Bruay-sur-l'Escaut
| Bruay-sur-l’Escaut | ||
Église Saint-Adolphe |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Nord-Pas-de-Calais | |
| Département | Nord | |
| Arrondissement | Valenciennes | |
| Canton | Anzin | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole | |
| Maire Mandat |
Jacques Marissiaux 2008-2014 |
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| Code postal | 59860 | |
| Code commune | 59112 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Bruaysiens-Bruaysiennes | |
| Population municipale |
12 276 hab. (2010) | |
| Densité | 1 832 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 17 m – Max. 34 m | |
| Superficie | 6,7 km2 | |
| Localisation | ||
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Bruay-sur-l'Escaut est une commune française, située dans le département du Nord (59) et la région Nord-Pas-de-Calais.
Géographie[modifier]
Bruay-sur-l'Escaut, ville du département du Nord dans le bassin minier du Nord Pas de Calais, est proche de Valenciennes (5 km), et de la frontière belge (ville de Quievrain ou Bonsecours) à 10 km.
Elle est traversée par le canal de l'Escaut dragué en 1784 pour le développement de l'industrie minière, car il était sans fond à l'époque, et déplacé puis mis en grand gabarit.
Elle est desservie par le bus :
ligne 14 ANZIN Croix d'Anzin - Mt Peruwelz / Bonsecours (Anzin Hotel de ville - Mt Peruwelz / Bonsecours pendant la durée des travaux du Tramway de Valenciennes),
ligne S1 et S2 BRUAY Place - FAMARS Université,
et bientôt par le Tramway de Valenciennes
Communes limitrophes[modifier]
Communications[modifier]
Elle possède de nombreuses infrastructures :
- Routières ( RD75, RD 375 et RD 935 )
- Autoroutières ( A2 à 5 km; A23 à 8 km )
- Ferroviaires (Gare de Valenciennes à 4 km)
- Aériennes (aérodrome de Prouvy à 15 km )
- Fluviales (développement du port fluvial de la ville)
Quartiers[modifier]
- Bruay centre,
- Thiers,
- Le Pinson,
- les Hauts Champs,
- le Pont de Bruay,
- le Fruitier,
- le Rivage,
- la Folie.
- le Pré des cloches
Les lieux dits[modifier]
- La Baillette,
- les Ruelles,
- le Point du Jour,
- le gros caillou
Médaille de la ville[modifier]
Il s'agit d'une pièce ronde qui contient une colombe avec un rameau d'olivier dans son bec, les armes de la ville, un soleil, un épis de maïs, un chevalet de mine, une enclume avec un marteau et une pince et une devise : Paix Travail Fraternité.
Héraldique[modifier]
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Les armes de Bruay-sur-l'Escaut se blasonnent ainsi :"Coupé : En chef, écartelé : aux 1 et 4, d'or au lion de sable ; aux 2 et 3, d'or au lion de gueules ; en pointe, d'azur à trois canettes d'argent." |
La commune a été très longtemps sous l'autorité des seigneurs de Croÿ, dont le dernier était Emmanuel de Croÿ.
Le nom de la ville[modifier]
Appelé Bruail, Brueil, Bruel ou même encore Bruech il y a plusieurs siècles, la commune s'est ensuite appelée Bruay. Mais suite aux nombreuses confusions avec la commune de Bruay-la-Buissière dans le Pas-de-Calais qui créaient des problèmes importants au niveau commercial et administratif puisque le courrier s'acheminait souvent dans la mauvaise commune, il a été décidé de changer le nom de Bruay en Bruay sur l'Escaut. Le décret du 29 juin 1902, signé par le Président de la République Émile Loubet a permis ce changement.
Les personnes importantes de la Ville[modifier]
- Pierre-Joseph Fontaine (1810-1877) a créé un procédé qui a sauvé d'innombrables vies de mineurs dans toute l'Europe. Il s'agissait d'un "parachute" qui se trouvait sur le toit de la cabine d'ascenseur qui amenait les au fond de la mine. Quatre bras avec une pointe à chaque extrémité qui venait se planter dans le boisage dans le puits de descente quand le câble venait à se rompre, bloquant ainsi la cabine dans le puits l'empêchant de s'écraser au fond avec les mineurs.
- Pierre Cuvelier de son nom de code Jacques est fusillé par la Gestapo au Champ des Quatorze à Préseau le 31 août 1944, il avait 25 ans et était le chef des mouvements de résistance dans le Valenciennois.
- Arthur père et fils, Léon et Clémentine (née Decker) Farineau résistants, faisant partie du Front national de la Résistance, sont torturés par les allemands. La place du centre ville de Bruay sur l'Escaut porte leur nom.
- Lucien Mars, un grand résistant dans le Valenciennois, arrêté le 19 mai 1944 et torturé par les allemands puis transféré en camps de concentration où il meurt le 27 février 1945, élu conseiller municipal, 29 avril 1945 après sa mort.
