Bronisław Piłsudski

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Bronisław Piotr Piłsudski.

Bronisław Piotr Piłsudski (2 novembre 1866 - 17 mai 1918), frère de Józef Piłsudski, est un anthropologue polonais qui mena des recherches sur les Aïnous, peuple qui habitait alors l’île de Sakhaline, mais que l’on trouve maintenant majoritairement sur les îles japonaise d’Hokkaidō, avec seulement un minorité encore présente à Sakhaline.

Vie[modifier | modifier le code]

Bronisław et Józef Piłsudski vécurent à Vilnius en 1874, où pendant trois ans ils se sont évertués à l'autodidaxie. Après la mort de leur mère en 1886, ils partent pour Saint-Pétersbourg. Bronisław Piłsudski passe un examen à l’université locale.

Bronisław, pour son implication avec des socialistes dans l’attentat contre Alexandre III de Russie en 1887 avec Alexandre Oulianov, le frère de Lénine, a été condamné à quinze ans de travaux forcés à Sakhaline (Oulianov lui est pendu). Il utilise ce temps pour mener ses recherches. À Sakhaline, il rencontre en 1891 l’ethnographe Lev Sternberg. Il est alors envoyé dans la partie sud de l’île. Le reste de sa peine est commué en dix ans d’exil interne parce qu’il s’est installé sans la permission des autorités russes.

Un homme russe, aïnou de Sakhaline, photographié par Bronisław Piłsudski vers 1905.

Trois ans plus tard, il reçoit une bourse de l’Académie russe des sciences afin d’étudier les Aïnous. L’année de son installation dans un village aïnou, il tombe amoureux d’une femme aïnou, Chufsanma. Il l’épouse officielle et ont deux enfants, un garçon et une fille, Sukezo et Kiyo. Sa femme est la nièce du Chef Bafunkei du village d’Ai à Sakhaline. En 1903, il enregistre la langue aïnou. Un dictionnaire de plus de cent mots a été créé et traduit en plus de dix langues, à partir de ces enregistrements. Piłsudski a aussi écrit sur les mythes, la culture, la musique et les coutumes des Aïnous.

Il construisit une école élémentaire dans le village où il apprit le russe et les mathématiques aux enfants. L’école était ouverte seulement en hiver, la basse-saison des travaux à la ferme.

En 1905, la guerre russo-japonaise éclate. En raison de rumeurs selon lesquelles, les russophones seraient enrôlés dans l’armée russe, les habitants commencèrent à refuser d’apprendre le russe. De plus, les Aïnous étaient prêt à coopérer avec les Japonaise après leur débarquement à Sakhaline. Le Chef Bafunkei dit alors à Piłsudski de rentrer en Pologne pendant un temps pour éviter des problèmes qui pourrait arriver à lui et sa famille en temps de guerre. Piłsudski accepte à contrecœur.

Il déménage pour le Japon, où il devient amis avec Shigenobu Ōkuma, Shimei Futabatei, Torii Ryūzō, Sen Katayama, etc. et aide à l’organisation des réfugiés contre le régime impérial russe. Parmi eux, Futabatei Shimei devient le proche ami de Bronisław. Il décrit affectueusement Bronisław comme « an 'odd ball' who was so kind-hearted and innocent like a child that he would always insisted in a very excited tone that he needed to do something to help Ainus and that it was his destiny to do that despite the fact that he was always a 'complete broke' then[1] ».

La même année, il arrive en Pologne, à Cracovie, après avoir voyagé par le Japon et les États-Unis. Avec les bouleversements qui précède la Première Guerre mondiale, il s’échappe en Suisse. En 1917, il part pour Paris, où il travaille pour le Comité national polonais, fondé par Roman Dmowski, le rival politique de son frère Józef Piłsudski.

Le 17 mai 1918, il se noie dans la Seine, près du Pont Neuf. Le 21 mai 1918, son corps est retrouvé près du Pont Mirabeau. On attribue sa mort à un suicide.

Tout le descendants de son fils et de sa fille sont des citoyens japonais qui vivent aujourd’hui au Japon. Comme Józef Piłsudski n’a eu que deux enfants, les descendants directs de la famille Piłsudski sont issus de Bronisław.

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]