Bréval

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Bréval
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Mantes-la-Jolie
Canton Bonnières-sur-Seine
Intercommunalité Communauté de communes
du plateau de Lommoye
Maire
Mandat
Thierry Navello
2014-2020
Code postal 78980
Code commune 78107
Démographie
Gentilé Brévalois
Population
municipale
1 942 hab. (2011)
Densité 171 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 42″ N 1° 32′ 04″ E / 48.945, 1.53444444444 ()48° 56′ 42″ Nord 1° 32′ 04″ Est / 48.945, 1.53444444444 ()  
Altitude Min. 107 m – Max. 163 m
Superficie 11,38 km2
Localisation

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Bréval

Bréval est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Brévalois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Bréval dans les Yvelines
Locator Dot.png

La commune de Bréval se trouve dans le nord-ouest des Yvelines, à la limite de ce département avec les départements voisins de l'Eure et d'Eure-et-Loir, à 18 kilomètres environ au sud-ouest de Mantes-la-Jolie.

Le territoire, légèrement vallonné, appartient au plateau du Mantois, à environ 140 mètres d'altitude, est en légère pente vers le sud. Il est drainé par le ru de la Fieffe qui traverse le bourg et se jette dans le ru de l'Étang à Neauphlette. C'est un territoire essentiellement rural (à 85 %), consacré à la grande culture céréalière. Il est peu boisé, environ 10 % de la surface totale, les parcelles de forêt étant dispersées surtout en périphérie de la commune, dont au nord-ouest une petite partie de la forêt de Rosny-sur-Seine.

L'habitat est concentré principalement dans le bourg, situé dans la partie sud de la commune et qui s'est agrandi de plusieurs lotissements pavillonnaires, mais on compte aussi de nombreux hameaux, dont la Butte, le Hamel, les Bossus, Thiron et la Gamacherie.

La gare.

La commune est desservie par plusieurs routes départementales : la RD 11 (Saint-Cyr-l'École - Bréval) qui se poursuit dans le département de l'Eure sous le nom de RD 58, la RD 89 (Port-Villez - Neauphlette), la RD 110 (Buchelay - Saint-Illiers-le-Bois) et la RD 114 (Rosny-sur-Seine - Bréval).

Sur le plan ferroviaire, la commune est traversée selon un axe nord-est - sud-ouest, par la ligne Paris-Cherbourg et dispose d'une gare voyageurs offrant des liaisons directes avec Paris en environ 45 minutes.

La commune est traversée dans le sens nord-ouest - sud-est par un sentier de grande randonnée, le GR de pays des Yvelines.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Berheri vallem au Xe siècle[1], Bréhéval[Quand ?], Berhervallis[Quand ?], Brehewallis[Quand ?], Brevis Vallis[Quand ?], Brevallis[Quand ?], Brévallée ("vallée courte" ou "petite vallée")[Quand ?][2].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -val, du substantif val « vallon, vallée », précédé du nom de personne de type germanique Berher. Par la suite, le premier élément a été compris comme l'adjectif bref[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Monument aux morts.

Le site de Bréval est habité depuis la préhistoire. On y a retrouvé des outils de l'époque néolithique. Dans l'Antiquité, Bréval se trouvait dans le territoire des Carnutes dans une zone de confrontation avec les tribus voisines des Véliocasses (qui se trouvaient au nord de la Seine) et des Éburovices (Évreux).

En 1379, pendant la guerre de Cent Ans, Charles V de France reprend Bréval au capitaine Royaume de navarrais Périnnet Tranchant.

Durant le siège de Paris de 1870 Bréval fut occupé le 7 octobre 1870 par la 6e division de cavalerie de la 4e armée allemande. Le 30 octobre, après une embuscade des mobiles de l'Eure contre des uhlans, les prussiens brulèrent une partie de la ville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Les maires de Bréval[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Jeannette Chantepie[4]    
mars 2008 2014 Jeannette Chantepie[5]    
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune de Bréval appartient au canton de Bonnières-sur-Seine ainsi qu'à la Communauté de communes du plateau de Lommoye.

Sur le plan électoral, la commune est rattachée à la neuvième circonscription des Yvelines, circonscription à dominante rurale du nord-ouest des Yvelines, dont le député est Jean-Marie Tétart (UMP).

Au plan judiciaire, Bréval fait partie de la juridiction d’instance de Mantes-la-Jolie et, comme toutes les communes des Yvelines, dépend du tribunal de grande instance ainsi que de tribunal de commerce sis à Versailles[6],[7].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 942 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
520 612 581 574 618 624 578 580 596
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
606 600 608 590 586 570 600 646 594
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
587 620 643 640 643 641 600 576 547
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
597 738 912 1 093 1 440 1 646 1 865 1 928 1 942
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,5 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 20 %, 15 à 29 ans = 17,9 %, 30 à 44 ans = 20,1 %, 45 à 59 ans = 22,3 %, plus de 60 ans = 19,8 %) ;
  • 50,7 % de femmes (0 à 14 ans = 20,5 %, 15 à 29 ans = 15,3 %, 30 à 44 ans = 22 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 21,3 %).
Pyramide des âges à Bréval en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,7 
5,7 
75 à 89 ans
7,0 
13,9 
60 à 74 ans
13,6 
22,3 
45 à 59 ans
21,0 
20,1 
30 à 44 ans
22,0 
17,9 
15 à 29 ans
15,3 
20,0 
0 à 14 ans
20,5 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]

Bréval est un village qui possède une économie dynamique. En effet il existe à la périphérie de la commune une zone artisanale où sont implantés de nombreux commerçants, une clinique vétérinaire, un supermarché et une gendarmerie. Dans le centre du village on peut trouver une boucherie, une boulangerie, plusieurs coiffeurs, un notaire... De plus le village possède son propre curé qui officie sur les 17 églises du groupement paroissial.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église
  • Église Notre-Dame-de-la-Trinité : édifice en pierre de style roman, du XIIe siècle, plusieurs fois modifiée.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Bréval se blasonnent ainsi :

écartelé au premier d'azur à cinq croisettes d'or, au deuxième de sinople à trois croissants entrelacés d'or accompagnés de trois fleurs de lis du même posées 1 et 2, au troisième d'argent à deux pals de sable, au quatrième d'or à la croix de gueules cantonnée de quatre alérions d'azur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 115a
  2. Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des Sciences morales, des Lettres et des Arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328), Page 238
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  4. « La liste des maires - "Troisième tour" des municipales », Le Courrier de Mantes,‎ 29 mars 2001.
  5. « Bréval », Union des maires des Yvelines (consulté le 17 avril 2011).
  6. « Tribunal d'instance de Mantes la Jolie - Liste des communes et cantons », Cour d'appel de Versailles (consulté le 16 avril 2011).
  7. « Tribunal de grande instance de Versailles - », Cour d'appel de Versailles (consulté le 16 avril 2011).
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  10. « Évolution et structure de la population à Bréval en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 avril 2011)
  11. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 avril 2011)