Bréville (Charente)

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Bréville
Place centrale de Bréville
Place centrale de Bréville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Cognac
Canton Cognac-Nord
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Cognac
Maire
Mandat
Mehdi Kalai
2014-2020
Code postal 16370
Code commune 16060
Démographie
Gentilé Brévillois
Population
municipale
517 hab. (2011)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 47′ 50″ N 0° 15′ 39″ O / 45.7972, -0.2608 ()45° 47′ 50″ Nord 0° 15′ 39″ Ouest / 45.7972, -0.2608 ()  
Altitude Min. 16 m – Max. 32 m
Superficie 15,39 km2
Localisation

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Bréville
Liens
Site web www.breville.org

Bréville est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Petite commune rurale et viticole, située au nord de Cognac dont elle retire un avantage par sa proximité géographique, Bréville se transforme progressivement en une commune résidentielle recherchée.

Ses habitants sont appelés les Brévillois et les Brévilloises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Bréville est une commune rurale située à l'ouest de la Charente dans le canton de Cognac-Nord, limitrophe de la Charente-Maritime.

Cette petite commune rurale est située à 13 kilomètres au nord de Cognac et se transforme de plus en plus en commune résidentielle, appartenant d'ailleurs à l'aire urbaine de Cognac.

Elle est aussi à 36 km d'Angoulême, 16 km de Rouillac, 15 km de Jarnac, 9 km de Matha[2].

À l'écart des grandes voies de circulation, la D 48 la relie à Cognac, la D 22 va au sud-est vers Jarnac par Sainte-Sévère. La D 188 traverse le sud-ouest de la commune. De nombreuses routes communales sillonnent la commune et relient les hameaux[3].

La gare la plus proche est celle de Cognac, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Saintes et Royan.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Héritant d'une économie agricole anciennement ancrée où la viticulture y occupe une place de choix, la commune possède les caractéristiques d'un habitat particulièrement dispersé typique des Charentes et du Sud-Ouest.

Ainsi, outre le chef-lieu de commune de Bréville, les hameaux de la Voûte, la Cabane, la Forêt, la Coudre sont parmi les plus importants de ce finage communal dont la superficie de 1539 hectares en fait une commune assez étendue en Charente.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bréville
Sonnac
(Charente-Maritime)
Brie-sous-Matha
(Charente-Maritime)
Ballans
(Charente-Maritime)
Mons
(Charente-Maritime)
Bréville
Cherves-Richemont Sainte-Sévère

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Comme toute cette partie de la rive droite de la Charente dans laquelle se situe le territoire de Bréville, la commune a des assises géologiques relevant du Tithonien, anciennement nommé étage Portlandien, et présente des affleurements de marnes et d'argiles. La commune est entièrement située dans la vaste plaine du Pays bas, ancienne zone lagunaire du Purbeckien (fin du Jurassique, mordant sur le Crétacé inférieur, étage Berriasien), riche en gypse. Des alluvions datant du Quaternaire occupent une petite zone centrale de la commune, au sud et à l'ouest du bourg[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le point culminant de la commune est à une altitude de 32 m, situé au nord-est près de la Pierrière. Le point le plus bas est à 16 m, situé sur la Soloire en limite sud. Le bourg est à 23 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Soloire au bourg

La commune est traversée par la Soloire (appelée Sonnoire en Charente-Maritime), qui est un affluent de rive droite de la Charente, faisant partie du bassin versant du fleuve Charente et parcourant la vaste dépression du Pays bas comme l'Antenne.

Au bourg la Soloire reçoit le Ru venant de Brie-sous-Matha et la Rouzille venant de Thors. La Soloire est à sec en été au sud du bourg sur la commune. D'autres ruisseaux intermittents traversent la commune, comme le ruisseau du Capitaine à l'ouest, et le Beau Palet, affluents de la Soloire, et le Veyron en limite nord-ouest, affluent de l'Antenne[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente.

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Berovilla en 1220, Brevilla (non daté)[7].

L'origine du nom de Bréville remonterait à un nom de personne franc Bero (ou germanique Bladher selon Dauzat) auquel est apposé le suffixe -villa (ferme en latin), ce qui correspondrait à Berone villa, ou « domaine de Bero »[8],[9].

