Bruno Chauvierre

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Bruno Chauvierre
Image illustrative de l'article Bruno Chauvierre
Fonctions
Parlementaire français
Député 1986-1988
Gouvernement Ve République
Groupe politique FN (1986)
NI (1986-1988)
Biographie
Date de naissance 22 décembre 1942
Résidence Nord

Bruno Chauvierre, est un homme politique français né le 22 décembre 1942 à Uzay-le-Venon (Cher). Docteur en psychologie, ce spécialiste des sciences cognitives fut directeur de l'UER des Techniques de réadaptation de l'université de médecine de Lille.

Biographie[modifier | modifier le code]

Membre du RPR, il est secrétaire de la fédération départementale du Nord, conseiller municipal de Lille à partir de 1977. Candidat du RPR à Lille aux élections législatives de 1978, contre Pierre Mauroy, il met le maire de Lille en ballotage (44 % des voix au deuxième tour).

Il est tête de liste RPR/UDF à Lille, toujours contre Pierre Mauroy, en mars 1983. À l'issue d'une campagne mouvementée, pendant laquelle sa maison de Wattignies est détruite par un incendie[1], il est battu avec un score de 47,2 %, qui reste le meilleur résultat de la droite aux élections municipales de Lille sous la Vème République.

Après avoir démissionné du RPR, il est élu conseiller général en mars 1985 en devançant dans le canton de Lille-Sud-Ouest tous les partis politiques au premier tour et obtient au second tour 52,91 % des voix contre Gérard Thieffry, vice-Président du Conseil général.

En septembre 1985, après la décision de Francois Mitterrand d'introduire la proportionnelle dans les élections législatives, Bruno Chauvierre crée dans le Nord une liste de Rassemblement National unissant aussi bien des membres du Front National que des sympathisants du CNI. Cette liste obtiendra aux élections législatives de mars 1986 11,35 % des voix et trois élus. Une fois élu député, Bruno Chauvierre siège à l'Assemblée dans le groupe FN, mais il en démissionne deux mois plus tard, après le refus du groupe parlementaire de voter l'investiture au gouvernement de Jacques Chirac. Il siège alors avec les non-inscrits. Rejoint peu après par Yvon Briant, député apparenté FN et membre du CNI, il entend apporter « un appui constructif à l'apparition d'une véritable politique libérale pour la France ».

En juin 1988, investi par le CNI, Bruno Chauvierre tente de retrouver son siège de député dans la circonscription de Pierre Mauroy mais il obtient moins de 8 % des suffrages exprimés. Après ce revers, il rejoint le RPR.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Cahiers de Rémy de Gourmont en collaboration avec Renaud Rosset (1963)
  • Débilité et Théorie de l'intelligence (1974)
  • Réflexions sur les "désordres intellectuels" (1977)
  • Les Déficits intellectuels chez l'enfant (1979)
  • Étude du fonctionnement cognitif dans la lecture et la compréhension de textes (1991)
  • L'Intelligence politique. Thèse pour le Doctorat d'État ès lettres et Sciences Humaines (1993)

Sources[modifier | modifier le code]

  • Base Traitement et exploitation des résultats électoraux du monde.fr
  • « Le Front national vingt ans après — IV. La mémoire des repentis », Le Monde, 9 février 1992
  • « La préparation des élections régionales — Nord : le retour de M. Chauvierre », Le Monde, 18 février 1992
  • Boris Roman, Le Majorat de Pierre Mauroy (1973-1995), mémoire de maîtrise en histoire, sous la direction de Robert Vandenbussche, université de Lille-III-Charles-de-Gaulle, 1999
  • Michel Winock (dir.), Histoire de l'extrême droite en France, éd. du Seuil, coll. « Points », 1994

Références[modifier | modifier le code]