Brigueil-le-Chantre

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Brigueil-le-Chantre
Image illustrative de l'article Brigueil-le-Chantre
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton La Trimouille
Intercommunalité Communauté de communes du Montmorillonnais
Maire
Mandat
Françoise Porcheron
2014-2020
Code postal 86290
Code commune 86037
Démographie
Gentilé Brigueillais
Population
municipale
507 hab. (2011)
Densité 9,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 23′ 48″ N 1° 05′ 19″ E / 46.3966666667, 1.08861111111 ()46° 23′ 48″ Nord 1° 05′ 19″ Est / 46.3966666667, 1.08861111111 ()  
Altitude Min. 120 m – Max. 203 m
Superficie 53,79 km2
Localisation

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Brigueil-le-Chantre

Brigueil-le-Chantre est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes.

Ses habitants sont appelés les Brigueillais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est situé en hauteur sur une ancienne falaise.

La région de Brigueil-le-Chantre présente un paysage de bocages et de vallées. Le terroir se compose [2] :

  • de vallées étroites et encaissées et de terrasses alluviales pour 2%,
  • de sols limoneux sur altérite pour 56 % et de terres de brandes pour 9 % sur les plateaux du Seuil du Poitou,
  • de sols sur diorites pour 20% et de sols sur granite à deux micas pour12 % sur les collines et les plateaux des massifs anciens.

En 2006, 92 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 7 % par des forêts et des milieux semi-naturels et 1 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie)[3].

La forêt privé représente, en 2007, 470 hectares soit 9 % du territoire communal[4].

La commune est traversée par 36 km de cours d'eau dont les principaux sont la Benaize sur une longueur de 6 km et l'Asse sur une longueur de 13 km. Comme pour l'ensemble de la Région Poitou-Charente, la commune a vu la qualité de son eau se dégrader ces dernières années. Au déficit récurrent s'ajoute une pollution engendrée par les diverses activités humaines, notamment agricoles[3].

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme le reste de la France, accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnnaire, comme le 14 juillet ou la fête célébrant la prise de Toulon aux Anglais[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Roselyne Ribo    
mars 2008   Denis Gerbaud[6]    
avril 2011 en cours Françoise Porcheron    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 507 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 000 756 971 1 019 1 164 1 294 1 301 1 331 1 372
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 475 1 511 1 541 1 612 1 616 1 598 1 586 1 712 1 636
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 530 1 511 1 505 1 379 1 263 1 205 1 191 1 098 1 053
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 034 914 808 712 674 595 511 507 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, la densité de population de la commune était de 9,4 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2.

La diminution de 15 % de la population de la commune de 1999 à 2006 s’intègre dans une évolution générale à l’ensemble des communes rurales du département de la Vienne. Les zones rurales perdent de leurs habitants au profit d’une vaste région circonscrite autour des deux grandes métropoles du département : Poitiers et Châtellerault, et plus particulièrement au profit des cantons limitrophes de la préfecture.

En outre, parmi les 8 pays et les deux agglomérations structurant le département de la Vienne, sur la période 1999-2006, le pays Montmorillonais est le seul à avoir une moyenne négative de l’évolution de sa population : - 0,23% par an. De plus, contrairement à d’autres villes moyennes comme Loudun, Montmorillon, au sein de cette zone n’exerce aucune attractivité puisque sa propre population a diminué en moyenne sur cette période de 0,66% par an, alors que dans le même temps, le département a gagné 8 000 habitants.

Cette chute démographique s’inscrit dans un vieillissement des populations du sud-est du département. C’est aussi une problématique qui s’inscrit dans une région plus vaste qui impacte les départements voisins : ainsi, si la part des + 60 ans dans le département de la Vienne atteint 23,2%, il est de 32,7% dans le département de la Creuse, 29% dans le département de l’Indre et 26,3% pour le département de la Charente[9].

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Foret de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 35 exploitations agricoles en 2010 contre 43 en 2000[10]. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16%. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[11].

Les surfaces agricoles utilisées ont augmenté de 4 % et sont passées de 4 546 hectares en 2000 à 4 733 hectares en 2010[10]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[11].

24% des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 7% pour les oléagineux (colza et tournesol), 2% pour les protéagineux et plus particulièrement les pois, 48% pour le fourrage et 14% reste en herbes[10].

