Bruguières

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Bruguières
L'Hôtel de Ville
L'Hôtel de Ville
Blason de Bruguières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Arrondissement de Toulouse
Canton Canton de Fronton
Intercommunalité Communauté urbaine de Toulouse Métropole
Maire
Mandat
Philippe Plantade
2014-2020
Code postal 31150
Code commune 31091
Démographie
Gentilé Bruguiérois, Bruguiéroises
Population
municipale
5 007 hab. (2011)
Densité 554 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 43′ 30″ N 1° 24′ 44″ E / 43.725, 1.41222222222 ()43° 43′ 30″ Nord 1° 24′ 44″ Est / 43.725, 1.41222222222 ()  
Altitude Min. 116 m – Max. 175 m
Superficie 9,03 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Bruguières est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Bruguiérois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Toulouse, située dans son pôle urbain à 15 km au nord-ouest de Toulouse, sur l'Hers-Mort.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bruguières
Saint-Jory Saint-Sauveur Cépet
Lespinasse Bruguières Gratentour
Lespinasse
Saint-Alban
Saint-Alban Castelginest

Transports[modifier | modifier le code]

Accès par l'autoroute A62 sortie sortie 11.

Plusieurs lignes de bus Tisséo relient la commune au métro Toulousain :

  • La ligne Liste des lignes de bus de Toulouse 33​​​​​​​​​​​​​​​ part de la station de métro Argoulets jusqu'à la mairie.
  • La ligne Liste des lignes de bus de Toulouse 69​​​​​​​​​​​​​​​ part de la station de métro La Vache jusqu'à son terminus Bruguières.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bruguières tire son nom des brugues (ou bruyères) qui fleurissaient ses coteaux. La forêt recouvrant non seulement les hauteurs comme aujourd'hui, mais aussi la plaine de chaque côté de l'Hers.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

On a découvert 2 sarcophages mérovingiens en 1979 lors des travaux du péage de l'autoroute A62[1].

De même, en 2004, lors de la construction d'un lotissement à La Mouline, il a été repéré des vestiges de céramiques et d'amphores romaines, à proximité d'un ancien cimetière des environs XIe siècle. Ces découvertes ont donné lieu à un sauvetage archéologique permettant la fouille du site du Moyen Âge. Plus de 330 sépultures et plus de 180 fosses diverses (silo, dépotoir, extraction, etc.) ont été fouillées, cernant l'occupation à un cimetière daté au radiocarbone entre le VIIIe siècle et le XIIIe siècle, associé à un habitat médiéval[2].

Le nom du village de Bruguières apparaît dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Sernin comme étant en sa possession après avoir été dépendant de celle de Moissac.

Une église déjà dédiée à saint Martin est mentionnée en 1080.

À la fin du Moyen Âge, à l'époque de guerre de Cent Ans, le village s'entoure d'une enceinte fortifiée, comme tous les villages des alentours. En subsiste la disposition resserrée des maisons autour d'un puits, ainsi que le nom de rue du Fort. Cependant, on crée hors les murs une vaste place rectangulaire (plus grande que celle du Capitole de Toulouse) avec sur le côté est le château du Castelet (banque). On y trouvait le four banal, la forge, une fontaine.

Ancien régime[modifier | modifier le code]

En 1511, il est décidé de refaire l'église en reprenant ce qui restait de l'église primitive romane. Elle n'est terminée qu'en 1538. Sa consécration solennelle n'interviendra que le 20 mai 1550. Peu après, en 1562, elle fut incendiée par des « Reistres » allemands à la solde des protestants de Montauban.

Plus tard, côté nord, Georges d'Olive, seigneur de Bruguières construit en 1657 l'actuel château (restaurant). Un autre château se situait au Petit Paradis (ou paravis), c'est-à-dire sur la bretelle d'accès vers Toulouse de l'autoroute A62. Il a été vendu et démoli en 1845.

La plupart des terres appartenaient à de riches toulousains. Les habitants étaient surtout des paysans employés à la journée. Les coteaux sont alors garnis de nombreuses vignes.

Le pont sur l'Hers existait au XVIIe siècle.On s'acquittait d'un péage pour le franchir. Auparavant, on franchissait la rivière à gué, comme en témoigne le nom de Gamouna (gué des moines), situé sur le chemin de Bruguières au monastère de Lespinasse (fondé en 1114). La rivière Hers a été détournée en 1778 en supprimant le grand méandre en amont du pont.La chaussée du moulin de La Mouline elle, avait déjà été détruite en 1771.

