Bugaled Breizh

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bugaled Breizh
Image illustrative de l'article Bugaled Breizh
L'épave du Bugaled Breizh sur le port militaire de Brest.

Type Chalutier
Histoire
Lancement 1987
Statut Coulé le 15 janvier 2004
Caractéristiques techniques
Longueur 24 mètres
Propulsion Moteur Diesel, 1 hélice
Autres caractéristiques
Équipage 5 personnes
Chantier naval Chantiers Bretagne Sud, Belz, Morbihan
Pavillon Drapeau de la France France
Port d'attache Loctudy, Finistère
Localisation
Coordonnées 49° 57′ 07″ N 5° 12′ 50″ O / 49.952, -5.21449° 57′ 07″ Nord 5° 12′ 50″ Ouest / 49.952, -5.214  

Géolocalisation sur la carte : Cornouailles

(Voir situation sur carte : Cornouailles)
Bugaled Breizh
Bugaled Breizh

Géolocalisation sur la carte : Manche

(Voir situation sur carte : Manche)
Bugaled Breizh
Bugaled Breizh

Le Bugaled Breizh (« enfants de Bretagne ») est un chalutier de Loctudy, Finistère (quartier maritime du Guilvinec). Il a coulé subitement le 15 janvier 2004, provoquant la mort de ses cinq marins.

La narration des faits[modifier | modifier le code]

Ce chalutier de 24 mètres de long, construit en 1987 à Pont-LoroisBelz, Morbihan) par les Chantiers Bretagne Sud (CBS), a coulé dans les eaux internationales, au large du cap Lizard (extrémité sud-ouest de la Grande-Bretagne) par 49° 42' 346" N et 5° 10' 454" W le 15 janvier 2004 à 12 h 23 UTC, soit 13 h 23 locales. Le bateau de pêche, propriété de Michel Douce, armateur et artisan-pêcheur, a entraîné dans son naufrage les 5 marins du bord : Yves Gloaguen, Georges Lemétayer, Pascal Le Floch, Patrick Gloaguen, Eric Guillamet. Le chalutier qui s'abritait de la tempête dans le petit port de Newlyn (en) depuis le début de la semaine était reparti et naviguait alors dans une mer relativement calme. Un autre chalutier l'Eridan donne l'alerte et les secours sont lancés (deux hélicoptères, deux canots de sauvetage, un remorqueur, bateaux de pêche se trouvant à proximité). Moins d'une heure après, un hélicoptère de la Royal Navy remonte deux corps et, selon les témoins deux ou trois radeaux de survie sont repérés mais ils sont vides[1].

L'épave sera renflouée en juin 2004, 5 mois après le naufrage.

Explications et enquêtes à la suite du naufrage[modifier | modifier le code]

Dans les jours suivant l'accident, de nombreuses explications ont été avancées pour expliquer la cause du naufrage.

La thèse de la collision avec un cargo[modifier | modifier le code]

Quelques heures après le naufrage, l’Andromède, un chasseur de mines de la Marine nationale, inspecte l'épave et donne une première explication sur les causes du naufrage : le Bugaled Breizh aurait été percuté par un navire de fort tonnage[2]. Tous les navires circulant en Manche ce jour là sont recensés et une cinquantaine de navires est inspectée. Un mois plus tard, le Seattle-Trader, un vraquier philippin est suspecté d'être le navire abordeur. Il est retrouvé en Chine où il est inspecté par des policiers chinois et des gendarmes maritimes français, avant d'être mis hors de cause au mois d'août 2004. Après le renflouement du Bugaled Breizh en juin 2004, ce qui apparaissait être un choc, s'avère être la compression de la cale à poisson sous la pression de l'eau. En novembre 2004, la justice abandonne définitivement la piste d'un bateau abordeur.

La thèse de l'accrochage avec un sous-marin militaire[modifier | modifier le code]

Quelques heures après le naufrage, un communiqué de la préfecture maritime de l'Atlantique annonce qu'un exercice militaire sous-marin de l'OTAN avait lieu autour de la zone du naufrage, mais que le premier sous-marin (le sous-marin néerlandais Dolfjin)[3] ayant fait l'objet de réparations suspectes aux yeux des marins[4] était à plus de 20 km. Le sous-marin britannique HMS Turbulent serait également suspecté car il aurait subi des réparations après l'exercice mais se serait trouvé à plus de 50 km du naufrage selon les autorités[5]. D'autres documents mentionnent la présence à proximité du sous-marin allemand U22 ainsi que d'autres sous-marins plus loin (un sous-marin nucléaire d'attaque britannique HMS Torbay et les 2 sous-marins nucléaires d'attaque français Rubis et Saphir)[6]. Le juge d'instruction envisage également la présence d'un sous-marin inconnu venu espionner l'exercice de l'OTAN[7].

