Boycott d'Israël

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Le boycott d'Israël est une action d'opposition à l'État d'Israël qui consiste à ne pas participer à l'économie ou à la culture soutenant ce dernier. Il est né contre le sionisme avant la création d'Israël, formellement instauré en décembre 1945 par la Ligue arabe, et a pris depuis diverses formes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le boycott d'Israël commença par le boycott du sionisme, avant même la création de l'État israélien[réf. souhaitée].

Le boycott par la Ligue arabe[modifier | modifier le code]

Dès la fin du XIXe siècle, des leaders arabes appelèrent à l'interdiction de la vente de terre aux immigrants juifs et au boycott des biens produits par eux[1]. Créée en 1945, la Ligue arabe appela formellement dès le 2 décembre 1945 au boycott des marchandises (qualifiées indistinctement dans ses déclarations d'alors) de « sionistes » ou de juives[2].

Mise en œuvre[modifier | modifier le code]

En février 1946, la Ligue crée un comité permanent chargé du boycott et installe un bureau central du boycott au Caire. En 1948, à la création de l'État d'Israël, la Ligue interdit toute relation commerciale ou financière entre les états arabes et l'État d'Israël. En 1950, la Ligue adopte la résolution 357 qui jette les bases du Boycott : en mai 1951, un Bureau central du Boycott (CCB) est créé à Damas afin de coordonner les actions des membres de la Ligue et d'en accroître l'intensité. Des bureaux nationaux de boycott seront ensuite créés dans chacun des pays membres de la Ligue. L'objet du boycott, tel que prôné par la Ligue Arabe, fut d'abord d'interdire à ses seuls membres tout commerce avec Israël : c'est ce qui est désigné comme le « boycott primaire ». Le boycott fut ensuite étendu aux firmes, quelle qu'en soit la nationalité, commerçant avec Israël : c'est le « boycott secondaire » qui institue la pratique des « listes noires » des sociétés avec lesquelles les pays arabes ne doivent pas commercer. Le « boycott tertiaire » concerne les sociétés qui commercent avec celles touchées par le boycott secondaire. Enfin, le « boycott quaternaire » est appliqué aux entreprises dont les dirigeants sont, suivant la terminologie de la Ligue, des « soutiens d'Israël »,ou d'« orientation sioniste ». Le CCB avait initialement pour charge de mettre à jour tous les six mois une liste noire des firmes israéliennes (boycott primaire) ou de compagnies d'autres pays ayant des relations avec Israël (boycott secondaire).

En 1972, le Bureau central du Boycott identifiait neuf raisons devant soumettre une société au boycott secondaire[3] dont, notamment avoir une unité de fabrication ou d'assemblage en Israël, produire en partenariat avec une société israélienne liée par un contrat de licence ; participer au capital d'entreprises israéliennes ; prendre part à des activités de prospection de ressources naturelles sur le territoire israélien.

Jusqu'à la fin des années 1970, le boycott fut appliqué et respecté par tous les membres de la Ligue[4]. L'Égypte fut le premier pays à renoncer au boycott en 1980[5]. Le 30 septembre 1994, les pays du Conseil de coopération des États arabes du Golfe décidèrent de n'appliquer que le boycott primaire[6]. La Jordanie - qui maintenait des relations commerciales depuis 1967 avec la Cisjordanie occupée - et l'Autorité palestinienne abandonnèrent le boycott en 1995. Enfin, en 2005, l'Arabie saoudite et Bahreïn mirent fin à leur participation au boycott afin de se mettre en conformité tant avec les lois des États-Unis qu'avec les règles de l'Organisation mondiale du commerce. En 2008, seuls le Liban, la Syrie et l'Iran avaient encore recours au boycott[7].

Effets[modifier | modifier le code]

À la suite de la guerre du Kippour, tous les pays arabes producteurs de pétrole décidèrent un embargo pétrolier à l'encontre des États-Unis et des pays soutenant l'État d'Israël ce qui entraîna une très forte augmentation des prix du pétrole. Ce premier choc pétrolier, qui entraîna des ressources financières et un pouvoir économique importants dans les pays arabes - du moins ceux producteurs de pétrole - ne fut pas sans conséquence concernant le boycott : dans une situation économique difficile, les sociétés qui auparavant ne se souciaient guère d'être présentes sur la liste noire du Bureau du Boycott, s'inquiétèrent désormais des conséquences commerciales d'une telle inscription[8].

En 1972 le Bureau Central du Boycott révéla que 12 000 sociétés avaient pu figurer sur la liste depuis la mise en place du boycott. En 1977, 5 000 sociétés y auraient figuré ; en 1984 c'était 6 000 sociétés ou individus. À l'inverse, en 1977, ce serait 8 000 sociétés qui auraient choisi de respecter les dispositions du boycott tandis que 600 autres auraient été amenées à cesser toute activité en Israël. Parmi les pays industrialisés, le Japon était alors le pays qui se soumettait le plus au boycott[9].

