Bref (série télévisée)

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Bref

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Logo de la série.

Genre Shortcom
Création Kyan Khojandi
Bruno Muschio
Production My Box Productions
Pays d'origine Drapeau de la France France
Chaîne d'origine Canal+
Nb. de saisons 3
Nb. d'épisodes 82
Durée de 1 minute 40 secondes à 3 minutes
Diff. originale 29 août 201112 juillet 2012
Site web http://www.breflaserie.com

Bref. est une série télévisée française de format shortcom créée par Kyan Khojandi et Bruno Muschio et diffusée au sein du Grand Journal de Canal+ du 29 août 2011 au 12 juillet 2012.

La série est composée de trois sessions : la première, composée de 40 épisodes, est celle commandée initialement par Canal+ ; la seconde, composée elle aussi de 40 épisodes, a été tournée suite au succès de la série ; la dernière, constituée de deux épisodes, permet de mettre fin à l'histoire et a été diffusée dans une émission spéciale du Grand Journal le 12 juillet 2012[1],[2].

Au Québec, les capsules sont diffusées à partir du 27 août 2012 sur AddikTV[3].

Résumé[modifier | modifier le code]

Le personnage principal est un trentenaire parisien anonyme (il fête ses 30 ans dans le 46e épisode), chômeur et célibataire, qui parle à la première personne et est donc désigné uniquement par le pronom personnel « Je ». Sa vie banale manque quelque peu d'intérêt, jusqu’à ce qu’il rencontre une fille au cours d'une soirée, charmé entre autres par son regard. Dès lors, il ne cesse de penser à la revoir.

Le héros cherche un travail par intermittence et réussit à décrocher un entretien d'embauche dans une entreprise de photocopieurs. Malgré un entretien calamiteux, durant lequel les mensonges sur son C.V. sont découverts, il obtient le poste. Néanmoins, exaspéré par ses différents collègues et peu passionné par le travail, il démissionne. Par la suite, il travaille en tant que téléconseiller pour un opérateur de télécommunication (Telecom 3000).

Il multiplie les soirées pour trouver une fille et enchaîne avec des coups d'un soir. Il recouche aussi avec son ex-petite amie et une amie qu'il n'avait pas vue depuis l’adolescence, prenant ainsi sa revanche d’une humiliation passée. À côté de cette instabilité, il voit régulièrement Marla, son « plan cul régulier ».

Afin de séduire plus de filles, il apprend à jouer de la guitare. Ce qui n'est au départ qu'une arme pour draguer devient une passion, et il finit par donner un concert sous le pseudonyme Amer de toi.

Le héros est proche de son frère Keyvan, à tel point qu’ils se comprennent d'un regard et n’ont pratiquement pas besoin de parler pour communiquer. « Je » appelle souvent ce frère pour se faire conseiller ou rassurer. Leurs parents divorcent à cause d’une infidélité du père avec une étudiante, relation dans laquelle il a mis trop d’espoir. Resté seul, le père emménage un moment chez le héros, au grand désarroi de ce dernier, puis déménage dans un autre appartement du même immeuble.

Keyvan, décidant d'emménager avec l'amour de sa vie, permet au héros de prendre son appartement, après une cohabitation peu fructueuse avec son ami Baptiste, trop peu investi dans les tâches ménagères et le rangement. Le sort s'abat à nouveau sur lui quand la petite amie de son frère rompt durant le déménagement, obligeant Keyvan à garder son appartement et contraignant le héros à emménager chez son père, puisque Baptiste avait déjà trouvé un nouveau colocataire.

Toujours amoureux de « cette fille » anonyme, le héros se rapproche doucement d’elle. Il multiplie les rendez-vous qui finissent en fiasco, jusqu'au jour où elle l’invite chez elle et finit par l’embrasser (dans J’étais à côté de cette fille). Ils se mettent en couple et emménagent dans un nouvel appartement. C’est là que Marla, cherchant « Je », tombe sur « cette fille ». Confronté par ses deux relations les plus sérieuses, « Je » est forcé de choisir et reste avec « cette fille ».

