Bruay-sur-l'Escaut

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Bruay-sur-l’Escaut
Église Saint-Adolphe.
Église Saint-Adolphe.
Blason de Bruay-sur-l’Escaut
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Valenciennes
Canton Anzin
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole
Maire
Mandat
Sylvia Duhamel
2014-2020
Code postal 59860
Code commune 59112
Démographie
Gentilé Bruaysiens-Bruaysiennes
Population
municipale
12 122 hab. (2011)
Densité 1 809 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 23′ 56″ N 3° 32′ 25″ E / 50.39888888, 3.5402777750° 23′ 56″ Nord 3° 32′ 25″ Est / 50.39888888, 3.54027777  
Altitude Min. 17 m – Max. 34 m
Superficie 6,7 km2
Localisation

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Bruay-sur-l’Escaut

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Bruay-sur-l’Escaut

Bruay-sur-l'Escaut est une commune française située dans le département du Nord (59), en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée de Bruay-sur-l'Escaut

Bruay-sur-l'Escaut, ville du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, est proche de Valenciennes (5 km), et de la frontière belge (ville de Quievrain ou Bonsecours) à 10 km.

Elle est traversée par le canal de l'Escaut dragué en 1784 pour le développement de l'industrie minière, car il était sans fond à l'époque, et déplacé puis mis en grand gabarit.

Elle est desservie par le bus :

- ligne S1 Bruay Place <> Aulnoy-lez-Valenciennes

- ligne S2 Bruay Place <> Anzin Hôtel de Ville

Et le tram :

- ligne T2 Vieux-Condé <> Famars Université

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bruay-sur-l'Escaut
Raismes Raismes Escautpont
Beuvrages Bruay-sur-l'Escaut Saint-Saulve
Anzin Valenciennes Saint-Saulve

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Elle possède de nombreuses infrastructures :

  • routières (RD75, RD 375 et RD 935) ;
  • autoroutières (A2 à 5 km ; A23 à 8 km) ;
  • ferroviaires (gare de Valenciennes à 4 km) ;
  • aériennes (aérodrome de Prouvy à 15 km) ;
  • fluviales (développement du port fluvial de la ville).

Quartiers[modifier | modifier le code]

  • Bruay centre,
  • Thiers,
  • Le Pinson,
  • les Hauts Champs,
  • le Pont de Bruay,
  • le Fruitier,
  • le Rivage,
  • la Folie.
  • le Pré des cloches

Les lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • La Baillette,
  • les Ruelles,
  • le Point du Jour,
  • le gros caillou

Toponymie[modifier | modifier le code]

Appelé Bruail, Brueil, Bruel ou même encore Bruech il y a plusieurs siècles, la commune s'est ensuite appelée Bruay. Mais suite aux nombreuses confusions avec la commune de Bruay-la-Buissière dans le Pas-de-Calais qui créaient des problèmes importants au niveau commercial et administratif puisque le courrier s'acheminait souvent dans la mauvaise commune, il a été décidé de changer le nom de Bruay en Bruay sur l'Escaut. Le décret du 29 juin 1902, signé par le Président de la République Émile Loubet a permis ce changement.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les Allemands dynamitent les deux églises de la ville, celle de Thiers et l'église Sainte Pharaïlde, mais elles seront reconstruites. La cloche Françoise-Marie de 700 kg, de l’église Sainte Pharaïlde, fondue en 1665 est enlevée par les Allemands mais elle sera remplacée par Germaine-Marie le 27 avril 1924. La fosse de Thiers est elle aussi dynamitée, le 10 octobre 1918, le souffle de l’explosion arrache les toitures des maisons du coron à proximité ; la mine est reconstruite et l’exploitation reprendra en 1919.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Libération de la ville le 2 septembre 1944 par les Américains.

Les industries[modifier | modifier le code]

La ville a un grand passé brassicole et possédait beaucoup de quincailleries et quelques industries minières (mine de Thiers et lavoir de charbon). Ce passé est révolu. Une cartonnerie est sortie de terre, à l'ancien emplacement de la gare, il y a quelques années, issue d'un projet qui date de 1995. D'autres industries sortent de terre en ce moment.