En 1786, on réaménage la côte de Bruguières en coupant tout droit.

Les seigneurs de Bruguières[modifier | modifier le code]

La juridiction de Bruguières est passée entre de nombreuses mains jusqu’au XVIe siècle. Puis en 1560, le seigneur de Saint-Jory, Michel Dufaur († 1561), président du Parlement de Toulouse, rachète la juridiction de Bruguières. Ses enfants Charles Dufaur († 1575), puis Pierre Dufaur (1540-1600) président du Parlement et fait baron par Henri IV, lui succéderont. Le fils de ce dernier, Jacques Dufaur († 1616) conseiller au parlement, sera seigneur de Saint-Jory et Bruguières jusqu’en 1613.

Puis Jean d’Olive, avocat et syndic général du Languedoc (1579-1623) rachète la juridiction de Bruguières. Sa femme Marguerite d’Espaigne de Novital (1587-1653) prendra la suite. Leur fils Georges d’Olive (1620-1693) marié avec Marie-Louise Dufaur (1612-1669,) fille du Jacques Dufaur précédemment cité, fut seigneur de Bruguières de 1638 à 1693 (55 ans !). Son fils Jean-François d’Olive (1645-1713) lui succède.

N’ayant qu’une fille Marie-Anne d’Olive, elle se marie avec François Brandouvin de Balaguier, marquis de Beaufort. Ce dernier sera seigneur de Bruguières jusqu’à sa mort en 1723. Sa veuve, Marie-Anne d’Olive, prendra la suite jusqu’à ce soit leur fils, Joseph de Beaufort, lieutenant (1711-1765), qui reprenne le titre. Un de leurs 11 enfants, Joseph-Michel de Beaufort, lui aussi militaire, (1746-1795) sera le dernier seigneur de Bruguières. Il connaîtra une fin tragique comme émigré aux côtés des Anglais à Quiberon en Vendée. Contrairement à son père qui résidait à Bruguières, ce dernier était plus souvent à Paris où il s’était marié en 1781.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Bruguières

Son blasonnement est : écartelé : au premier et au quatrième d'azur à la croix cléchée, vidée, pommetée de douze pièces d'or, au second et au troisième de gueules aux trois bandes d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Depuis quelques années, un conseil municipal des jeunes y a été créé.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la cinquième circonscription de la Haute-Garonne, et de la Communauté urbaine de Toulouse Métropole depuis (2011)

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 1975 Pierre Aubinel SE  
1975 1994 René Albus SE  
1994 2001 Jacques Chabosi SE  
mars 2001 en cours Philippe Plantade DVD  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 007 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
350 394 413 457 536 539 557 561 560
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
570 579 578 610 629 628 632 622 655
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
607 627 586 533 591 599 638 566 669
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
813 1 169 1 726 2 524 3 056 3 862 4 552 4 594 4 967
2011 - - - - - - - -
5 007 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Bruguières, à côté de la mairie et datant du XVIIe siècle, malheureusement défiguré par l'extension ancienne de l’hôtel-restaurant occupant encore actuellement les murs. Une des quatre tours d'angle a disparu.
  • Église Saint-Martin, rebâtie en brique au XVIe siècle. Son clocher mur typique de la région toulousaine comporte 5 fenêtres. L'ancienne entrée (avant 1862) abrite un petit musée qui présente quelques vêtements et vases liturgiques. Mais surtout, elle expose la statue en bois polychrome de Notre-Dame de Grâce XIVe siècle. Cette statue, vénérée comme miraculeuse, est le seul vestige de la chapelle qui lui était dédiée en haut du village.
  • Quartier Notre-Dame. Dans l'actuelle impasse du Prieuré s'élevait de 1450 à 1793, une vaste chapelle de briques (25 x 10 m) avec un clocher, dédiée à Notre-Dame de Grâce. Elle était, sur le point le plus haut du village, visible de fort loin. Le pèlerinage du 8 septembre prenant de l'ampleur, elle fut rebâtie en 1602. Puis en 1605, les frères dominicains fondèrent un vicariat (couvent annexe de celui de Toulouse). Ce bâtiment existe encore, contrairement à la chapelle qui a été entièrement détruite à la Révolution.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Germain-François-Marie Cucsac : Bienfaiteur de la commune, il fonda l'hospice devenu depuis maison de retraite.

