Boysun

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Boysun
Vue de Boysun
Vue de Boysun
Administration
Pays Drapeau de l'Ouzbékistan Ouzbékistan
Province Sourkhan-Daria
Démographie
Population 26 168 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 38° 13′ N 67° 12′ E / 38.21, 67.238° 13′ Nord 67° 12′ Est / 38.21, 67.2  
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ouzbékistan

Voir sur la carte Ouzbékistan administrative
City locator 14.svg
Boysun
L’espace culturel du district de Boysun *
UNESCO logo.svg Patrimoine culturel immatériel
de l’humanité
Pays * Drapeau de l'Ouzbékistan Ouzbékistan
Région * Asie et Pacifique
Liste Liste représentative
Fiche 00019
Année d’inscription 2008
Année de proclamation 2001
* Descriptif officiel UNESCO

Boysun (également orthographié Baïssoun, ou en anglais Baysun, Bajsun ou Baisun) est un district et sa ville chef-lieu en Ouzbékistan, dans la province de Sourkhan-Daria au sud-ouest des monts Gissar. La ville comprend 26 168 habitants et le district environ 82 000 habitants[1].

« L’espace culturel du district de Boysun » a été originellement proclamé en 2001 puis inscrit en 2008 par l'UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité[1].

Patrimoine matériel[modifier | modifier le code]

L'Ouzbékistan a soumis en 2008 un dossier en vue de l’inscription au patrimoine mondial de Boysun comme « bien mixte », c'est-à-dire à la fois culturel et naturel, comprenant les sites archéologiques de Teshik-Tash, Kushan wall et Kurganzol, les villages kichlaks et les paysages, la faune et la flore des montagnes du sud de l'Ouzbékistan[2].

Patrimoine immatériel[modifier | modifier le code]

Le district de Boysun est l'une des plus anciennes régions habitées d’Asie centrale, sur la route de la soie reliant l'Asie mineure à l'Inde[1]. À la suite du déclin de la route de la soie et à cause des bouleversements politiques en Asie centrale, l'isolement de la région a favorisé la préservation de traditions anciennes, empreintes de chamanisme, de zoroastrisme, de bouddhisme et d'islam[1].

Un rituel de semailles avec offrandes de nourriture se déroule la veille de Nowrouz, la fête du printemps des peuples iraniens[1]. Des rites familiaux persistent également comme l'éloignement des mauvais esprits par le feu et la cendre quarante jours après une naissance ou la circoncision des garçons qui est l’occasion de combats de chèvres et de divers jeux, comme la lutte ou les courses de chevaux[1].

Un rituel soufi nommé djahar est utilisé pour guérir certaines maladies mentales[3].

Les akyns, conteurs traditionnels d'Asie centrale, permettent de transmettre les chants, danses et légendes locales[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]