Les entreprises évitaient de dévoiler les pratiques de boycott auxquelles elles étaient sujettes ; des affaires impliquant la Banque Rothschild, les Galeries Barbes, L'Oréal(du fait de son rachat de la marque Helena Rubinstein) mais aussi Shell ou Siemens témoignent de la réalité de la contrainte.

Réactions occidentales[modifier | modifier le code]

Israël créa un bureau anti-boycott en 1960, qui fut fermé en 1971 au motif que le boycott était alors inefficace. Cette structure fut ressuscitée en 1975 sous le nom de Autorité contre la Guerre Économique[10].

En février 1970 la publication par le sénateur Franck Church d'une liste de 14 sociétés « blacklistées » marqua le début d'une prise de conscience aux États-Unis ; des révélations concernant les agissements complices de certaines administrations américaines firent également scandale[11]. Un amendement introduit en 1977 dans l'Export Administrative Act rend illégal au niveau fédéral le boycott ou la participation à un échange incluant le boycott de l'État d'Israël pour les citoyens américains[12]. Les amendements de 1977 furent repris par l'Export Administration Act de 1979 qui reconduit à deux reprises inspira l'Executive Order 12924 pris le 20 août 1994 par le président Clinton. En 1976, une modification de la législation fiscale (Tax Reform Act) cherchait déjà à empêcher les sociétés de recourir au Boycott.

Le 7 juin 1977 est votée en France la loi no 77-574 dite loi « anti-boycottage ». La République Fédérale allemande et les Pays-Bas, mais encore la Belgique et le Luxembourg, légiférèrent également en ce sens. Cependant aucune de ces lois ne fut aussi détaillée ou contraignante que la loi américaine. Le gouvernement japonais s'il se déclara opposé au boycott, affirma qu'il n'était pas dans ses attributions d'interdire aux sociétés japonaises de se conformer au boycott.

Le 16 novembre 1993 le Parlement Européen prit officiellement position par la voie de deux résolutions (A3-0322/93 ;A3-0239/93 )[13].

Campagne de boycott, désinvestissement et sanctions[modifier | modifier le code]

En 2002, à la suite de déclarations de Ronnie Kasrils, ministre sud-africain des eaux et des forêts, appelant au boycott et à des sanctions[14], Desmond Tutu, prix Nobel de la paix pour sa lutte contre l'apartheid, lance une campagne de désinvestissement d'Israël, conduite par des entités religieuses et politiques pour mettre fin à l'occupation israélienne des territoires palestiniens conquis lors de l'opération militaire de 1967[15],[16],[17].

Entre 2002 et 2004, la société civile palestinienne organisa un appel au Boycott, désinvestissement et sanctions[18] qui fut lancé en 2005, à l'occasion de l'anniversaire de l'avis de la Cour internationale de justice[19] rendu sur la Barrière de séparation israélienne. Cet appel sera repris dans diverses rencontres internationales et notamment par le Comité des Nations unies pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien.

Une enquête de Maan News Agency de mars 2009 révèle que 21 % des exportateurs israéliens ont dû baisser leurs prix à cause du boycott, car ils ont perdu des parts de marché significatives, notamment en Jordanie, au Royaume-Uni et dans les pays scandinaves[20].

Formes de boycott[modifier | modifier le code]

Boycott de produits de consommation[modifier | modifier le code]

Des consommateurs de divers pays se sont unis pour boycotter certaines sociétés, dont par exemple Starbucks[21] ou Coca-Cola.

Ou plus récemment L'Oréal : En décembre 2008, le Comité BDS, un groupe d'activistes pro-palestiniens appelle au boycott de l'Oréal pour ses « relations d'affaires avec Israël ».

Le boycott est également culturel (des artistes israéliens refusent de se produire dans un théâtre construit dans les colonies) ou économique. Leur but, entre autres, est la lutte contre le financement de la colonisation, des territoires palestiniens, via la consommation des produits israéliens à l'échelle mondiale[22].

Les affiches appelant au boycott d'Israël utilisent souvent l'image de l'orange sanguine, dégoulinant de sang.

Désinvestissement[modifier | modifier le code]

En 2002, Desmond Tutu, prix Nobel de la paix pour sa lutte contre l'apartheid, lance une campagne de désinvestissement d'Israël, conduite par des collectifs politiques et religieux pour mettre fin à l'occupation israélienne des territoires palestiniens depuis la guerre de 1967, dite des Six Jours[15],[16],[17]. Cet appel sera suivi par le Comité pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien et la société civile palestinienne avec son appel au Boycott, désinvestissement et sanctions.

