Brigade de sapeurs-pompiers de Paris

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Brigade de sapeurs-pompiers de Paris
Image illustrative de l'article Brigade de sapeurs-pompiers de Paris

Période 1811
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment du génie
Effectif 8 500 personnes
Devise Sauver ou périr
Commandant Général de brigade Gaëtan Poncelin de Raucourt
La brigade de sapeurs-pompiers de Paris au défilé du 14 juillet 2003.
Échelle pivotante automatique en intervention.
Casque des pompiers de Paris des années 1940.
Brigade des sapeurs-pompiers de Paris lors du défilé du 14 juillet 2008 (sur les Champs-Élysées (Paris)). Le colonel Malie, commandant le 2e groupement d'incendie, défile en tête.
VSAV71 des pompiers de Paris.
Arrière d'un VSAV
Un nouveau VSAV
Intérieur de la Caserne Massena
La Bspp sur les Champs Elysées
Fourgon pompe tonne (FPT)

La brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) est une unité du génie de l'armée de terre française, placée sous l'autorité du préfet de police et commandée par le général de brigade Gaëtan Poncelin de Raucourt (depuis le 1er août 2013). elle est la 3ème plus grande unité d'élite au monde concernant les pompiers.

Elle intervient pour l'agglomération parisienne, dans Paris et dans ses trois départements limitrophes (appelé communément : « petite couronne ») : Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne. Elle assure également la protection de la base spatiale de Kourou, en Guyane française ainsi que la base à Biscarrosse de la DGA Essais de missiles. La devise de la BSPP est « Sauver ou périr ».

La BSPP comprenait 7 412 sapeurs-pompiers en 2005, dont 306 officiers, 1 359 sous-officiers et 5 747 militaires du rang, soit environ 114 pompiers pour 100 000 habitants. La moyenne nationale est de 382 pompiers pour 100 000 habitants, mais la zone couverte par la BSPP est très petite et permet donc des temps d'interventions courts avec un effectif réduit : on compte 9,2 pompiers par km2 dans la zone BSPP, contre 0,34 en moyenne en France. Avec 8 500 sapeurs-pompiers, Tokyo (17 000) et New York (16 000) et devant Londres (7 000)[réf. nécessaire].

Le budget annuel était de 323,7 millions d'euros en 2005, dont 78,2 % de soldes (rémunération et Cotisations sociales), 10,5 % de matériel, 8,8 % d'investissement immobilier et 2,5 % de loyers et charges. Les contributeurs à ce budget sont les départements (29 %), la ville de Paris (26 %), le ministère de l'Intérieur (24 %) et les autres communes (21 %)[réf. nécessaire].

La BSPP est régie actuellement par les articles R.3222-13 à R.3222-18 du code de la défense.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pendant longtemps, la lutte contre l'incendie a été à la charge des habitants eux-mêmes ou bien des corps non spécialisés ; cette tâche fut donc confiée successivement au guet royal, au guet bourgeois, aux magistrats communaux. Les anciennes ordonnances de police de 1371, 1395 et 1400 imposaient aux propriétaires d'avoir en permanence un muid d'eau près de leur porte, mais ne donnaient aucune indication quant aux dispositions à adopter en cas d'incendie.

En 1524, le parlement de Paris ordonna que des habitants soient commandés chaque soir par le prévôt des marchands de Paris pour constituer le guet de nuit, que soient constituées des provisions d'eau dans chaque maison, et que des lanternes allumées soient mises aux fenêtres (premier éclairage public à Paris).

Le 7 mars 1670, une ordonnance de police imposa la présence au feu des corporations du bâtiment.

Le 31 juillet 1681, nombre de seaux et brocs fut distribués dans Paris et ses faubourgs, et déposés dans les couvents, chez les échevins, et chez les notables. Un dépôt central était situé à l'hôtel de ville, avec des dépôts secondaires indiqués aux habitants. Mais finalement, il n'y avait guère que les membres des communautés religieuses et des corporations du bâtiment aptes à intervenir, auxquels Louis XIV ajouta alors les Gardes suisses et françaises qui devaient « se porter à l'incendie à la première alerte ».