La Première Guerre mondiale[modifier]
Les allemands dynamitent les deux églises de la ville celle de Thiers et l'église Sainte Pharaïlde mais elles seront reconstruites. La cloche Françoise-Marie de 700 kg, de l’église Sainte Pharaïlde, fondue en 1665 est enlevée par les allemands mais elle sera remplacée par Germaine-Marie le 27 avril 1924. La fosse de Thiers est elle aussi dynamitée, le 10 octobre 1918, le souffle de l’explosion a arraché les toitures des maisons du coron à proximité, la mine est reconstruite et l’exploitation reprendra en 1919.
La Seconde Guerre mondiale[modifier]
Libération de la ville le 2 septembre 1944 par les américains.
Les industries[modifier]
La ville a un grand passé brassicole et possédait beaucoup de quincailleries et quelques industries minières (mine de Thiers et lavoir de charbon). Ce passé est révolu. Une cartonnerie est sortie de terre, à l'ancien emplacement de la gare, il y a quelques années, issue d'un projet qui date de 1995. D'autres industries sortent de terre en ce moment.
La mine[modifier]
Les premiers forages pour trouver de la houille commencent en 1728 à la limite d'Escautpont. Les raisons qui ont poussé les personnes de l'époque à chercher des veines de charbon est due au fait que les ressources en bois étaient épuisées (déforestation), l'industrie de l'époque étant très gourmande en combustible. La mine de Thiers de 139 mètres, la fosse Lagrange, est creusée en 1858, sur un gisement de charbon. Lors du creusement, les ouvriers ont dû faire face aux sables mouvants et à une eau qui envahissait le chantier à un débit de 45 mètres cube par minute. La mine portait le nom de l'administrateur des mines d'Anzin de l'époque. Elle a produit 308 tonnes de charbon par jour en 1923, et 100 tonnes avant la Seconde Guerre mondiale. Fermée en 1954, le terril, riche en schistes, est utilisé pour construire des autoroutes.
La mairie[modifier]
Pour remplacer la mairie délabrée, une nouvelle est reconstruite à la place, elle prend ses fonctions en 1877. Elle se situe sur Place des Farineau. Les ateliers municipaux se trouvaient derrière avant d'être détruit en 1961. L'extension de la mairie qui se trouve à la place a été construite en 1972-1973. Le clocher de l’hôtel de ville a été récemment démonté ...
La gare[modifier]
Malgré sa taille modeste, la ville avait sa gare rue Berthelot, qui n'existe plus maintenant mais qui a transporté du charbon et des passagers pendant 128 ans de Somain à Péruwelz en Belgique. Les usagés détestaient cette ligne pour son inconfort.[réf. nécessaire]
Les églises[modifier]
Le culte de Pharaïlde date de sa mort c'est-à-dire depuis 740, des récits parlent d'une basilicula sanctae Pharaïldis détruite par les normands lors de l'invasion de 879 à 883.
L'ancienne église avait un cimetière autour d'elle, sa petite taille obligeait à déterrer les défunts pour en enterrer de nouveaux. Un cimetière, plus grand est construit en 1867 sur la route nationale, il est toujours en fonction. L'église actuelle est construite en 1891, détruite par les allemands le 7 octobre 1918 et reconstruite le 16 octobre 1921 . Le coq de la girouette du clocher a été remplacé en 1980.
Il existe aussi une église dans le quartier de Thiers.
Les géants[modifier]
La ville possède ses géants, comme beaucoup de villes dans le Nord et en Belgique :
- Adolphine la géante de Thiers qui est une cribleuse, appelée cafu, elle représente une femme trieuse de charbon pour les compagnies minières.
- Chope le géant du Pont de Bruay, un brasseur crée en 1996 en l'honneur des diverses brasseries de Bruay.
Ils ont été mariés par le maire le 15 juin 2003, sur la place des Farineau en présence de nombreux géants du Nord et de la Belgique. Chtio Gust, un jeune qui écoute de la musique avec son lecteur MP3 et porte un calicot sur la lutte contre le SIDA.
Administration[modifier]
Démographie[modifier]
Évolution démographique[modifier]
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Bruay-sur-l'Escaut depuis cette date :

Pyramide des âges[modifier]
Jumelages[modifier]
Waltershausen (Allemagne) depuis 1967
Nowa Ruda (Pologne)
Lieux et monuments[modifier]
Église et fontaine Sainte Pharaïlde
Monument aux morts de la guerre 14/18 et 39/45 et stèle pour les morts d'Algérie. Au cimeterre de Bruay sur l'Escaut
Notes et références[modifier]
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 25 juillet 2010
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 25 juillet 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 25 juillet 2010
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 25 juillet 2010
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 25 juillet 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 25 juillet 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2008, sur Insee. Consulté le 22 février 2011
- Populations légales 2009 de la commune, sur Insee. Consulté le 2 janvier 2012
- Évolution et structure de la population à Bruay-sur-l'Escaut en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 25 juillet 2010
- Résultats du recensement de la population du Nord en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 25 juillet 2010