Cette thèse permettrait d'expliquer des anomalies constatées sur l'épave :

  • le fait que la fune (câble) bâbord soit étirée de 140 mètres de plus que l'autre fune ;
  • les enfoncements de la coque qui seraient dus à un coulage rapide du bateau (expliquant le fait que les marins n'aient pas eu le temps de mettre les radeaux à l'eau)[8].

Selon Le Point[9],[10] qui en apporte des images, des traces de titane ont été retrouvées sur la zone de frottement du câble qui a été étiré (fune bâbord) du chalut du Bugaled Breizh, mais pas sur l'autre câble. La présence de ces traces de titane n'est pas encore expliquée, sachant qu'une grande majorité de peinture en contient.

Un an après l'accident, l'existence, ce jour-là, d'un exercice de sous-marin en plongée à proximité du lieu de naufrage est paru dans la presse, contrairement au communiqué officiel qui parlait d'un exercice ayant eu lieu le lendemain du naufrage[8].

Il existe plusieurs cas d'accrochages entre sous-marins et bateaux de pêche recensés. Ainsi dans les années 1980, le bateau de pêche Shéralga a coulé en mer d'Irlande : la marine britannique a affirmé n'avoir aucun sous-marin dans le secteur. Pourtant un photographe amateur avait pris une photo d'un submersible britannique le matin du drame, non loin du lieu de l'accident. La Royal Navy a reconnu sa faute et a indemnisé les familles[11].

Le 31 juillet 2008, les juges chargés de l'enquête, Richard Foltzer et Muriel Corre, ont transmis aux parties civiles les conclusions d'un rapport d'expertise rédigé par Dominique Salles, officier sous-marinier à la retraite. Celui-ci affirme que « la cause hautement probable du naufrage est celle d'une croche avec un sous-marin nucléaire d'attaque (SNA). »[12]

Le 10 décembre 2010, un article de l'hebdomadaire Le Marin cite un témoin anonyme qui identifierait le sous marin britannique HMS Turbulent comme étant impliqué dans le naufrage[13].

Critique de la thèse de l'accrochage avec un sous-marin militaire[modifier | modifier le code]

Des documents de l'OTAN ont été déclassifiés et transmis à la justice française.

En novembre 2006, le rapport d'enquête technique du BEA mer[14] estime que l'hypothèse de la croche du train de pêche par un sous-marin militaire n'est pas crédible. Sa conclusion est : « il apparaît donc au vu des éléments disponibles à ce jour qu'il n'y a pas suffisamment de cohérence entre l'hypothèse d'une croche du train de pêche par un sous-marin et les constatations matérielles faites sur le train de pêche. »

La ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie a indiqué à l'Assemblée nationale, lors d'une question au gouvernement[15], posée par la députée du Finistère Hélène Tanguy, que les éléments d'information en sa possession ne lui permettent pas « de suspecter un sous-marin d'être à l'origine du naufrage ».

À propos de la présence de sous-marins, celle-ci a également précisé :

« En ce qui concerne l'exercice interallié qui mettait en cause trois sous-marins, les autorités britanniques ont communiqué les positions des sous-marins britanniques et néerlandais et les autorités françaises ont communiqué celles du sous-marin français dès que cela a été demandé. À la demande de la préfecture maritime de l'Atlantique, les autorités britanniques ont également été amenées à communiquer les positions de tous les navires et de tous les sous-marins à la mer le 15 janvier dans les zones concernées, y compris ceux qui participaient à un exercice naval britannique, et donc indépendant de l'exercice interallié. Comme l'ont réaffirmé les autorités britanniques, si elles n'ont pas communiqué la position d'un autre sous-marin que vous avez cité, le Turbulent, c'est parce que celui-ci n'était pas à la mer le 15 janvier. Il n'est parti que le 16 au matin pour rentrer le soir du même jour à la suite d'incidents techniques. »

En ce qui concerne la présence de titane, le rapport du BEA minimise son importance, en indiquant que « le titane est couramment utilisé comme pigment sous forme de dioxyde de titane. Le fournisseur des peintures utilisées à bord du Bugaled Breizh a confirmé aux enquêteurs que les peintures utilisées (...) contiennent comme beaucoup d'autres du dioxyde de titane comme pigment. »

Le rapport du Bureau enquêtes accident[modifier | modifier le code]

Le rapport du BEA mer a été publié le 27 novembre 2006. Les hypothèses étudiées sont :

  • l’envahissement d’un compartiment sous le pont de franc-bord ;
  • l’abordage avec un navire en surface ;
  • la croche du train de pêche par un sous-marin ;
  • la croche du train de pêche avec un obstacle de fond ;
  • l’enfouissement du train de pêche sur le fond.

