

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Burgille est une commune française située dans le département du Doubs en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

En 1972, une fusion a réuni les trois villages de Burgille, Chazoy et Cordiron. Chazoy était une seigneurie de Cordiron.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Burgille : Vigilias en 1120 ; Vergylles, Bregillis en 1130 ; Vegeles, Bergelles en 1137 ; Burgillas en 1185 ; Bergilis en 1234 ; Burgilles en 1258 ; Burgeilles en 1308 ; Burgilles en 1314 ; Burgille depuis 1443 - Chazoy : Chasoy en 1755 - Cordiron : Cordyrum en 1223 ; Cordiront en 1518 ; Courdiron en 1666[1].

Délaissant les rives de l'Ognon et du ruisseau du Moulin de Chazoy trop facilement inondables, la communauté de Burgille s'est établie sur les premiers mouvements de terrain au sud de la rivière.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chenevrey-et-Morogne
(Haute-Saône)
Marnay (Haute-Saône) Ruffey-le-Château Rose des vents
Courchapon N Franey
O    Burgille    E
S
Lantenne-Vertière Lavernay

Histoire[modifier | modifier le code]

À Burgille, en 2005, des fouilles géologiques ont mis au jour les vestiges d’une installation romaine du Bas-Empire située à proximité d'une villa occupée du Ier au IVe siècle[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1975 mars 1995 Robert Charles    
mars 2001 en cours Thierry Decosterd[3]   Président de la communauté de communes des Rives de l'Ognon.
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 530 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
284 291 289 284 273 264 264 264 249
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
211 208 227 189 212 202 187 182 168
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
163 158 148 132 125 124 128 137 120
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
106 114 202 231 250 327 390 401 522
2011 - - - - - - - -
530 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Détail par anciens villages[modifier | modifier le code]

Cordiron :

une tour carrée est le seul vestige du château qui appartenait en 1366 à la famille d’Oiselay. En 1584, on pouvait encore voir un corps de logis avec une grange et une muraille allant le long de la tour avec un pont-levis et un pont gisant.

En 1682, la maison de Bauffremont hérite de la seigneurie de Cordiron. Au XVIe siècle, la tour est utilisée comme prison.

Au XIXe siècle, le château devient une exploitation agricole et subit de nombreux dommages par manque d'entretien.

Depuis le début du XXIe siècle, le château a changé de propriétaire et fait l'objet de diverses campagnes de restauration. Ces travaux de restauration visent à sauver l'édifice de la ruine, et à lui restituer son état d'origine. C'est en effet l'un des derniers châteaux de Franche-Comté qui possède un donjon encore debout et d'une grande valeur historique pour la région. La toiture du donjon est remontée à l'identique en mars 2009, et la façade sud fait l'objet de travaux de maçonnerie visant à la consolider, son état menaçait la ruine. Le logis datant du XVIe siècle est remonté sur deux niveaux, on y accède par un escalier à vis du XVIe siècle. Les traces du pont-levis médiéval sont encore visibles dans le mur d'enceinte qui joint le donjon du XIIIe siècle et le corps de logis Renaissance. Le château de Cordiron fera l'objet d'une autre campagne de restauration en 2012, avec la pose de portes en chêne aux différentes ouvertures du donjon et la restitution du plafond à la française de la chambre du second étage du donjon.

  • On trouve aussi des vestiges de villas gallo-romaines.

Chazoy :

  • une ferme fortifiée dominée par un donjon du XVIe siècle. Le bâtiment conserve sur sa façade est deux grandes fenêtres Renaissance, à l’ouest une tourelle d’escalier est plaquée contre le mur. La porte d’entrée surmontée d’une tour est d’époque plus récente.
  • Le trésor des Séquanes à Chazoy[6].

Détail par types[modifier | modifier le code]

Vestiges préhistoriques et antiques

Villa gallo-romaine du Ie ou IIe siècle, la plus importante de Franche-Comté : substructions de 6 salles, galerie, cour, hypocauste, dallage, clous, tessons, tuiles.

Architecture civile

  • Restes d'une construction XVIe ‑ XVIIe siècle auxquels est accolé le château actuel du XVIIIe siècle.
  • Château du XVIe siècle de Chazoy : donjon carré, transformé en exploitation agricole.
  • Vestiges du château fort de Cordiron, démantelé sous Louis XIV : il subsiste la tour carrée, l'ancienne porte fortifiée, escalier à vis (IMH) et un corps de bâtiment de la fin du XVe siècle. Ce dernier en grande partie en ruine au début du XXe siècle a été en partie reconstruit à l'identique en 2002-2003.

Architecture sacrée

Église de style gothique flamboyant du XVIe siècle : nef unique, chœur rectangulaire, portail plein cintre, clocher-porche du XVe siècle voûté en berceau. Il n'y a pas d'église à Chazoy et Cordiron.

Activités culturelles[modifier | modifier le code]

Une salle de convivialité a été réalisée à Burgille avec le concours de l’association BCC Loisirs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 2, BESANÇON, CÊTRE,‎ 1983
  2. Inrap rapport d'activité 2006 page 77
  3. [PDF] Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. www.letresordessequanes.fr

Liens externes[modifier | modifier le code]

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