À cette époque, il y avait alors obligation de maintenir en bon état les puits et puisards, ainsi que tous les moyens de puisage. Cependant, les résultats n'étant pas ceux espérés, en 1699, pour remédier à cette situation, François Dumouriez du Perrier se fit accorder par privilège royal et pour trente ans la construction et la fourniture exclusive des pompes à incendie nouvelles avec boyaux de cuirs[1].

En 1715, François Dumouriez du Perrier est nommé par Louis XIV au poste de directeur général des Pompes publiques pour remédier aux incendies, sans que le Public soit tenu de rien payer. Il devient le premier pompier professionnel de France.

En 1719, 17 pompes publiques sont réparties dans cinq quartiers de Paris, entretenues et manipulées par une quarantaine de gardiens et sous-gardiens[2], les premiers pompiers de Paris. Ils ne sont pas encore professionnels :

  • trois pompes dans le couvent des Augustins, tenues par Duhamel (serrurier), Herbain (potier), Quenet (menuisier), Laisné (cordonnier), Duhamel (menuisier), Monneton (serrurier), Corbonnot (serrurier) et Legrand (cordonnier) ;
  • trois pompes dans le couvent des Carmes, tenues par de La Potte (cordonnier), Pelletier (menuisier), Saintbon (menuisier), Pelletier (serrurier), Carel (menuisier), Baumail dit Montauban (cordonnier), Pied, et Jean (relieur) ;
  • trois pompes dans le couvent de la Mercy, tenues par Paris (cordonnier), Granger et Granger (cordonniers), Blanvillain (menuisier), Pilon (cordonnier), Vlu (cordonnier), Champion (tapissier) et Fendoré (cordonnier) ;
  • trois pompes aux petits Pères, tenues par Robert (cordonnier), Ferrand, Thibou (serrurier), Le Bret (maître brodeur), Lacour (cordonnier), Masson, Couillard, Compagnon (maître brodeur) ;
  • quatre à l’hôtel de ville ;
  • une chez François Dumouriez du Perrier, rue Mazarine.

En 1722, Louis XV fonde la Compagnie des Gardes des Pompes du Roy, toujours sous la direction de Dumouriez.

Huit brigades sont créées aux Augustins, aux Carmes, à La Mercy, aux Petits Pères, à La Trinité, aux Jésuites, à l'Oratoire, et aux Capucins. Les pompes sont réparties dans 21 dépôts. Chaque brigade est composée de sept hommes : un inspecteur, un brigadier, un sous-brigadier, deux gardes, et deux sous-gardes. Ils ne sont pas encore des professionnels du feu puisqu'ils exercent toujours leur métier de base (cordonniers, menuisiers, etc.) Dumouriez est secondé par son frère, lieutenant. En outre, quatre hommes sont nommés pour servir de Haut le pied (ou Avertisseurs). La première compagnie de pompiers de Paris comportait alors 62 hommes[3].

Dumouriez dirige la compagnie jusqu’à sa mort. Son fils lui succède.

En février 1810, un corps de garde du palais de Saint-Cloud, en surchauffant un poêle, met le feu au salon de la résidence de Napoléon Ier qui est présent cette nuit-là. Bien que le feu soit rapidement éteint, l'Empereur décide de créer une garde de nuit spéciale à toutes les résidences impériales, garde composée de sapeurs du Génie et transformée le 16 juillet 1810 en compagnie de sapeurs du génie de la Garde impériale[4]. À la suite de l'incendie de l’ambassade d’Autriche qui cause la mort d'une centaine de convives le 1er juillet 1810, l'Empereur charge le ministre de l'Intérieur et Étienne-Denis Pasquier, préfet de police, de trouver une nouvelle organisation pour remplacer le corps des gardes pompiers. La proposition d’une formation militaire est retenue et officialisée par décret impérial du 18 septembre 1811 qui crée le Bataillon de sapeurs-pompiers de Paris.

