Société britannique de psychanalyse

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Entre 1914 et 1918, les communications entre Ernest Jones, psychiatre et psychanalyste anglais et les psychanalystes germanophones, rassemblés autour de Sigmund Freud, dont les pays sont opposés par la guerre, sont interrompues. Jones n’est pas soumis à des obligations militaires, et peut poursuivre l'exercice de la psychanalyse, notamment auprès de patients atteints par des névroses de guerre. Son travail durant ces années-là constitue un apport théorico-clinique dont la valeur est relevée par Freud[1], aussi celui-ci décide d’inclure le travail de Jones dans un ouvrage réalisé à partir des communications du Ve Congrès international de psychanalyse à Budapest auquel Jones n’avait pu assister, du fait de la guerre. Il indique ainsi la place importante qu'il reconnaît à Jones, dans le mouvement psychanalytique, celui-ci ayant également fait partie du groupe de psychanalystes qui avait accompagné Freud lors de sa tournée de conférences aux États-Unis, en 1909.

Au sortir de la guerre, une dizaine de membres décide de la dissolution de la London Society of Psychoanalysis, fondée par Jones en 1913 mais dont certains membres étaient gagnés aux idées jungiennes tout en ne pratiquant plus eux-mêmes la psychanalyse, et ils refondent, le 20 février 1919, une nouvelle association psychanalytique, la British Psychoanalytical Society (BPS), dont Jones prend la présidence. Puis, en 1924, est créé un institut de formation à Londres, The Institute of Psychoanalysis et enfin, en 1926, une clinique où sont effectuées des analyses, la London Clinic of Psychoanalysis.

De 1941 à février 1945, la BPS est le lieu de fameuses «controverses», qui opposent les kleiniens, partisans d'évolutions techniques et théoriques aux annafreudiens, qui promouvaient une orthodoxie freudienne. Un certain nombres d'analystes, qui souhaitent sortir de ce clivage rejoignent le groupe des «indépendants», également connu comme Middle Group. L'accord de 1944 met fin à ces controverses, en réorganisant la formation des psychanalystes, de façon à prendre en compte les différentes perspectives.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gilles Tréhel. Ernest Jones (1879-1958) : psychanalyse et choc de guerre. L’Information Psychiatrique, 2006, 82, no7, p. 611-621

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Articles «Ernest Jones», «British Psycho-Analytical Society» et «Controverse Anna Freud Melanie Klein» in Alain de Mijolla (dir.), Dictionnaire international de la psychanalyse, 2 vol, Hachette, Éd. revue et augmentée, 2005, (ISBN 2-01-279145-X).

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Pearl King & Riccardo Steiner (éds) Les Controverses Anna Freud Melanie Klein 1941-1945, coll. «Histoire de la psychanalyse», Paris, Puf, (trad. 1996) (ISBN 2-13047-440-3)
  • Eric Rayner, Le groupe des «Indépendants» et la psychanalyse britannique, coll. «Histoire de la psychanalyse», Paris, Puf, 1994 (ISBN 2-13045-736-3)