Brigitte Friang

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Brigitte Friang

Naissance 23 janvier 1924
Paris
Décès 6 mars 2011
Apt
Nationalité Drapeau : France Française
Profession journaliste, correspondant de guerre
Distinctions

Brigitte Friang née le 23 janvier 1924 dans le 16e arrondissement de Paris et morte le 6 mars 2011 à Apt[1], est une résistante, journaliste et écrivaine française.

Biographie[modifier | modifier le code]

À l’âge de 19 ans elle entre dans un réseau militaire d’action lié au BCRA de Londres, chargée d’organiser des parachutages dans la région Ouest.

En 1944, suite à l'arrestation de Pierre Brossolette, l'agent secret britannique du Special Operations Executive (SOE) Forest Yeo-Thomas a été parachuté solo en urgence à Paris pour préparer son évasion de la prison de Rennes en uniforme allemand avec l'aide de Brigitte Friang. Les deux seront capturés dans les jours suivants à la suite du démantèlement de nombreux réseaux parisiens consécutifs à l'affaire dite « de la rue de la Pompe » (siège de la Délégation générale) et aux aveux de Pierre Manuel[2].

Arrêtée par la Gestapo, grièvement blessée, elle est déportée à Ravensbrück. À son retour de déportation, elle devient correspondante de guerre. Elle couvre la guerre d’Indochine, l’expédition de Suez, la guerre des Six Jours et la guerre du Viêt Nam.

Auteur de Regarde-toi qui meurs, elle a également été l’attaché de presse d'André Malraux. Récit de son engagement dans la Résistance, de son arrestation puis de sa déportation en Allemagne et la marche de la mort à laquelle elle survit en avril-mai 1945, Regarde-toi qui meurs est un témoignage bouleversant du parcours d'une femme d'action qui décrit avec lucidité les petites ignominies auxquelles se soumettent alors une majorité de Français, tant en France occupée qu'en Allemagne. L'évocation de son retour en France et des tracasseries bureaucratiques qu'on lui fait subir expriment bien l'indifférence de "la France profonde" au sort des déportés, qu'ils soient politiques ou raciaux. Livre incontournable d'une femme engagée, "bourgeoise de droite", écrivant avec grand talent un témoignage honnête sur l'engagement des femmes dans la Résistance.

Brigitte Friang meurt le 6 mars 2011 à 87 ans à Apt.

Publications[modifier | modifier le code]

Elle a publié entre autres :

  • Les Fleurs du ciel, Robert Laffont, Paris, 1955.
  • La Mousson de la liberté. Viêt Nam, du colonialisme au stalinisme, Plon, Paris, 1976.
  • Un Autre Malraux, Plon, Paris, 1977.
  • Regarde-toi qui meurs (2 vols), France Loisirs, Paris, 1978 ou Éditions J'ai lu L'Aventure aujourd'hui N°A286 et A287
  • Petit tour autour de Malraux, Félin, Paris, 2008.
  • Marche autant que tu pourras, éditions du Sextant, Paris, 2004.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Brigitte Friang est grand officier de la Légion d'honneur et de l’Ordre national du Mérite, Rosette de la Résistance, Croix de guerre 1939-1945 et Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieures[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Annonce sur LeFigaro.fr
  2. * (en) Mark Seaman, The Bravest of the Brave, Michael O'Mara Books, 1999.
  3. Décret du 11 juillet 2008 publié au JO du 13 juillet 2008.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]