Le Bataillon devient Régiment de sapeurs-pompiers de Paris par décret impérial le 5 décembre 1866[5] tandis que sa zone d'action est étendue à tout le département de la Seine.

Pendant la Première Guerre mondiale, trente pompiers de Paris et deux pompes sont arrivés à Reims début mars 1915 pour combattre les incendies causés par les bombardements [6],[7].

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1915, à Vauquois, un accident implique une équipe de sapeurs pompiers de la brigade de Paris, formant la compagnie « engins spéciaux » 22/6 du 1er régiment du génie[8] au camp de Satory, venus en renfort avec un matériel d'un usage nouveau, les appareils Schilt, mais d'une efficacité impressionnante. Elle projette au moyen, de lances sur les lignes allemandes environ 3 000 l d'un mélange d'un liquide composé de 30 % de pétrole et 70 % d'huile légère de houille contenu dans des récipients sous pression, mélange enflammé au moyen de grenades incendiaires. Cette émission de liquide enflammé avait pour but d'aider à prononcer une attaque à hauteur des vestiges de l'église du village. L'effet de souffle produit par l'explosion d'un dépôt de munitions allemand, touché par ce mélange, rabat le liquide enflammé sur les lignes françaises. Les victimes se comptent parmi les sapeurs pompiers et les hommes du 3e bataillon du 31e RI, présents dans les tranchées[9]. Par extension, les compagnies du génie spécialement équipées de ce type de matériel seront ensuite dénommées « compagnies Schilt ». Le drapeau des sapeurs pompiers de Paris porte l'inscription Vauquois.

En 1940, si une partie des effectifs continue son service à Paris et dans la Seine,une autre prend part aux combats qui la conduisent jusqu'à la Loire. Le gouvernement décide de démilitariser le régiment afin qu'il puisse continuer à exercer sa mission dans le futur Paris occupé. Lors de l'armistice, les pompiers de Paris démilitarisés ne sont donc pas pris en compte dans les effectifs restreints de l'armée d'armistice.

Le 25 août 1944, les pompiers de Paris furent les premiers à hisser le drapeau tricolore dans la capitale au sommet de la tour Eiffel.

Le régiment qui était jusqu'alors un régiment de l'arme d'infanterie est transféré à l'arme du génie par décret N° 65-265 du 2 avril 1965[10].

La loi du 10 juillet 1964 organise la disparition des départements de la Seine et de la Seine-et-Oise au profit de Paris, de la Petite couronne et de la Grande couronne. La zone d'action du régiment couvrira Paris et la Petite Couronne à partir du 1er janvier 1968, s'étendant bien au delà de l'ancienne Seine (43 communes supplémentaires). Ses effectifs s'accroissent en conséquence et il prend le nom de Brigade de sapeurs-pompiers de Paris le 1er mars 1967 en vertu du décret no 67-155 du 28 février 1967[11].

Drapeau[modifier | modifier le code]

Seuls les régiments et les écoles, ainsi que la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris, ont droit à un drapeau (ou un étendard) correspondant à leur appellation.

C’est en 1793 que la compagnie des garde pompe reçoit son premier emblème. Elle le conservera jusqu’en 1869.

Drapeau Second Empire[modifier | modifier le code]

Durant le Second Empire, Napoléon III ordonne que les drapeaux portent désormais la marque de l’empereur. Ainsi, l’ensemble des régiments de France reçoit un nouveau drapeau et, le 23 janvier 1869, le régiment se voit remettre le sien.

Celui-ci porte l’inscription suivante: « l’Empereur Napoléon III au Régiment des Sapeurs-Pompiers de Paris » Sur le revers : Valeurs, Dévouement, Discipline, Campagne d’Orient. Cette dernière inscription est liée au fait que le régiment a envoyé de forts contingents durant la campagne de Crimée.

