Bridoux

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La dynastie Bridoux[modifier | modifier le code]

Marie Joseph Eugène Bridoux (25 février 1856 - Pœuilly (Somme) 17 septembre 1914) est le premier général français tué à l'ennemi durant la Première Guerre mondiale. Saint-Cyrien (promotion 1875-1877), il est promu général de brigade en 1909 puis général de division le 1er mai 1913. Il relève en septembre 1914 le général Sordet au commandement du 1er corps de cavalerie. Chargé de semer le désordre sur les arrières de la Ire armée allemande avec les 1800 hommes de son unité, il perce à plusieurs reprises l'axe d'offensive de l'aile droite allemande lors de la Marne. Il meurt de ses blessures le 17 septembre 1914 à Pœuilly (Somme). Il a laissé son nom à un campus de l'université de Metz.

Son fils Eugène Marie Louis Bridoux (1888-1955), également officier de cavalerie, commande le 2e régiment de hussards (1934-1936), devient général de brigade en 1938 et dirige l'École de cavalerie de Saumur. Engagé dans la Collaboration, il est successivement Secrétaire général de la Délégation générale du gouvernement français dans les territoires occupés du 20 mars 1941 au 18 avril 1942, puis secrétaire d'État à la Guerre (du 18 avril 1942 au 25 mars 1943), et enfin sous-secrétaire d'État à la Défense nationale (du 26 mars 1943 au 20 août 1944) dans le gouvernement du maréchal Pétain. Il est promu général de division en 1941 puis général de corps d'armée en 1942. Lors de la Libération de la France, il s'enfuit à Sigmaringen. Capturé en 1945, il s'évade de Paris en 1947 et se réfugie en Espagne où il meurt le 6 juin 1955. Il avait été condamné à mort par contumace et à la dégradation militaire pour faits de collaboration le 10 décembre 1948. Ses archives sont déposées à la Bibliothèque nationale de France. Elles comprennent ses Souvenirs de Vichy, journal tenu du 18 avril 1942 au 15 avril 1944.

Le petit-fils, le commandant Eugène Jean Bridoux (1914-1945), fut un des chefs de la LVF de 1943 jusqu'à la fin de 1944. Il prit ensuite le commandement du 2e Régiment de grenadiers la division Waffen-SS française Charlemagne avec le grade de sturmbannführer SS de septembre 1944 à décembre 1944. Il quitta cette fonction à la surprise générale, suite semble-t-il à une visite de son père au camp d'entraînement de Wildflecken où s'opérait l'organisation de l'unité Waffen-SS française. Il mourut en 1945 en Bavière alors qu'il se rendait aux Américains.

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