Les noms en -ville en Charente, fréquents entre Barbezieux et Rouillac, seraient issus des implantations franques après le VIe siècle en Aquitaine, comme au sud-est de Toulouse[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Après la chute de l'Empire romain et lors des grandes invasions, il ne reste pas de traces archéologiques ou écrites connues de Bréville et, ce, jusqu'à la construction de l'église au milieu du Moyen Âge, vers le XIIe siècle.

Bréville était le siège d'une vicairie relevant de l'abbaye, puis du diocèse de Maillezais.

L'église devient cure du diocèse de La Rochelle en 1648 comme le prieuré Saint-Benoît de Bréville dont elle était la chapelle[réf. nécessaire].

Les registres de l'état civil remontent à 1635[11].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Bréville
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2010 Jean-Loup Mercier PS Viticulteur
2010 2014 Jean-Marie Rousteau - Viticulteur
2014 en cours Mehdi Kalai[12]    
Les données manquantes sont à compléter.

Lors de l'élection présidentielle de 2007, au second tour, il y a eu 327 votants pour 387 inscrits (84,50 %), qui ont donné 145 voix à Nicolas Sarkozy et 168 voix à Ségolène Royal et lors de l'élection législative de 2007, au second tour, il y a eu 243 votants (62,79 %) qui ont donné 128 voix à Marie-Line Reynaud la candidate socialiste qui a été élue et 109 voix à Jérôme Mouhot le maire de Cognac et candidat UMP[13].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Bréville fait partie de la communauté de communes du Grand Cognac depuis sa création.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité est d'un taux de 16,70 % sur le bâti, 49,90 % sur le non bâti, et 7,65 % pour la taxe d'habitation (chiffres 2007).

La communauté de communes de Cognac prélève 12,14 % de taxe professionnelle.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Les 216 logements de la commune sont tous des logements individuels dont 192 sont des résidences principales, 13 des résidences secondaires et 11 sont vacants d'après le recensement de 1999. Les résidences principales ont été construites pour 1/3 avant 1949, 1/3 entre 1949 et 1975 et pour 1/3 depuis 1975.

L'assainissement se fait par un procédé écologique de passage sur roseaux.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 517 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
526 616 624 741 760 791 775 824 769
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
766 811 776 742 698 701 710 713 687
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
633 552 477 518 507 470 473 490 469
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
491 434 495 495 512 506 505 517 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Bréville en 2007 en pourcentage[16].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
2,0 
6,3 
75 à 89 ans
10,4 
12,5 
60 à 74 ans
10,4 
25,8 
45 à 59 ans
28,1 
21,5 
30 à 44 ans
20,9 
15,6 
15 à 29 ans
11,6 
18,0 
0 à 14 ans
16,5 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[17].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarques[modifier | modifier le code]

De 1851 à 1921 Bréville a perdu 30 % de sa population, surtout par exode rural. Actuellement elle réussit par ses initiatives volontaristes à stabiliser et même augmenter légèrement sa population.

La commune comprend 220 actifs avec un taux de chômage de 10 %.

Les 198 actifs ayant un emploi sont 118 hommes et 80 femmes dont 138 sont salariés et 60 non salariés.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Bréville est principalement agricole et viticole, avec 378 ha de vignes situées dans la région du vignoble d'appellation cognac.

Un pôle bio s'est développé avec un producteur de miel et une GAEC qui produit sur 50 ha de terres des céréales et des légumes secs, (lentilles, pois cassés, pois chiches) et sur 15 ha de vignes (jus de raisin, vin, pineau, cognac).

Commerces[modifier | modifier le code]

Les commerces sont représentés par une boulangerie bio, un bar restaurant, un tabac-presse.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La commune comporte deux gîtes ruraux.

Artisanat[modifier | modifier le code]

Passion du Bois 2007

Bréville développe depuis 2001 un pôle d'activité autour des métiers d'art du bois : économie, animation, tourisme et éducation. De nombreuses actions sont mises en place : création d'ateliers, installation de professionnels métiers d'art, projets pédagogiques dans les écoles, expositions… Ce pôle bois a été créé avec le soutien de la communauté de communes de Cognac, du département de la Charente, de la région Poitou-Charentes et de la SEMA.