La remise officielle a lieu le 31 juillet sur l’esplanade des Invalides par le maréchal Canrobert, commandant le 1er corps d’armée au Colonel Willerme. Il est accompagné du général commandant la place de Paris et du général chef d’état-major du 1er corps d’armée.

Avant la remise, le maréchal clame en ces termes : « (…) vous voyez sur ce drapeau inscrit les mots : Valeur-discipline-dévouement. Valeur, c’est-à-dire cette vertu qui vous fait affronter tous les dangers pour la défense du pays et le service de l’empereur. Discipline, ce lien qui unit fraternellement celui qui commande à celui qu’il a sous ses ordres. Dévouement, ce n’est pas moi qui vous l’enseignerai. Ne le prodiguez-vous pas à toute heure de votre vie pour la protection et le salut de vos citoyens ? Allons mes amis, ralliez-vous autour de ce drapeau. Qu’il abrite dans ses plis les nobles sentiments qui vous animent et que votre connaissance unisse sa voix à la mienne au cri de « Vive l’empereur ! »

Drapeau modèle 1880[modifier | modifier le code]

Au cours de la guerre de 1870, les opérations militaires aboutissent à la défaite et à la capture de l'empereur Napoléon III à Sedan, le 2 septembre 1870. L'opposition parlementaire, surtout républicaine, menée par Léon Gambetta parvient à mettre en place un gouvernement provisoire, dit de la Défense nationale. La République est proclamée le 4 septembre, au balcon de l’hôtel de ville de Paris.

Avec elle, les régiments doivent une nouvelle fois changer leur drapeau. C’est de cette période que date l’actuel drapeau de la Brigade. Le colonel Victor Colonieu, commandant le régiment depuis 1878 adresse le 11 mars 1879 au général commandant la Place de Paris la lettre suivante :

« Mon général, j’ai l’honneur de vous rendre compte que je viens de recevoir le n° 14 de la partie réglementaire du journal militaire officiel contenant la liste des noms de bataille approuvée par le ministre de la Guerre pour être inscrit sur les drapeaux et étendards des Corps de troupe de l’Armée.

Le régiment de Sapeurs-Pompiers n’y est pas mentionné d’aucune façon malgré les dangers auxquels les militaires de tous grades qui en font partie sont journellement exposés, le régiment n’a aucun nom à invoquer pour être mis sur son drapeau, mais je viens vous prier, mon général, de vouloir bien demander à monsieur le ministre de la Guerre que, à l’exemple de la Légion, de la Garde Républicaine, une devise nous soit accordée.

Dévouement et discipline par exemple ; cette devise qui récompense les nombreux actes de courage et de dévouement accomplis jusqu’à ce jour par les hommes du régiment serait pour ceux de l’avenir un encouragement et un devoir de marcher dans les traces de leurs anciens, tout en leur rappelant qu’ils appartiennent toujours à la grande famille militaire et qu’ils sont soumis à toutes les règles qui la régissent… »

Ainsi, le 14 juillet 1880, président de la République, Jules Grévy, remet au colonel Paris le drapeau que nous arborons encore à ce jour durant les cérémonies militaires les plus importantes.

En 1902, le jour de la fête nationale, le drapeau est décoré de la Légion d’honneur par le président de la République Émile Loubet.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le régiment reste la seule unité militaire constituée de la zone occupée. Menant des opérations de renseignement et de résistance, le régiment et son drapeau sont peu à peu menacés. Par précaution, au cours du mois de juin 1940, l’emblème est donc remise au colonel commandant le 92e RI à Clermont-Ferrand pour qu’il y soit en sécurité.

Mais, le 12 novembre 1942, alors que les Allemands franchissent la ligne de démarcation, il est confié (avec 14 autres drapeaux et étendards) chez la famille Trarrieu. Le drapeau est ramené (dans un faux pot d’échappement lequel pot d’échappement fut remis le 18 juin 1984 au général Coupez pour y être conservé au musée de Champerret) par le commandant Bernard et le sapeur Gilles le 4 juin 1943 et conservé au musée de l’armée.

