Brique réfractaire

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Construction d'un four industriel.
Restauration de l'habillage intérieur d'un four en briques réfractaires.
Restauration de l'habillage intérieur d'un four en briques réfractaires.

Une brique réfractaire est une brique qui conserve ses propriétés mécaniques à très haute température.

Les produits réfractaires résistent, par nature, aux températures élevées et sont utilisés pour la réalisation et la réfection de fours, de hauts fourneaux, de poches métallurgiques, de chaudières, chaufferies, brûloirs, foyers, feux ouverts, et conduits, de murs périphériques d'installations nécessitant la conservation de chaleur et la résistance aux températures élevées, éventuellement en parement adjacent ou non.

Les briques réfractaires sont de différentes qualités qui répondent aux besoins des industries cimentières, céramiques, sidérurgiques, métallurgiques, de la construction en fumisterie, etc.

Historique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Matériau réfractaire.

Les premières études des matériaux réfractaires doivent beaucoup aux fondeurs et aux spécialistes des arts céramiques, en particulier les faïenciers et fabricants de porcelaine[1]. Au temps de l'acier conquérant et de la brique, culminant en 1880, la définition de la haute température caractérise le matériau réfractaire, qui résiste à 1 000 °C.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Liaison thermique ou chimique[modifier | modifier le code]

Les produits réfractaires sont des produits céramiques et sont traditionnellement cuits pour provoquer leur vitrification. Le liant utilisé est principalement de l'argile qui favorise l'homogénéité du produit en phase de céramisation. Il s'avère cependant que d'autres techniques de liaison, non céramique ou partiellement céramique, donnent des résultats répondant à des applications spécifiques. Dans ce cas, on fait appel à des liants chimiques, comme par exemple l'acide phosphorique ou ses dérivés, pour fabriquer les produits « crus ».

Produits standards ou de forme[modifier | modifier le code]

Les formats sont standards mais il est possible également de concevoir des produits sur mesure.

Briques spéciales[modifier | modifier le code]

Les briques peuvent être conçues pour être anti-acide.

Matériaux[modifier | modifier le code]

Les briques sont obtenues essentiellement par utilisation de silice SiO2 et d'alumine Al2O3 en plus ou moins grandes quantités selon l'effet recherché. On distingue[2] :

  • produits à base de silice (teneur en silice supérieur à 91 %, en alumine, inférieur à 3 %) ;
  • produits siliceux (teneur en silice entre 85 à 91 %, en alumine, supérieur à 5 %) ;
  • produits à base d'argile (silico-alumineux) (teneur en alumine entre 15 et 40 %) ;
  • produits spéciaux à base de bauxite, magnésie et dolomie, corindon, graphite, carbure de silicium, etc ;
  • produits naturels utilisables sans cuisson préalable.

Fabrication[modifier | modifier le code]

Les briques sont fabriquées par étirage ou « voie humide », ou par voie sèche, c'est-à-dire par surcompression à sec, sur des presses automatiques pour les standards et les grandes séries, ou manuelles. Pour les petites séries ou les produits aux formes très spéciales, la préférence va à la dernière solution[3].

Caractéristiques physico-chimique[modifier | modifier le code]

Une brique réfractaire est caractérisée selon les critère suivants :

Applications[modifier | modifier le code]

  • Usage domestique : feux ouverts, barbecues, cheminées décoratives...
  • Usage industriel : zones de calcination de fours à ciment, partie basse de cyclones des préchauffeurs, revêtement intérieur de hauts-fourneaux, convertisseurs, cubilots.

Mise en œuvre[modifier | modifier le code]

En milieu industriel, les briques réfractaires sont utilisées en revêtement interne de fours et d'appareils en contact avec des matériaux en fusion (verre, acier, fonte, etc). La mise en place de ces revêtements, ou leur réfection, sont des travaux complexes, nécessitant un savoir-faire particulier. Ils sont en pratique réservés à des entreprises spécialisées de fumisterie industrielle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marc Larchevêque, Terres réfractaires, 2° édition, Imprimerie G et M. Marin, Vierzon, 1921. 76 pages.
  2. Claude Augé, Paul Augé, Larousse Universel 2, 1949.
  3. Description complète du processus de fabrication sur www.lebailly.com.