Le rapport exclut l'hypothèse de croche du train de pêche par un sous-marin militaire et conclut que « l'hypothèse de l'enfouissement du train de pêche est celle qui paraît le plus en adéquation avec les constatations matérielles »[16]. Il sera défendu par le procureur, Anne Kayanakis, qui retiendra la thèse de l'accident de pêche.

Ce rapport a été accueilli avec scepticisme par le milieu de la pêche qui a pointé le manque d'indépendance du BEA, placé sous l'autorité directe du ministère des transports. Ils soupçonnent l'État français de vouloir étouffer l'affaire, pour éviter un incident diplomatique avec ses alliés militaires[17].

Les conclusions du rapport du BEA mer sont contredites par le rapport de l'Ifremer

Le rapport de l'Ifremer[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la procédure pénale, un rapport a été commandé à l'Ifremer. Ce rapport, rendu public en avril 2008[17], affirme, après simulations informatiques, que la thèse de l'enfouissement du train de pêche sur le fond n'est pas possible[18].

Les procédures administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

La procédure pénale[modifier | modifier le code]

Le procureur de la République de Quimper, Roland Esch se saisit de l'affaire le jour du naufrage, à la suite de la découverte des deux premiers corps des marins. Il se dessaisit 3 jours plus tard au profit des deux juges d'instruction de Quimper : Richard Foltzer et Muriel Corre, comme le veut la loi.[réf. nécessaire] Le procureur de la République, Roland Esch est nommé fin août 2004 vice-président du Tribunal de grande instance de Mâcon. Son remplacement est assuré par Anne Kayanakis qui prend ses fonctions comme procureur de la République de Quimper le 1er septembre 2004.

Au 28 juin 2007, le juge d'instruction chargé du dossier aurait, selon les familles des victimes, indiqué que la thèse de l'accrochage avec un sous-marin, pouvant participer aux manœuvres de l'OTAN dans la zone, était « la plus plausible[19]. »

La thèse de l'accrochage avec un sous-marin est importante pour les familles des victimes et pour le propriétaire du bateau car elle est susceptible d'entraîner la responsabilité de l'État concerné et donc une indemnisation par celui-ci.

Une perspective de non-lieu a été évoquée par le procureur de la république de Quimper, Anne Kayanakis en juin 2007 prévoyant la clôture rapide de l'enquête[20] tandis qu'au contraire les familles de victimes envisagent en septembre 2007 de demander l'audition de Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense à l'époque [21]

En décembre 2007, toujours selon un avocat des parties civiles, Me Michel Kermarrec, un rapport de l'Ifremer commandé pour l'instruction remettrait en cause la thèse de la croche du chalut dans le sable retenue par le BEA mer pour expliquer l'accident[22],[23].

Le 27 novembre 2009, la cour d'appel de Rennes ordonne un complément d'enquête. La cour confie cette mission à l'expert Dominique Salles qui devra rendre son rapport au 31 mars 2010. Selon le rapport de cet expert, il « existe une probabilité pour qu'un sous-marin nucléaire d'attaque américain soit impliqué dans le naufrage ». Ce sous-marin nucléaire, selon le même rapport, se serait trouvé dans la zone du naufrage lors d'une mission d'observation discrète d'un transport de résidus nucléaire vitrifiés au départ du port de Cherbourg[24].

Le 4 juillet 2013, les juges d'instruction nantais chargés de l'enquête remettent leur rapport et notifient la fin de l'instruction[25]. Les avocats des parties civiles demandent alors des investigations supplémentaires, et présentent pour ce faire de nouveaux éléments aux juges[26]. Le 21 octobre 2013, les juges d'instructions établissent par ordonnance un refus pour prolonger les investigations proposées par les avocats[27].

La procédure administrative[modifier | modifier le code]

Parallèlement, une enquête administrative a été mise en œuvre par le BEA mer, comme c'est le cas dans ce genre de circonstances. Ce rapport n'a pas pour but d'établir des responsabilités mais de déterminer et de contrôler les normes de sécurité de la navigation, dans un souci d'amélioration de la sécurité en mer[28]. Une copie de ce rapport a été transmise au juge d'instruction en novembre 2006 et a conclu à la thèse de l'accident, les experts de BEA mer estimant que des chaînes du chalutier ont accroché des fonds sablonneux et exclut la thèse de l'accrochage avec un sous-marin au motif que le chalut n'aurait pas été retrouvé à plat et enfoui dans le sable dans ce cas là[29]. Ce rapport ne lie pas le juge d'instruction qui fait appel à d'autres experts, qui eux ont décelé la présence de titane sur les câbles alors que le BEA mer n'a pas accès au dossier. L'avocat des victimes a dénoncé des conclusions incohérentes, inadmissibles et « un mensonge d'État »[30].

