Brugia malayi

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Le filaire de Malaisie (Brugia malayi) est une espèce de nématodes de la famille des Onchocercidae. c'est un ver filiforme dont la présence dans les ganglions mésentériques entraîne la filariose de Malaisie ou filariose lymphatique orientale. Cette espèce appartient au genre Brugia, qui regroupe des nématodes non segmentés, recouverts d'une épaisse cuticule et mènant une vie libre ou parasitaire.


Morphologie[modifier | modifier le code]

Les adultes ne se différencient pas de ceux de la filaire de Bancrofti ; les larves, par contre, sont légèrements plus petites (200 à 240 microns) et possèdent un léger renflement caudal.

Biologie[modifier | modifier le code]

Le réservoir animal, l'exophilie des vecteurs, donnent à cette filariose un caractère rural et sporadique. Ici encore, les adultes vivent dans le système lymphatique, mais surtout dans les ganglions mésentériques.

Les microfilaires sont à périodicité nocturne moins constante que celle de Wuchereria bancrofti (filaire de Bancrofti), mais leur évolution et leur transmission sont semblables.

Les hôtes intermédiaires et vecteurs sont des moustiques des genres anopheles, culex et Mansonia.

Le génome de Brugia malayi est entièrement séquencé[1] et les informations relatives sont compilées dans WormBase.

Répartition géographique et importance[modifier | modifier le code]

Purement orientale, cette filaire se rencontre dans un vaste triangle, allant de l'ouest de l'Inde à la Corée et au sud de l'Indonésie, où elle pose, sur le plan de la prophylaxie, un problème doublement décevant :

  • un important réservoir animal (singes, chats, chiens), impossible à contrôler, double le réservoir humain ;
  • les vecteurs principaux, moustiques du genre Mansonia, (sous genre Mansonioides) exophiles et à larves respirant l'air des racines immergées, sans avoir à faire surface, ne peuvent être atteints par les classiques épandages d'insecticides.

Clinique[modifier | modifier le code]

Elephantiasis des jambes due à la filariose.

C'est également une filariose (helminthiase) lymphatique, mais avec ses caractères propres :

  • l'adénopathie de la phase de début est axillaire, épitrochléenne ou inguinale ; elle reste superficielle, mobile, molle et indolore ;
  • l'examen de sang révèle (en plus de l'éosinophilie élevée) une hyperleucocytose très marquée, allant de 15 000 à presque 50 000 éléments par mm³ ;
  • l'eléphantiasis (augmentation considérable du volume d'un membre ou d'une partie du corps, causée par un œdème dur et chronique des téguments) respecte les zones génitales, se localise presque uniquement au membre inférieur, au-dessous du genou, réalisant la typique jambe de Cochin, ou alors à l'avant-bras ;
  • enfin, l'évolution est le plus souvent favorable si l'on soustrait le malade aux réinfestations constantes des zones d'endémie.

Diagnostic[modifier | modifier le code]

Il se fera classiquement par la recherche des microfilaires : dans le sang périphérique prélevé selon la périodicité ; dans le liquide de ponction ganglionnaire ; ou mieux, dans la biopsie ganglionnaire, par macération d'une partie dans du liquide physiologique et centrifugation, par examen histologique du reste.

Traitement[modifier | modifier le code]

Le traitement sera le même que pour la filariose de Bancrofti. (Voir Wuchereria bancrofti).

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Ghedin E, Wang S, Spiro D, et al., « Draft genome of the filarial nematode parasite Brugia malayi », Science (New York, N.Y.), vol. 317, no 5845,‎ septembre 2007, p. 1756–60 (liens PubMed?, PubMed Central? et DOI? ; lire en ligne)
  • Brug : Een nieuwe Filaria-soort (Filaria malayi), parasiteerende bij den Mensch. (voorloopige mededeeling). Geneeskundig Tijdschrift voor Nederlandsch-Indie, 67 p. 750-754.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]