Avec le temps, « Je » et « cette fille » s'éloignent, et un soir alcoolisé, il la trompe avec une autre. Il garde le secret, jusqu’à une soirée chez Maud, l'ex de son frère, où il laisse aller sa colère retenue, avoue tout son ressentiment à ses amis et finit par frapper un homme qui n'était pas invité. Il part et tente de renouer avec Marla, mais elle s'est déjà trouvé un autre homme. Finalement, après une dépression, « Je » ré-emménage avec Baptiste et reprend le cours de sa vie avant sa relation avec « cette fille ».

« Je » n’est pas le personnage principal de tous les épisodes. Le 47e épisode (Bref. Je suis vieille) est centré sur une personne âgée (jouée par Françoise Bertin). C'est aussi le cas dans Je suis un plan cul régulier, qui raconte la même histoire que J'ai un plan cul régulier, cette fois du point de vue de Marla, mais également dans les épisodes 72 et 73 (J'ai fait une soirée déguisée parties 2 et 3), qui sont centrés sur respectivement « Cette fille » et « un inconnu » qui s’est introduit dans une soirée organisée chez Maud alors que personne ne le connaît.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Équipe[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Kyan Khojandi, interprète de « Je », lors du 65e Festival de Cannes

Appellations et ordre officiels des personnages apparaissant au générique de tous les épisodes qu'ils y apparaissent ou non.

Personnages secondaires[modifier | modifier le code]

Personnages apparus dans au moins deux épisodes

Personnages[modifier | modifier le code]

  • « Je », le héros anonyme joué par Kyan Khojandi, est le personnage principal de la série. Trentenaire au chômage, il partage son temps entre sa passion naissante pour la guitare, son « plan cul régulier » et ses nombreuses heures passées sur internet (notamment sur des sites pornographiques). Le sexe tient une part importante dans sa vie. Il est gentil, peut-être un peu trop (cf. épisodes Je sais pas dire non, Je me suis fait agresser), fainéant, hypocondriaque, désinvolte, égoïste, hypocrite et souvent malchanceux. Il est amoureux de « Cette fille », qui ne semble pas non plus insensible à ses charmes mais la malchance de « Je » les empêche dans un premier temps de se retrouver en situation de conclure. « Je » parvient finalement à la séduire puis ils emménagent ensemble.
  • Marla (jouée par Bérengère Krief) est le « plan cul régulier » de « Je ». Elle n'apparaît au début qu'en tant que partenaire sexuelle, bien que l'histoire se focalise de temps en temps sur elle (ex. : enterrement de son chat). Elle est colérique, comme en témoignent ses nombreux coups de sang, toujours conclus par son expression favorite « t'es qu'un con ! ». Un de ses plaisirs réside dans la création de figurines en pâte à sel. On découvre dans l'épisode Je suis un plan cul régulier qu'elle est amoureuse de « Je ». Mais ce dernier lui a brisé le cœur dans "J'ai fait un choix"
  • « Cette fille » (Sarah) (jouée par Alice David) est le fantasme de « Je ». Ils se sont rencontrés en soirée. Après avoir ignoré « Je », « Cette fille » s'intéresse peu à peu à lui. Elle est fan du film Eternal Sunshine of the Spotless Mind et de Carbon Kevlar. Dans la vie, elle travaille dans un sex-shop. Dans l'épisode 6, on peut apercevoir sur sa page de profil Facebook qu'elle s’appellerait Delphine, mais dans l'épisode "Bref. J'ai fait une soirée déguisée (partie 4)", on apprend qu'elle s'appelle en réalité Sarah.
  • Le père de « Je » (joué par Éric Reynaud-Fourton) divorce dans le début de la série après une aventure avec une étudiante (épisode : J'ai fait un repas de famille). Figure du loser, il va quelque temps s'installer chez « Je » avant d'emménager dans l'appartement voisin. Il essaie de devenir plus jeune en utilisant des expressions de jeunes et en s'habillant comme les jeunes, mais sans succès. Il n'a aucun ami et squatte régulièrement chez son fils.
  • Baptiste (joué par Baptiste Lecaplain) est le colocataire de « Je ». Il a eu plusieurs petites amies qui l'ont fui car il était, selon « Je », « flippant », pour celles qui n'aimaient pas ses excentricités. Relativement fainéant et fantasque, il s'entend plutôt bien avec « Je ». C'est à cause de lui, que « Je » était dans une situation compromettante, en envoyant son plan-cul, Marla chez "Cette fille".
  • Keyvan (joué par Keyvan Khojandi) est le frère de « Je ». Il est l'antithèse du personnage principal. Il a un emploi et un couple stable. Ces différences ne l'empêchent pas d'être proche de son frère qu'il n'hésite jamais à aider. Une sorte de télépathie semble s'être développée entre eux. Dans un épisode, Keyvan doit déménager chez sa petite amie et laisser son appartement à son frère, mais cette dernière rompt lors du déménagement. On apprend par la suite qu'il est homosexuel.