10 novembre 1944 : lors d’une prise d’armes à Champerret, le drapeau est présenté à la troupe par le lieutenant Camus.

Le 18 septembre 2005, suite au dramatique incendie de l’hôtel de la rue de Provence, le drapeau est décoré de la médaille d’or pour acte de courage et de dévouement par le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy.

Caractéristiques de l'emblème[modifier | modifier le code]

Étamine
90 cm sur les 2 côtés
Des couronnes de feuilles de chêne et de laurier sont peintes à l’or fin.
Inscriptions à l'avers : « République française – Sapeurs-Pompiers de Paris »
Inscriptions à revers : « Honneur et Patrie – Dévouement et Discipline »
Cravate
90 cm de long, 24 cm de large
3 bandes : bleu, blanc, rouge
Aux extrémités : franges de 8cm de long
À chaque extrémité et sur une seule face : une couronne composée d’une guirlande de feuilles de chêne et de laurier brodée à l’or fin, accrochée par son milieu à un bracelet fixé au fer de lance.
Fer de lance en bronze doré sur un socle en forme de cartouche oblongue
Avers : « République française »
Revers : « Sapeurs-Pompiers »

Décorations[modifier | modifier le code]

Legion Honneur Chevalier ribbon.svg

Devise[modifier | modifier le code]

Si la devise des sapeurs pompiers français est « Courage et dévouement », celle des sapeurs pompiers de Paris est « Sauver ou périr »[réf. nécessaire].

Insigne régimentaire ou "pucelle" de la BSPP

Organisation opérationnelle[modifier | modifier le code]

Le général de division Bernard Périco commande la BSPP en 2006.

La BSPP comprend 81 casernes dont 77 centres de secours, et est organisée en trois groupements d'incendie, chacun étant commandé par un officier supérieur du grade de colonel ou lieutenant-colonel :

  • premier groupement d'incendie : Nord-Est de Paris et Seine-Saint-Denis (le poste de commandement est implanté à Montmartre). Ce groupement comptait 1 792 sapeurs-pompiers en 2005.
  • deuxième groupement d'incendie : Sud-Est de Paris et Val-de-Marne (PC Masséna, XIIIe arrondissement). Ce groupement comptait 1 807 sapeurs-pompiers en 2005.
  • troisième groupement d'incendie : Ouest de Paris et Hauts-de-Seine (PC Courbevoie-La Défense). Ce groupement compte un peu moins de 2 000 sapeurs-pompiers.

Chaque groupement d'incendie est composé de huit compagnies d'incendie, d'une compagnie de commandement et de logistique et d'un service médical, chaque compagnie comprenant entre 2 et 4 centres de secours. Il y a également :

La BSPP assure également par convention la protection de sites spécifiques extérieurs à son secteur de compétence territoriale. Il s'agit de compagnies d'incendie spécialisées. Chacune de ces unités élémentaires spécialisées (UES) est commandée par un capitaine :

Par ailleurs, étant donné leur statut militaire, des pompiers de la BSPP peuvent être désignés pour des opérations extérieures : c'est notamment le cas au titre de la FINUL au Liban[12].

Le QG de la BSPP est implanté dans l'enceinte de la caserne Champerret à Paris dans le XVIIe arrondissement.

Casernes par groupement et par compagnie[modifier | modifier le code]

Fanion de la 7e compagnie

Voici la liste des centres de secours, classés par groupement et par compagnie. Pour chaque compagnie, le poste de commandement (PC) est en gras. L'état-major de groupement est suivi d’un astérisque.