La mine[modifier | modifier le code]

Les premiers forages pour trouver de la houille commencent en 1728 à la limite d'Escautpont. Les raisons qui ont poussé les personnes de l'époque à chercher des veines de charbon est due au fait que les ressources en bois étaient épuisées (déforestation), l'industrie de l'époque étant très gourmande en combustible. La mine de Thiers de 139 mètres, la fosse Lagrange, est creusée en 1858, sur un gisement de charbon. Lors du creusement, les ouvriers ont dû faire face aux sables mouvants et à une eau qui envahissait le chantier à un débit de 45 mètres cubes par minute. La mine portait le nom de l'administrateur des mines d'Anzin de l'époque. Elle a produit 308 tonnes de charbon par jour en 1923, et 100 tonnes avant la Seconde Guerre mondiale. Fermée en 1954, le terril, riche en schistes, est utilisé pour construire des autoroutes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Jacques Marissiaux à l'inauguration de la seconde ligne du tramway de Valenciennes.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1912 .... M. Hélard SFIO  
1975 1988 Berthe Manouvrier PCF  
mars 1988 mars 2014 Jacques Marissiaux PS (depuis 2007, après une dissidence de 18 ans) Conseiller général du Canton d'Anzin
mars 2014[1] en cours
(au 11 avril 2014)
Sylvia Duhamel SE Assistante d’éducation

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Valenciennes, du tribunal de grande instance de Valenciennes, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Valenciennes, du conseil de prud'hommes de Valenciennes, du tribunal de commerce de Valenciennes, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.


Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 12 122 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 160 1 437 1 716 1 907 1 966 2 089 2 320 2 463 2 635
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
3 060 3 251 3 870 4 392 4 549 4 778 4 934 6 053 7 095
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
7 482 7 840 7 330 9 042 9 411 9 144 9 431 10 493 12 168
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
12 546 12 207 11 810 11 771 11 828 11 551 12 122 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Bruay-sur-l'Escaut en 2007 en pourcentage[4].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,6 
4,2 
75 à 89 ans
8,9 
10,5 
60 à 74 ans
10,8 
20,7 
45 à 59 ans
20,0 
20,4 
30 à 44 ans
19,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,7 
24,1 
0 à 14 ans
21,5 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église et fontaine Sainte Pharaïlde
  • Monument aux morts de la guerre 14/18 et 39/45 et stèle pour les morts d'Algérie. Au cimeterre de Bruay sur l'Escaut

La mairie[modifier | modifier le code]

La mairie

Pour remplacer la mairie délabrée, une nouvelle est reconstruite à la place, elle prend ses fonctions en 1877. Elle se situe sur Place des Farineau. Les ateliers municipaux se trouvaient derrière avant d'être détruit en 1961. L'extension de la mairie qui se trouve à la place a été construite en 1972-1973. Le clocher de l’hôtel de ville a été récemment démonté...

La gare[modifier | modifier le code]

Malgré sa taille modeste, la ville avait sa gare rue Berthelot, qui n'existe plus maintenant mais qui a transporté du charbon et des passagers pendant 128 ans de Somain à Péruwelz en Belgique. Les usagés détestaient cette ligne pour son inconfort.[réf. nécessaire]

Les églises[modifier | modifier le code]

Le culte de Pharaïlde date de sa mort c'est-à-dire depuis 740, des récits parlent d'une basilicula sanctae Pharaïldis détruite par les normands lors de l'invasion de 879 à 883.

L'ancienne église avait un cimetière autour d'elle, sa petite taille obligeait à déterrer les défunts pour en enterrer de nouveaux. Un cimetière, plus grand est construit en 1867 sur la route nationale, il est toujours en fonction. L'église actuelle est construite en 1891, détruite par les allemands le 7 octobre 1918 et reconstruite le 16 octobre 1921 . Le coq de la girouette du clocher a été remplacé en 1980.

Il existe aussi une église dans le quartier de Thiers.

Les géants[modifier | modifier le code]

La ville possède ses géants, comme beaucoup de villes dans le Nord et en Belgique :

Ils ont été mariés par le maire le 15 juin 2003, sur la place des Farineau en présence de nombreux géants du Nord et de la Belgique. Chtio Gust, un jeune qui écoute de la musique avec son lecteur MP3 et porte un calicot sur la lutte contre le SIDA.

Médaille de la ville[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une pièce ronde qui contient une colombe avec un rameau d'olivier dans son bec, les armes de la ville, un soleil, un épis de maïs, un chevalet de mine, une enclume avec un marteau et une pince et une devise : Paix Travail Fraternité.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Bruay (59) Nord-france.svg

Les armes de Bruay-sur-l'Escaut se blasonnent ainsi : "Coupé : En chef, écartelé : aux 1 et 4, d'or au lion de sable ; aux 2 et 3, d'or au lion de gueules ; en pointe, d'azur à trois canettes d'argent."

La commune a été très longtemps sous l'autorité des seigneurs de Croÿ, dont le dernier était Emmanuel de Croÿ.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Kévin Moreau, « Adjointe durant trois mandats et dans l’opposition municipale pendant six ans, Sylvia Duhamel est aujourd’hui la nouvelle maire de Bruay- sur- l’Escaut. », L'Observateur du Valenciennois, no 708,‎ 11 avril 2014, p. 19
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. « Évolution et structure de la population à Bruay-sur-l'Escaut en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 juillet 2010)
  5. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 juillet 2010)