Épisodes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Épisodes de Bref.

Documentaire[modifier | modifier le code]

  • Bref. Le documentaire : Documentaire[4],[5] diffusé le 31 décembre 2011 sur Canal + lors de l'émission Bref. La spéciale[6].

Réception[modifier | modifier le code]

Audience[modifier | modifier le code]

En octobre 2011, à la suite du succès des premiers épisodes, Canal+ a commandé quarante épisodes en plus des quarante déjà tournés[7],[8].

La série connaît un rapide succès et le 6 octobre 2011, le Grand Journal réalise un pic d'audience de plus de 2,5 millions de téléspectateurs, soit 9,5 % de part d'audience[9]. Néanmoins, les audiences baissent et passent sous la barre des 2 millions pour atteindre 1,5 million début janvier 2012[10]. Cependant, ces chiffres sont à relativiser compte tenu du nombre de personnes qui regardent Bref en replay sur Internet[11].

Réception critique[modifier | modifier le code]

Rapidement, la critique salue la pastille qui est remarquée comme une des bonnes surprises de la rentrée 2011[12]. En une semaine, elle suscite un engouement sur Internet[13] tel qu'elle dépasse le million de fans sur Facebook[14] début octobre[15]. Les premières parodies apparaissent en moins de 3 semaines[16],[17],[18],[19]. La série se caractérise par un rythme très rapide (une minute trente, 130 plans par minute), tant par l'enchaînement des images que par la narration, ainsi qu'un humour basé sur le quotidien et l'identification facile au personnage principal[20].

Dans un de ses articles, Le Monde voit en ce succès une uniformisation de masse du mode de vie des trentenaires[21].

Influences[modifier | modifier le code]

Lors d'un documentaire diffusé sur Canal+, l'équipe de Bref. explique qu'elle a été influencée par Fight Club, Snatch ou encore Trainspotting[22],[23].

Les épisodes 53, 54, 56 et 61 contiennent des allusions directes aux répliques du film La Cité de la peur.

Musique[modifier | modifier le code]

Les épisodes de la série sont rythmés par des morceaux essentiellement empruntés à des artistes de la scène électronique française : The Name, Neus, Chlorine Free, Émilie Simon ou encore Carbon Kevlar, Ben Mazué, the weasel and the wasters, tortoza etc.
Kyan Khojandi a collaboré avec The Name sur la composition d'au moins un des titres de la bande originale de la série : Try Again.

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Le premier DVD de la série est sorti le 6 mars 2012, il contient entre autres les 40 premiers épisodes, Bref. Le documentaire[24],[25] et un bonus caché (un premier indice se trouve dans Telecom 3000).