La plainte pour entrave à enquête[modifier | modifier le code]

Les familles de victimes reprochent aux autorités d'entraver l'enquête judiciaire en ayant publié un communiqué erroné comme quoi il n'y avait pas eu d'exercice militaire sous-marin le jour du naufrage, en dissimulant des documents ou en faisant une enquête parallèle du BEA mer, ils reprochent également le manque de coopération des autorités britanniques et allemandes[4]. Leur avocat a donc déposé plainte contre X pour entrave à l'enquête fin janvier 2007.

Médias[modifier | modifier le code]

Livres
  • Jacques Losay, Bugaled Breizh : l'enquête torpillée, Lopérec, Locus Solus, 2014, (ISBN 9782368330364)
  • Yann Queffélec, Adieu « Bugaled Breizh », éd. du Rocher, 2009
  • Yann Queffélec, On l'appelait Bugaled Breizh, L’Archipel, 2014
  • Laurent Richard et Sébastien Turay, Le « Bugaled Breizh », les secrets d'états autour d'un naufrage, éd. First, 2007, (ISBN 2754002979)
Journaux
  • L'enquête de Julie Le Bolzer dans Siné-Hebdo no 52 du 2 septembre 2009 :
    • « Disparition du Bugaled Breizh : La vérité fera-t-elle surface ? »
    • Les 5 membres d'équipage du Heïdi, un autre bateau de pêche qui serait arrivé avant l'Éridan sur les lieux du naufrage, ne parleront pas.
Télévision
  • L'Énigme du « Bugaled Breizh », réalisé par Serge Marie, 2005
  • Un « téléfilm du réel » est en préparation pour un tournage prévu au printemps 2007 et une diffusion sur TF1.[Passage à actualiser]
Musique
  • Le Bugaled Breizh, du groupe Avurnav!.
  • Bugale Breizh, chanson de Nolwenn Korbell dont le thème est l'analogie entre le naufrage du bateau, dont le nom signifie « enfants de Bretagne », et le traitement réservé aux Bretons et à leur culture au cours du XXe siècle.
  • Le « Bugaled Breizh », du groupe Pavillon Noir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent Richard et Sébastien Turay, Le Bugaled Breih - Les secrets d'Etat autour d'un naufrage, First Editions,‎ 2011, p. 111
  2. Communiqué du ministère des transports et de la mer
  3. France 3 - « Bugaled Breizh, l’enquête rebondit encore »
  4. a et b CREFMPM - « Naufrage : La coopération internationale jugée mauvaise »
  5. Le Télégramme - « Bugaled Breizh. Enquête sur le naufrage », janvier 2006
  6. Le portail des sous-marins > « Bugaled Breizh : erreurs et omissions pour “Pièces à conviction” »
  7. Le portail des sous-marins > « Un sous-marin espion accusé d'avoir coulé le Bugaled Breizh »
  8. a et b « Bugaled Breizh, Secrets d'État » dans l'actualité en Bretagne sur Breizhoo
  9. Article Agence Reuters, 21 septembre 2006
  10. Enquête des journalistes du magazine Le Point, Article du Point
  11. Laurent Richard, Sébastien Turay, « Bugaled Breizh » - Secrets d'états autour d'un naufrage, First Editions / Celtique League, 2007, (ISBN 2754002979)
  12. « Bugaled Breizh : hypothèse d'un sous-marin « hautement probable » dépêche AFP du 31/07/2008
  13. « Un sous marin britannique ? », L'Express
  14. [PDF] rapport d'enquête technique du BEA mer
  15. « Questions au gouvernement », 4 mai 2005, Site de l'Assemblée nationale
  16. Rapport officiel du BEA mer
  17. a et b « Bugaled-Breizh. La bataille des magistrats » in Le Télégramme, 31 juillet 2008
  18. France Info - France
  19. « La thèse du sous-marin est « la plus plausible » dans le naufrage du Bugaled Breizh », Le Monde, 28 juin 2007.
  20. Le portail des sous-marins > « Bugaled : Alliot-Marie bientôt auditionnée ? »
  21. « Alliot-Marie bientôt auditionnée », Europe 1
  22. L'Indépendant
  23. Le Télégramme - « Côtes-d'Armor - Bugaled-breizh »
  24. « Bugaled-Breizh : l'enquête relancée », Le Figaro, 2 juillet 2010
  25. « Bugaled Breizh. Instruction terminée : les parties civiles ont 3 mois pour réagir », Ouest France, le 4 juillet 2013.
  26. « Bugaled Breizh : les avocats se démènent pour que l'instruction se poursuive », France 3 Bretagne, le 1er octobre 2013
  27. « Bugaled-Breizh. Les juges refusent de poursuivre les investigations », Ouest-France, 21 octobre 2013
  28. Site du BEA mer
  29. « Bugaled Breizh: c'était un accident », L'Express
  30. « Bugaled Breizh : la thèse du sous-marin écartée », 20Minutes.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • (fr) Rapport (Archif) du Bureau d'enquête sur les accidents en mer