Buju Banton

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Buju Banton

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Buju Banton à Ilosaarirock en Juillet 2006

Informations générales
Surnom Buju Banton, Gargamel
Nom de naissance Mark Anthony Myrie
Naissance 15 juillet 1973 (41 ans)
Kingston - Drapeau de la Jamaïque Jamaïque
Activité principale Chanteur,deejay
Genre musical Reggae, ragga, roots reggae,reggae fusion,dancehall
Années actives Depuis 1987
Site officiel www.gargamelmusic.com

Buju Banton, de son vrai nom Mark Anthony Myrie, est né le 15 juillet 1973 en Jamaïque. Figure de la scène ragga et dancehall, il a fait ses débuts avec le single The Ruler en 1985, produit par Robert Ffrench et Stamina Daddy en 1986, produit par Winston Riley.

Dernièrement il a été condamné à 10 ans de prison pour trafic de drogue le 23 juin 2011[1]. Il clame depuis son innocence, le tribunal examine une demande d’annulation pour vice de procédure, Buju Banton pourrait obtenir un nouveau procès[2].

Origine du nom Buju Banton[modifier | modifier le code]

Buju est un surnom que l'on donne aux enfants joufflus, et que lui donna sa mère quand il était enfant. C'est un mot de la langue marron et qui désigne le fruit de l'arbre à pain.

Banton est un mot jamaïcain qui fait référence à quelqu'un qui a une attitude hautaine et un certain don d'élocution, mais c'est surtout le nom d'un artiste local, Burro Banton (en), que Buju admirait quand il était enfant. Cet artiste utilisait des vocalises graves et rugueuses que Buju a tout d'abord copiées avant de se les approprier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Buju Banton a émergé sur la scène dancehall dans le début des années 1990. À 19 ans, il se fait connaitre avec des titres au contenu explicite faisant souvent appel à la violence, la controverse va atteindre son paroxysme avec le titre Boom Bye Bye appelant à la mort des homosexuels. Bien que Buju Banton écrira par la suite des textes parlant d'amour et de société, il continuera de chanter cette chanson tout au long de sa carrière, mais participera tout de même à des actions d'aide des enfants atteints du SIDA. Il va même faire des titres engagés comme Murderer. Cependant Buju Banton a été impliqué dans le passage à tabac d'un groupe de 6 jamaïcains, réputés homosexuels, il a ensuite été acquitté sans que la lumière ne soit réellement faite sur sa participation[3]. La discographie importante de Buju Banton représente l'évolution de cet artiste controversé. Il est également l'oncle de Sean Kingston[4].

Le 23 juin 2011, Buju Banton est condamné a 10 ans de prison pour trafic de cocaïne par un juge fédéral de Floride (sud-est).Il avait été reconnu coupable de possession de plus de 5 kg de cocaïne « dans le but de la distribuer », par un jury fédéral le 22 février. À l'issue de sa peine, il devra encore passer cinq ans sous contrôle judiciaire. Selon des documents judiciaires, le musicien avait été arrêté en décembre 2009 après avoir voulu vendre pour 125 000 dollars de cocaïne à un agent infiltré de la lutte anti-drogue américaine (DEA) Il clame depuis son innocence, le tribunal examine une demande d’annulation pour vice de procédure, Buju Banton pourrait obtenir un nouveau procès[2].

En 2014 , l'un de ses phares titres , Champion qui fut sorti en 1995 , est remixé par DJ T-One dans sa nouvelle compilation One Drop Project sur un riddim de Mafio House,Parasite riddim.

Influences musicales[modifier | modifier le code]

Peter Tosh, Bob Marley, Burning Spear, Lee Scratch Perry, Jackie Mittoo et bien d'autres influences musicales issues de la richesse de l'héritage musical jamaïcain, dont Burro Banton, un artiste « vraiment lyrique et haut en couleurs » selon les termes de Buju lui-même.

Le style musical de Buju Banton relève essentiellement du reggae, du ragga et du new roots.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 1992 - Stamina Daddy (labels Techniques ; VP ; Jet Star 2001)
  • 1993 - Mr. Mention (labels Penthouse Records ; Jetstar)
  • 1993 - Voice of Jamaica (label Mercury)
  • 1995 - Meets Tony Rebel and Garnett Silk at the Superstar Conference (label Rhino)
  • 1995 - ‘Til Shiloh (label Loos Cannon)
  • 1995 - Champion
  • 1997 - Inna Heights (label VP)
  • 1998 - Small Axe (maxi) (label Next Music)
  • 1998 - Quick (label Exworks) Réédition de l’album STAMINA DADDY (1992) sous un autre nom
  • 2000 - Buju Banton And Posse - Rudeboys Inna Ghetto (label Jamaican Vibes)
  • 2000 - Destiny (maxi) (label Heartbeat)
  • 2000 - Unchained Spirit (label Epitaph)
  • 2000 - Dubbing with the Banton (album Dub) (label Germain / Penthouse Records)
  • 2001 - Gonna Bring Ya (labels Rremark ; Phantom 2001)
  • 2001 - The Best of the Early Years : 1990-1995 (label VP)
  • 2001 - Ultimate Collection (label Hip-o)
  • 2002 - The Best of Buju Banton (label Universal distribution)
  • 2002 - Want It (NYC music)
  • 2003 - Friends for Life (label VP)
  • 2004 - Buju and Friends (label VP)
  • 2004 - Rastaman Vibration
  • 2006 - Too Bad
  • 2009 - Rasta Got Soul
  • 2010 - Before The Dawn

Autres références[modifier | modifier le code]

  • 1997 - Chanting Down the Walls of Babylon (live avec Anthony B) (label RPR)
  • 2000 - Culture Warriors (label Brickwall)
  • 2000 - Flames of Freedom (label Artists Only)
  • 2001 - Giddeon War (Album one riddim produit par Buju) (label VP)
  • 2002 - It's All Over (Japanese import)
  • 2003 - Island Life (DVD) (Downtown)
  • 2003 - Reggae Dynamite (DVD Live avec Wayne Wonder) (RASTA Digital)
  • 2003 - Kings of Zion Part II (avec Sizzla, Junior Kelly et Capleton)

Notes et références[modifier | modifier le code]