23 exploitations en 2010 (contre 28 en 2000) abritent un élevage de bovins (3 665 têtes en 2010 contre 3 346 en 2000). C’est un des troupeaux de bovins les plus importants de la Vienne qui rassemblent 48 000 têtes en 2011[12]. 18 exploitations en 2010 (contre 26 en 2000) abritent un élevage d'ovins (6 134 têtes en 2010 contre 10 831 têtes en 2000). Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7% de 1990 à 2007[12],[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Brigueil-le-Chantre est un ancien bourg fortifié dont subsistent deux portes du XIVe siècle et la base d'un donjon carré du XIIe siècle dont le haut s'est effondré au XVIIIe siècle.
  • Il est possible de voir les restes du château du XVIIe siècle avec une tour couverte de bardeaux. C'est une technique de couverture dont il ne subsiste que peu d'exemples.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Hilaire possède un beau portail gothique. Il est placé du côté sud selon une formule dont on retrouve d'autres exemples dans la région confolentaise. Il est très proche de celui de l'église Saint-Maxime de Confolens. Ces deux portails datent du XIIIe siècle. Le clocher a été reconstruit au XIXe siècle. L'église est inscrite comme Monument Historique depuis 1937.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune contient quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique qui couvrent 1 % de la surface communale:

  • La Vallée de l'Asse,
  • L’étang de la Planchille,
  • La Prairie de Lasse,
  • La Vallée du Salleron.

Par ailleurs, un site naturel de la commune bénéficient de protections issues d'engagements internationaux relevant de la directive habitats-faune-flore. Il s'agit de la Vallée du Salleron.

L'étang de Planchille[modifier | modifier le code]

L’étang de la Planchille est situé, à mi chemin entre les vallées de l’Asse et de la Benaize. L’étang de la Planchille est un petit plan d’eau situé sur un plateau d’altitude modeste (moins de 200 mètres), ceinturé par une prairie pâturée et inséré dans un paysage de bocage typique de cette région située aux confins des collines granitiques du Limousin tout proche. Dans cette zone qui appartient déjà géologiquement au socle cristallin de la bordure nord-occidentale du Massif Central, les sols sont constitués des produits de l’érosion du socle sous-jacent, des altérites sablo-argileuses profondes, acides et hydromorphes.

L’étang, de création ancienne, est alimenté par 2 ruisselets naissant de sources toutes proches qui l’alimentent avec des eaux relativement pauvres en nutriments et à pH acide. En l’absence d’entretien ou d’exploitation piscicole, il a été colonisé par une végétation aquatique et amphibie d’une grande originalité.

L’élément botanique majeur du site est sans conteste la présence du Trèfle d'eau, une plante à affinités montagnardes, très rare dans la région de Poitou-Charentes. Cette Gentianacée est une plante aquatique robuste, à feuilles typiquement divisées en 3 lobes ovales, émettant au printemps une grappe simple de fleurs blanc rosé, à pétales étalés-réfléchis et fortement barbus. Cette espèce occupe typiquement les marges d’étangs tourbeux au comblement desquels elle contribue grâce à ses rhizomes flottants qui forment de grands radeaux flottants et peuvent, dans certains cas, occuper toute la surface du plan d’eau. Le Trèfle d’eau est une plante disséminée dans toute la France, plus commune dans le nord et en montagne. Dans le département de la Vienne, l’espèce est très rare.

Sur les rives de l’étang, le ményanthe est accompagné par plusieurs autres plantes inféodées aux eaux peu profondes et acides et de répartition localisée : c’est le cas de la Renoncule à feuilles de lierre, une petite renoncule amphibie à fleurs blanches qui trouve là son unique site connue en 2008 dans tout le département, et de l’Utriculaire citrine, une curieuse plante aquatique carnivore dont les feuilles modifiées sont dotées de vésicules capables de piéger et de digérer les micro-invertébrés du milieu aquatique.

La prairie humide attenante, richement fleurie, abrite également plusieurs espèces végétales peu communes telles que le Trèfle étalé, l’Orchis à fleurs lâches ou le Myosotis des bois et contribue à former avec l’étang un ensemble d’une grande qualité esthétique.

La faune du site n’est pas connue en 2008.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  3. a et b Observatoire Régional de l'Environnement de Poitou-Charente
  4. Centre Régional de la Propriété Forestière de Poitou-Charente - 2007
  5. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 195
  6. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. Étude de KPMG pour le Conseil Général de la Vienne : FuturS en Vienne – diagnostic – novembre 2009
  10. a, b, c et d Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  11. a et b Agreste – Enquête Structure 2007
  12. a et b Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013