Bryan Donkin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Bryan Donkin

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

L'ingénieur Bryan Donkin

Naissance 22 mars 1768
Sandoe, Northumberland, Angleterre
Décès 27 février 1855 (à 86 ans)
Nationalité Britannique
Profession
Descendants
John Donkin, Bryan Donkin, Thomas Donkin et trois autres enfants.

Bryan Donkin né le 22 mars 1768 à Sandoe en Angleterre et mort le 27 février 1855 est un ingénieur et homme d'affaires britannique. De ses six fils, trois (John, Bryan et Thomas), sont aussi devenus ingénieurs.

Ses débuts[modifier | modifier le code]

Donkin commença à travailler dans le même domaine que son père, qui se chargeait des cadastres et de la vente de terrains, et fut au service de John Frederick Sackville, le 3e Duc de Dorset, pendant un an ou deux.

Carrière[modifier | modifier le code]

Durant sa période de travail pour le Duc de Dorset, Bryan Donkin demanda à une connaissance de son père, John Smeaton, comment devenir ingénieur[1]. Suivant l'avis de ce dernier, il se fit, en 1792, apprenti de John Hall qui avait fondé la Dartford Iron Works en 1785 dans la ville de Dartford, situé dans le comté du Kent. Peu de temps après avoir complété son apprentissage, il décida de partir en affaires à Dartford, avec l'appui de John Hall, afin de produire des moules pour la fabrication du papier, qui à l'époque étais fait à la main. Puis, en 1798 il se maria avec Mary Brames, fille de Peter Brames. Celui-ci était un propriétaire terrien et maraîcher des environs, reconnu pour supporter le courant méthodiste. C'est ainsi que Donkin devint le beau-frère de John Hall, qui avait épousé en 1791 la sœur ainée de Mary[2].

La Machine Fourdrinier[modifier | modifier le code]

En 1801-02 Bryan Donkin se fit confier le développement d'un prototype de machine à papier, connu sous le nom de la machine Fourdrinier, qui posait plusieurs problèmes techniques. Il s'établit donc à Londres en 1802 et fonda la compagnie connue sous le nom de la Bryan Donkin Company, qui est 200 ans plus tard, encore en affaire dans de nombreux pays.

En 1804, il réussit à produire une machine fonctionnelle et l'année suivante, il en fit une version améliorée. On comptait, en 1810, 18 machines dans différents moulins. Même s'il n'en était pas l'inventeur, Bryan Donkin est reconnu comme celui l'ayant améliorée et rendue concrètement utilisable. Sa compagnie continua de produire les énormes machines et en 1851 en avait vendu près de 200 autour du globe[3],[4].

Une Presse typographique[modifier | modifier le code]

Bryan Donkin travailla aussi avec des presses typographiques. En collaboration avec l'imprimeur Richard Mackenzie Bacon de la ville de Norwich, il obtint, en 1813, la lettre patente d'une machine à "impression polygonale". Celle-ci utilisait des caractères d'imprimerie placés sur un prisme rotatif. L'encre y était apposée par un cylindre dont la position était relative aux irrégularités du premier prisme alors que le papier s'enroulait autour d'un second prisme.

Bien qu'une de ces machines ait été montée pour l'Université de Cambridge, elles se sont montrées trop compliquées et peu efficaces pour assurer un encrage de qualité. Elle fut cependant la première machine à introduire des rouleaux de matériaux composites, une avancée technologique comparativement aux rouleaux recouverts de cuir de Friedrich Koenig[5].

Les Boîte de conserves[modifier | modifier le code]

Bryan Donkin, maintenant partenaire dans la compagnie de John Hall, s'est intéressé au problème de la conservation des aliments en conserve. Suite à plusieurs tentatives et expérimentations, il acquiert, en 1812, la lettre patente de Pierre Durand pour la somme de 1000 Livre sterling. Celui-ci avait conclu une entente avec Philippe de Girard pour les idées de Nicolas Appert. En association avec Hall et Gamble il ouvre une usine de boîtes de conserves à Bermondsey. Elle fut la première usine à produire des boîtes de conserve en fer blanc. Donkin proposa à l'amirauté britannique de faire l'essai de son produit. En 1814 la première commande d'importance notable fut faite à la compagnie de Donkin, Hall et Gamble afin de fournir de la viande en conserve aux marins et aux soldats anglais. Cette même entreprise fusionna plus tard avec la compagnie Crosse & Blackwell[6].

Un ancêtre de l'ordinateur[modifier | modifier le code]

L'ingénieur civil[modifier | modifier le code]

Autres travaux[modifier | modifier le code]

Liens avec des organisations prestigieuses[modifier | modifier le code]

En 1805, avec John Hall entre autres, il forma la Society of Master Millwrights et fut son trésorier.

Il fut membre de la Société Royale des Arts et devint vice-président puis président du Comité de la Mécanique.

Il fut un des instigateurs et vice-président de l'Institution of Civil Engineers qui fut fondé par un de ses protégés, Henry Robinson Palmer. Il aida aussi l'Institution à obtenir sa charte royale en 1828 par l'avance d'une somme de 100 Guinée.

Il fut élu membre de la Smeatonian Society of Civil Engineers en 1835 et la présida en 1843[7]

Il est un des membres fondateurs de la Royal Astronomical Society.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en) Donkin, Sydney Bryan. Bryan Donkin FRS MICE 1768-1845. London, Transactions of the Newcomen Society, Vol 27 (1949-51), p. 85-96
  2. (en) Hesketh, Everard, J & E Hall Ltd 1785 to 1935, Glasgow University Press, 1935.
  3. (en) William Walker Jr., Memoirs of the Distinguished Men of Science of Great Britain Living in the Years 1807-8, London, W. Walker & Son,‎ 1862 (lire en ligne), p. 75–77
  4. (en)A Brief Account of Bryan Donkin FRS and of the Company he Founded 150 years ago. Bryan Donkin Company Ltd, Chesterfield, 1953
  5. Luke Herbert, The Engineer's & Mechanic's Encyclopedia, Kelly,‎ 1849, p. 345
  6. (en) Gordon L. Robertson, Food Packaging: Principles and Practice, Boca Raton (Florida), CRC Press,‎ 2005, 2e éd. (ISBN 978-0-8493-3775-8, LCCN 2005043706), p. 123
  7. (en) Watson, Garth (1989), The Smeatonians: Society of Civil Engineers, London: Thomas Telford, ISBN 0-727-71526-7

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]