Quatre ateliers se sont installés, la menuiserie-ébénisterie de la Soloire, l'ébénisterie d’art "Le Bois en Vôlute", l'atelier de création de jouets en bois "Le Bois Enjoué", "Poupe" un atelier de tournage d’art et un atelier de marqueterie d’art. La commune souhaite à terme accueillir une dizaine d'artistes et d'artisans d'art du travail du bois.

Toute l'année, on peut admirer les sculptures qui habillent le bourg et venir à la rencontre des artisans dans leurs ateliers.

Le temps fort des métiers d'art du bois est le Festival « Art et Passion du Bois » qui se tient à Bréville tous les ans la dernière semaine d'août. Au programme : Toute la semaine un métier est mis à l'honneur par le biais d'une exposition, de conférences, de démonstrations et de stages d'initiation. Le dernier week-end, les rues du bourg sont investies par un concours européen de tournage d'art en public, une expo-vente des métiers d'art du bois et des animations pour petits et grands. Le festival a accueilli 10 000 visiteurs en 2003 et 15 000 en 2004.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Bréville et Sainte-Sévère. Sainte-Sévère accueille l'école maternelle et Bréville l'école élémentaire[18].

Services publics[modifier | modifier le code]

Bréville a conservé une agence postale.

Tous les autres services publics sont à Cognac.

Santé[modifier | modifier le code]

Les équipements sont sur les communes proches et l'hôpital à Cognac.

Vie culturelle, associative et sportive[modifier | modifier le code]

  • Art et Bois à Bréville qui organise le festival annuel
  • Le comité des fêtes
  • L'Étoile sportive de Bréville
  • Les Flammes du Cognac, groupe de majorettes

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Benoît est toujours au centre du cimetière qui doit dater du XIIe siècle. Les piles d'entrée du chœur de l'église sont du XIIe siècle, le portail et la voute du chœur du XVe siècle. Elle est de plan en croix latine, à un vaisseau et la nef a été restaurée et revoûtée en 1881. Elle possède un escalier en vis sans jour.

Église Saint-Benoît
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Patrimoine civil et culturel[modifier | modifier le code]

Lavoir

Il n'existe plus que des vestiges du moulin sur la Soloire qui figure sur la carte de Cassini. Le lavoir de la Coudre est du XIXe siècle, comme la plupart des fermes, bâtiments et porches charentais. Deux fermes à la Voûte sont du XVIIIe siècle[19].

Les sculptures monumentales décorent le village qui présente une exposition permanente d'œuvres d'art en bois et les ateliers d'art, jeux et jouets, ébénisterie d'art, tournage, marqueterie peuvent être visités. Trois sculpteurs du village québécois Saint-Jean-Port-Joli, Maurice Harvey, Denys Heppel et Clermont Gagnon, ont créé l'horloge sculptée qui est sur la place du bourg[20]. Un jumelage entre Bréville et Saint-Jean-Port-Joli est envisagé[21].

Sculptures sur bois

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

  • L'étang de la Coulée, étang de pêche privé.
  • Sentier de randonnée local.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente »,‎ 2013 (consulté le 5 avril 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b et c Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Matha », sur Infoterre,‎ 1986 (consulté le 20 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols,‎ 1900, 582 p., p. 430
  8. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1989, 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 115
  10. Michel Rouche, L'Aquitaine des Wisigoths aux Arabes (418-781), t. 2, Jean Touzot,‎ 1979, 776 p. (présentation en ligne), p. 135-136, fig.18
  11. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 95
  12. http://www.sudouest.fr/2014/03/20/calme-mais-pas-morte-1497425-849.php
  13. site du ministère de l'intérieur
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  16. « Evolution et structure de la population à Bréville en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  17. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  18. Site de l'inspection d'académie de la Charente
  19. « Bréville », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Présentation des sculptures de plein air dans le site officiel de Bréville
  21. Demain.fr : commune de Bréville

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]