1er groupement d'incendie 7e compagnie 9e compagnie 10e compagnie 12e compagnie 13e compagnie 14e compagnie 24e compagnie 26e compagnie 20e compagnie
Blanche
Saint-Honoré
Montmartre *
Boursault
Saint-Ouen
Château-Landon
Bitche
Pantin
Ménilmontant
Charonne
Aulnay-sous-Bois
Le Blanc-Mesnil
Drancy
Clichy-sous-Bois
Bondy
Livry-Gargan
Montreuil
Neuilly-sur-Marne
Villemomble
Saint-Denis
Aubervilliers
La Courneuve
Pierrefitte-sur-Seine
Compagnie de commandement et de logistique 1
Montmartre
2e groupement d'incendie 1re compagnie 2e compagnie 8e compagnie 11e compagnie 15e compagnie 17e compagnie 22e compagnie 23e compagnie 19e compagnie
Chaligny
Nativité
Vincennes
Massena *
Ivry-sur-Seine
Poissy
Rousseau
Château d'eau
Sevigné
Parmentier
Champigny-sur-Marne
Nogent-sur-Marne
Noisy-le-Grand
Créteil
Joinville-le-Pont
Maisons-Alfort
Villeneuve-Saint-Georges
Rungis
Choisy-le-Roi
Villejuif
Vitry-sur-Seine
Saint-Maur-des-Fossés
Sucy-en-Brie
Villecresnes
Compagnie de commandement et de logistique 2
Masséna
3e groupement d'incendie 3e compagnie 4e compagnie 5e compagnie 6e compagnie 16e compagnie 21e compagnie 27e compagnie 28e compagnie 18e compagnie
Port-Royal
Montrouge
Plaisance
Colombier
Malar
Champerret
Dauphine
Levallois-Perret
Grenelle
Auteuil
Issy-les-Moulineaux
Boulogne-Billancourt
Meudon
Saint-Cloud
Le Plessis-Clamart
Antony
Bourg-la-Reine
Clamart
Gennevilliers
Asnières-sur-Seine
Colombes
Puteaux
Courbevoie
Nanterre
Rueil-Malmaison
Compagnie de commandement et de logistique 3
Courbevoie
GAS : Groupement des appuis et de secours 25e compagnie 41e compagnie 38e compagnie 43e compagnie 42e compagnie 36e compagnie 39e compagnie 40e compagnie 46e compagnie
UES ROISSY UES BNF UES NRBC UES Louvre UES BALARD UES Biscarosse UES KOUROU CAS Compagnie de commandement et de logistique 4
Clichy
GSS : Groupement de soutiens et de secours 29e compagnie
Compagnie de commandement et de logistique 5
Champerret
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Sélection et instruction[modifier | modifier le code]

Pour les personnels intervenants (militaires du rang), il s'agit d'un engagement initial de cinq ans ou d'un volontariat de l'armée de terre (VDAT, à ne pas confondre avec les pompiers civils « volontaires ») de un an renouvelable. Il faut être de nationalité française, âgé entre 18 et 25 ans, avoir un casier judiciaire vierge et être titulaire au minimum d'un diplôme national du brevet. La sélection comporte trois jours de tests sportifs, tests psychomoteurs, entretien de motivation ainsi qu'une visite médicale (mesurer entre 1,60 et 1,96 m).

L'instruction se fait au Groupement de formation, d'instruction et de secours (GFIS), au fort de Villeneuve-Saint-Georges. La première période se déroule sur deux mois, avec la formation en secourisme (PSE1 et PSE2 + modules spécifiques), et la formation militaire de base (par exemple le tir).

Puis, le sapeur fait un stage de deux mois en compagnie d'incendie où il assure des interventions de secours à victime (VSAV) et des opérations diverses. Il profite de cette phase pour se perfectionner et préparer la suite de sa formation.

Le sapeur revient au Groupement formation instruction pour sa formation incendie et sauvetage de deux mois. Il retourne ensuite dans sa compagnie d'affectation et peut alors participer à tous les types d'interventions.