Germain-François-Marie de Cucsac

Il était trésorier général de France. Il est mort à Toulouse le 7 avril 1809, place de la monnaie (actuelle place du Salin) . Fils de Philippe Cucsac (né le 5 janvier 1679) et de Françoise d’Augery. Il succède en 1754 à son père. Sa mère, fille de Marguerite Augery de la Roquebouillac, avait de grands biens à Bruguières.

En 1789, Trésorier honoraire, il fut convoqué à l’assemblée de la noblesse de Toulouse. Il fit don à la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse de grandes tapisseries des Gobelins qui sont toujours exposées dans la nef ancienne.

Son oncle, Germain Cucsac (1680-1743), juge garde de la monnaie fut capitoul en 1737. Deux de ses fils eurent des destins tragiques lors de la Révolution : Bernard-François Cucsac (1728-1792) supérieur du séminaire Saint-Sulpice fut massacré aux Carmes de Paris. Il a été béatifié pour cela. Un autre frère, Germain-Marie-Anne Cucsac (1735-1794), conseiller au Parlement, fit partie des 8 parlementaires toulousains guillotinés à Paris.

Germain-François-Marie Cucsac a réussi à sauver pendant la Révolution, les grands biens qu’il possédait à Bruguières et qu’il tenait surtout de sa mère. Il devait être célibataire.

Dans son testament du 5 Thermidor an 13 (21 juillet 1805) il demande « que soient formés les établissements de charité suivants :

  • Une maison de charité et de secours à domicile pour le soulagement des pauvres malades et infirmes et instruction des jeunes filles de Bruguières, Castelginest et Saint-Sauveur. Établissement desservi par 3 sœurs de Saint-Vincent de Paul.
  • Une école gratuite dans la commune de Bruguières pour l’instruction des jeunes garçons pauvres desservie par un prêtre catholique payé 1 000 F par an.
  • Je veux que le surplus de mon hérédité serve de dotation à l’hospice que j’entends fonder au dit Bruguières »

Les héritiers de M. Cucsac ont contesté ce legs. Un procès les opposa à la commune jusqu’en 1812. La maison de M. Cucsac (donnant sur l’actuelle rue des Sports) et son vaste jardin ont été alors transformés en 1816 en hospice et école de filles.

Maison de retraite de Bruguières.

Ce fut l’origine de la maison de retraite de Bruguières tenue du 1er juin 1817 jusqu’en septembre 2007 par les Sœurs de Saint Vincent de Paul. La communauté comptera jusqu’à dix sœurs. L’école a fonctionné jusqu’en 1955.

Le domaine de 150 ha appartenait alors au bureau de bienfaisance, ancêtre du CCAS de la commune. Ces terrains de Cap de Jouan et de Canet, un moulin à vent, et un four étaient alors mis en fermage aux enchères (Journal de Toulouse |27/4/1826 et 6/4/1844 Bibliothèque municipale de Toulouse).

Une statue en l’honneur de M. Cucsac s’élevait sur la place à l’emplacement de l’actuelle mairie. Seule une rue de Bruguières rappelle son nom. Pourtant, la prospérité récente de la cité provient en grande partie des recettes fiscales issues de la zone industrielle bâtie sur ces terrains. Appartenant au CCAS, ils ont été mis en vente progressivement au profit de la maison de retraite. La nouvelle maison de retraite EHPAD Saint Vincent de Paul, gérée par la APAJH 31, et ouverte le 1er juin 2009 a été construite sur ce qui restait du jardin Cucsac.

« Décret impérial du 23 juillet 1810 qui autorise l’acceptation du legs fait par le sieur Cucsac au profit des pauvres des communes de Bruguières, Saint-Sauveur et Castelginest. »

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Vidal, Les sarcophages mérovingiens de la Tourasse à Toulouse et du Petit Paradis à Bruguières (Haute-Garonne), Archéologie Médiévale, t.11, 1981, p. 239-251.
  2. Voir la notice descriptive dans la revue Archéologie Médiévale, t.36, 2006, p. 325-326.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011