Bright Young People

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Bright Young People (ou Bright Young Things [1]) est un surnom donné par la presse tabloïd britannique à un groupe de jeunes aristocrates hédonistes des Roaring Twenties à Londres[2]. Une grande partie des Bright Young People étaient des anciens d'Eton College.

Hédonisme[modifier | modifier le code]

Les Bright Young Things avaient l'habitude d'organiser des bal costumés, amplement décrits par la presse, d'organiser divers événements festifs comme des chasses au trésor dans la ville, d'écouter du jazz (au grand scandale de la presse de l'époque [3]) et de consommer à fortes doses de l'alcool voire d'autres produits stupéfiants [4]. Les filles étaient souvent coiffées à la garçonne.

Décrivant la vie des sœurs Mitford, l'historienne Jan Dalley raconte ainsi:

« En 1928, Brian Howard était l'un des leaders des Bright Young Things, et il était de toutes les fêtes élégantes (...) La presse évoqua notamment une réception sur le thème du cirque donnée par le styliste Norman Hartnell (en), une soirée « Cowboy » organisée par William et Harold Acton, une fête « Retomber en enfance » où les invités, déguisés en bébés, arrivèrent en landau géant (dont l'un était tiré par un âne) ou avec leurs vieilles nourrices tirées de leur retraite pour l'occasion. C'est l'époque où Noël Coward écrivit la chanson Je suis allé à une fête formidable, où est décrit le déguisement de Cecil Beaton (...)
La presse accordait à ces soirées plus de place que les journaux n'en consacreraient à des événements semblables avant les années 1960 (...) La plupart des Bright Young Things « ne jouaient aucun rôle dans la société londonienne », mais beaucoup d'entre eux étaient des chroniqueurs mondains pour qui les fêtes étaient aussi un gagne-pain et qui avaient donc tout intérêt à insister sur leur éclat et à transformer la moindre soirée en article croustillant. Les listes d'invités publiées dans les journaux étaient souvent erronées, parfois inventées de toutes pièces (...)
Les extravagances des Bright Young Things se poursuivaient: le 4 avril (1929), Brian Howard fêta ses vingt-quatre ans par une bacchanale, où Diana (Mitford) fut photographiée en toge, portant une couronne rouge ; il y eut la fête des héroïnes historiques au Claridge, la fête catalane dans Lowndes Square (en), la fête des bébés à Rutland Gate (en) et une fête littéraire où chaque déguisement devait évoquer le titre d'un livre. Le 25 juin, Bryan (Guinness) et Diana organisèrent une fête 1860. Nancy (Mitford) posa pour les journaux vêtue d'une immense crinoline; la femme d'Evelyn Waugh était habillée en gosse des rues, en culottes courtes, jouant au cerceau. (...) Selon Nancy, « nous ne voyions presque jamais la lumière du jour »[5] »

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Littérature[modifier | modifier le code]

Les Bright Young People ont inspiré nombre d'auteurs, dont une grande partie mena une part active au mouvement, dont Nancy Mitford (Highland Fling, 1931), Anthony Powell (A Dance to the Music of Time (en) et Afternoon Men, 1931), Henry Green (Party Going (en)) ou le poète John Betjeman (A Subaltern's Love Song); le roman d'Evelyn Waugh Vile Bodies (en) (1930) est une satire de cette époque[4]. Le photographe de mode Cecil Beaton, l'un des Bright Young People, commença sa carrière en les photographiant [6].

Membres[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Film[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • D. J. Taylor, BRIGHT YOUNG PEOPLE. The rise and fall of a generation, 1918–1940, 322pp., Chatto and Windus, ISBN 978 0 701 17754 6