Depuis mars 2005, la brigade est dotée d'une section de jeunes sapeurs pompiers. Cette formation dure quatre ans. Elle est ouverte aux jeunes habitants d'Île-de-France (75, 92, 93, 94) ayant 14 ans minimum et 18 ans maximum. Un bon niveau sportif est requis. Le brevet de JSP sanctionne cette formation. Au programme de l'instruction il y a du sport, des manœuvres incendie, du secourisme, de l'instruction civique et de l'instruction militaire. La formation est composée de 60 samedis après-midi sur deux ans (soit 30 par an). Pour faire acte de candidature, on peut se rendre sur la site du BSPP, rubrique « cadets de la BSPP ».

Interventions[modifier | modifier le code]

Camions de pompiers parisiens à Clichy.

En 2005, la BSPP a réalisé 1 171 interventions par jour[13] :

  • 1er groupement d'incendie : 159 136 interventions dont 10 289 incendies ;
  • 2e groupement d'incendie : 128 419 interventions dont 5 532 incendies ;
  • 3e groupement d'incendie : 139 948 interventions dont 4 838 incendies.

Paris ayant plus de 2 millions d'habitants, et chaque département en ayant environ 1,3 million, il y a au total 6,16 millions d'habitants dans la zone couverte par la BSPP (1999). Cela représente :

  • par jour : 19 interventions pour 100 000 habitants ;
  • par an : 7 300 interventions pour 100 000 habitants (contre 6 000 interventions par habitant sur toute la France), dont 331 incendies pour 100 000 habitants ;
  • par sapeur-pompier : 64 interventions par an (contre 16 en France).

Ces chiffres sont à relativiser, du fait qu'une intervention nécessite entre trois et plusieurs dizaines de personnes. Par ailleurs, les effectifs prennent en compte les personnels administratifs, de formation, d'encadrement et de logistique, qui eux n'interviennent pas. Un sapeur en compagnie d'incendie fait donc en réalité plus d'interventions.

De manière détaillée :

Interventions de la BSPP
Nature de l'intervention 2002 2003 2004 2008 2011 2012 2013 2014
Fausses alertes 10 135 13 777 17 158 15 281 11 265 9 104 7 654 5 271
Incendies 18 850 18 347 16 062 17 778 15 332 14 535 13 809 10 466
Accidents de circulation 27 584 23 837 23 003 25 690 21 639 22 469 21 770 16 588
Secours à victimes 280 394 286 690 280 815 342 546 346 603 380 258 387 289 268 125
Assistances à personnes 16 559 16 379 16 098 21 914 17 894 18 210 15 037 9 378
Faits d'animaux 2 224 2 135 2 457 2 230 2 000 1 810 1 784 1 308
Eau-gaz-électricité 21 882 22 538 20 069 15 613 13 271 13 847 11 302 4 801
Protection des biens 4 583 3 958 4 562 2 793 1 591 1 987 2 010 1 293
Pollution 79 98 96 95 138 157 156 135
Reconnaissances-recherches 44 172 40 699 35 548 35 678 29 966 30 712 30 749 20 229
Totaux 426 402 428 458 415 868 479 618 459 699 493 089 491 560 337 594
Par jour 1 168 1 174 1 136 1 310 1 259 1 347 1 347 1 185

Les données de Janvier & février 2011 sont partielles. Tableau mis à jour le 12/10/2014

Systèmes embarqués[modifier | modifier le code]

Sur cette Peugeot 308 l'antenne-relais de couleur rouge du système Antarès apparait clairement.

Antarès[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Antares (réseau).

En 2009 la BSPP a fait migrer son système de communication, jusque là analogique vers le système numérique Antarès. Depuis cette date les véhicules disposent d'une petite antenne-relais de couleur rouge ou blanche montée généralement sur la cabine du véhicule. Ce système permet une communication plus fluide[14], y compris avec les autres échelons dépendant de la DGSCGC.

Flister[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Flister.

Pour prévenir les automobilistes du passage de ses véhicules, la BSPP expérimente en 2012 un système baptisé Flister qui diffuse une alerte sur les auto-radios pour faciliter la circulation[15].

Jumelage[modifier | modifier le code]

Depuis le 13 juillet 2002, la brigade de sapeurs-pompiers de Paris est jumelée avec le New York City Fire Department (FDNY)[16].