Le second DVD de la série est sorti le 23 octobre 2012, il contient les épisodes 41 à 82 achevant la série.

Kyan Khojandi, Bruno Muschio et Harry Tordjman ont annoncé le 29 juin 2012, dans un communiqué, que la série s'arrêtera le 12 juillet[26].

En novembre 2012, la société Callvin commercialise une série de préservatifs avec différentes phrases cultes de la série[27].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bref. On arrête « bref. » sur le site de la série bref.
  2. Fin de la série « Bref » sur Canal +, Le Figaro, 29 juin 2012.
  3. La résurrection du magazine artistique, consulté le 15 août 2012
  4. [vidéo] voir le documentaire sur le site officiel de Canal+
  5. Documentaire de 37 minutes réalisé par Olivier Montoro
  6. "Bref, la spéciale" ce 31 décembre en clair : détails et teaser. Le Blog TV News.com, 30 décembre 2009
  7. Grand Journal : la Suite avec l'équipe de Bref. diffusé le 6 octobre 2011
  8. Marion Le Roy et Katia Touré, « "Bref": Kyan Khojandi fait l'humour en famille », sur nouvelobs.com,‎ 7 octobre 2011
  9. Romain Cheyron, « Le Grand Journal : record d'audience grâce à Bref », sur Reviewer,‎ 7 octobre 2011
  10. Olivier Sedille, « La fuite des derniers épisodes de "Bref". Un coup monté ? », sur http://leplus.nouvelobs.com,‎ 7 janvier 2012
  11. (fr) Sur le player web canal+, chaque épisode est crédité d'après les compteurs d'en moyenne 20.000 vues (voir infobulles).
  12. Renaud Revel, « Bref. » La mini série de Canal+, coup de cœur de cette rentrée, sur Le Vif,‎ 12 septembre 2011
  13. Charlotte Pudlowski, «Bref», c'est chanmé, sur 20 minutes,‎ 6 septembre 2011
  14. Lucas Bretonnier, « «Bref» : la nouvelle star cool et sage » sur Le Parisien, 31 décembre 2011
  15. Anne-Elisabeth Le Gal, « Interview Kyan Khojandi : « Avec Bref, on essaie d’être au plus près de la réalité » », sur Télé 2 Semaines,‎ 7 octobre 2011
  16. Stéphane Hilarion, « Bref sur Canal +, la série qui cartonne déjà parodiée », sur Sud Ouest,‎ 20 septembre 2011
  17. Zineb Dryef, « Le pire et le meilleur des parodies de « Bref » sur Canal + », sur Rue89,‎ 29 septembre 2011
  18. « Parodie version catholique », sur Gentside.com,‎ 7 décembre 2011
  19. Kévin Boucher, « Le fils d'Yvan Le Bolloc'h parodie "Bref" »,‎ 24 septembre 2011
  20. Elvira Masson, « Bref, le carton de la rentrée », L'Express Styles, no 3143,‎ 28 septembre 2011, p. 38
  21. Alexis Benoist, « "Bref", Tocqueville avait raison ! », sur http://www.lemonde.fr/,‎ 14novembre 2011
  22. Damien Leblanc, « Ce que Bref doit au cinéma » cinema.fluctuat.net, 23 septembre 2011
  23. Isabelle Hanne, « Kyan Khojandi : Bon, « Bref », et après » Écrans.fr/Libération, 3 octobre 2011
  24. « La série "Bref" s'offre une sortie en DVD le 6 mars 2012 », sur Le Nouveau Cinéphile,‎ 25 février 2012
  25. Article sur Première
  26. « Bref : c'est fini ! », sur Le Nouveau Cinéphile,‎ 29 juin 2012
  27. http://www.callvin.com/Preservatif-Callvin-bref.-j-ai-un-plan-cul.,693.html

Liens externes[modifier | modifier le code]