Affaire de viol en mai 2012[modifier | modifier le code]

Douze pompiers de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (membres de l'équipe spéciale de gymnastique) sont mis en examen, et l'un d'eux incarcéré, pour le viol présumé d'un de leurs camarades lors d'un bizutage dans un bus au retour d'une compétition sportive. L'équipe spéciale de gymnastique s'était produite lors du dernier défilé militaire du 14 juillet à Paris.

Au cœur du scandale, l'état major a décidé de la dissoudre (décision du 14/05/2012)[17],[18].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Pour le grand public, la BSPP reste étroitement lié aux défilés du 14 juillet dont les camions participent à la clôture. Par ailleurs les pompiers de Paris sont célèbres[19] en Île-de-France pour leurs bals des pompiers organisés généralement le 13 juillet au soir.

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Allô Dix-Huit, Association pour le développement des œuvres sociales des sapeurs-pompiers de Paris, brigade des sapeurs-pompiers, Paris, mensuel (ISSN 0983-3889)
  • Aristide Arnaud, Pompiers de Paris : des origines à nos jours, Paris, France-Sélection, 1985 (ISBN 2-85266-008-3)
  • Philippe Cart-Tanneur et Catherine Pugeault, Sapeurs-pompiers de Paris : la brigade, Massin, Paris, 2001
  • Demory (Jean-Claude), "Les Sapeurs-Pompiers de Paris dans la Grande Guerre", in 14-18 Magazine, no 7, avril-mai 2002.
  • Didier Rolland, Sapeurs pompiers de Paris : culture et traditions, Atlante, Saint-Cloud, 2005 (ISBN 2-912671-21-3)
  • Ludovic Roubaudi, Le 18, Le Dilettante, Paris, 2004, (ISBN 2-84263-092-0)
  • Paul-Henry Thibaut, Les Pompiers de Paris de la Révolution française à Napoléon Ier : Organisation et militarisation, Éditions universitaires européennes, 2004 (ISBN 978-3-8417-8864-1)

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Chef de Bataillon A. Arnaud, Pompiers de Paris, France Sélection, Paris, 1958
  2. Almanach royal pour l'an 1719, publié par Laurent d’Houry, Paris, 1719
  3. Almanach royal pour l’an 1728, publié par la Veuve d’Houry, Paris, 1728. La liste des Pompes du Roy est absente de l’Almanach royal entre 1721 et 1727.
  4. L’artillerie et le génie de la Garde Impériale
  5. LCL Aristide Arnaud (E.R.), Pompiers de Paris, France Sélection, page 112 édition de 1985
  6. Paul Hess, La Vie à Reims pendant la guerre de 1914-1918, Anthropos 1998, p. 272
  7. Décret du 4 juillet 1919, attribution de la croix de chevalier de la Légion d’honneur à la compagnie des sapeurs-pompiers de Reims
  8. La Butte meurtrie, Vauquois, p. 202-203
  9. JMO du Génie du 5e corps d'armée (France)
  10. LCL Aristide Arnaud (E.R.), Pompiers de Paris, France Sélection, page 556 édition de 1985
  11. LCL Aristide Arnaud (E.R.),Pompiers de Paris, France Sélection, page 585 édition de 1985
  12. http://www.defense.gouv.fr/ema/operations_exterieures/liban/breves/04_08_09_liban_intervention_de_la_bspp_sur_un_incendie
  13. « Bilan statistique de l'activité opérationnelle 2008 »
  14. http://www.senat.fr/rap/r12-033/r12-03316.html
  15. Paris : les pompiers dans l'autoradio, Le Figaro, 5 septembre 2012.
  16. Site officiel : www.nyc.gov/fdny
  17. Douze pompiers de Paris déférés au parquet pour viol et violences, Le Monde, 11 Mai 2012
  18. Viol et violences : les douze pompiers mis en examen, Le Figaro, 12 Mai 2012
  19. http://14juillet.paris.fr/bals.html

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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