  • En octobre 2008, le suédois Assa Abloy annonce qu'il déménage une usine de production hors de la zone industrielle de Barkan, en Cisjordanie.
  • En 2008, le ministère des Affaires Étrangères suédois a fait savoir que « l'opinion du gouvernement suédois est que la création d'entreprise ou les relations d'affaires avec des entreprises dans les colonies étaient déplacées. »[26]
  • En novembre 2008, les Britanniques exigèrent à nouveau que les produits israéliens venant des territoires palestiniens ne soient pas détaxés[27],[28], et Livni s'inquiétait pour les exportations vers l'Europe :
« Sources near the talks say London is accusing some Israeli companies of fraud: Their labeling indicates that they manufacture in Israel, but their plants are in the territories. » [29]
« Based on experience, there are concerns in Israel that the discussion on exports from the territories will affect all Israeli exports to Europe. Roughly that happened four years ago, after Israel rejected European demands to specifically label products produced outside the pre-1967 war borders. »[29]
« Livni protests: It appears to be the fruits of long efforts by a strong pro-Palestinian lobby that now spur the British into action. Nevertheless, the British insist that at British consumers want to know the source of the products that they purchase.
But the biggest fear in Israel is that the issue will spill beyond manufacturers in the territories, affecting all local exporters and all exports to the EU - as was the case the last time that the issue boiled to the surface. »[29]
  • Le 10 janvier 2009, Naomi Klein évoque le cas de Richard Ramsey, directeur d'une compagnie de télécommunication britannique qui a rompu ses relations avec la firme israélienne de technologie MobileMax[30].
  • Le 16 janvier 2009, le quotidien Yediot Aharonot rapporte l'inquiétude des fermiers israéliens qui ne parviendront pas à vendre une partie de leur production[31].

Boycott académique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Boycott académique d'Israël.

Boycott culturel[modifier | modifier le code]

Le boycott culturel est soutenu initialement et entre autres par les musiciens Roger Waters[32] et Brian Eno[33], les écrivains Eduardo Galeano et Arundhati Roy[34], ainsi que par les cinéastes Ken Loach[35] et Jean-Luc Godard[36].

Article détaillé : Boycott culturel d'Israël.

Boycott sportif[modifier | modifier le code]

Plusieurs footballeurs ont adressé en décembre 2012 une lettre à l'UEFA protestant contre l'organisation en Israël de l'Euro dit "Espoirs de foot" car elle accueille des joueurs de moins de 21 ans. Ils disaient regretter que l'UEFA ferme les yeux sur la récente offensive israélienne sur la bande de Gaza[37]. Pour Frédéric Kanouté, excellent joueur franco-malien, ex de Lyon et du FC Séville, qui a publié l'appel sur son site, "c'est inacceptable que des enfants soient tués alors qu'ils jouent au football. Dans ces circonstances, l'accueil du Championnat d'Europe des moins de 21 ans, serait perçu comme une récompense pour des actes contraires aux valeurs du sport"[38].

Mais le scandale a été tel que, parmi la soixantaine de footballeurs professionnels ayant adressé la lettre à l'UEFA, plusieurs, dont Didier Drogba et l'international Yohan Cabaye, ont démenti avoir signé cette pétition. Pascal Boniface remarque à ce propos que "seule la moitié des pays membres de l'UEFA présents aux Nations unies avait approuvé l'admission de la Palestine à l'ONU, s'exprimant ainsi de façon bien différente des autres pays membres de la FIFA"[39].

Boycott diplomatique[modifier | modifier le code]

En mai, Ronnie Kasrils, ministre des Services secret sud-africain, publia dans The Guardian en 2002, son argumentation selon laquelle Palestiniens et Israéliens bénéficieront tous deux d'un boycott[40].

En novembre 2008, le président de l’Assemblée générale de l’ONU Miguel d'Escoto Brockmann déclare : "Aujourd’hui peut-être, nous les Nations unies, devons envisager de suivre l’exemple d’une nouvelle génération dans la société civile, qui appelle à une campagne non violente similaire de boycott, de désinvestissement et de sanctions pour faire pression sur Israël"[41].

En réaction à la guerre de Gaza 2008-2009, les gouvernements vénézuéliens et boliviens ont initié un boycott politique à partir du 14 janvier 2009[42].

Boycott syndical[modifier | modifier le code]

Des syndicats canadiens[réf. nécessaire], britanniques, français[43], et sud-africains[44] organisent ou appellent au boycott[45].

Réactions israéliennes[modifier | modifier le code]

Réactions au boycott universitaires :

  • A boycott all the way, 17/05/2005, George S. Wise, Professor of Sociology at the Hebrew University of Jerusalem

Réactions générales :

L'action est soutenue par des citoyens, universitaires, écrivains, artistes et acteurs israéliens[46],[47].

Certains militaires sont devenus des Refuznik, des objecteurs de conscience, à partir de 1979, refusant de servir l'occupation des territoires conquis militairement en 1967.

Réactions palestiniennes[modifier | modifier le code]

Mahmoud Abbas, en février 2007.

Le 13 décembre 2013, Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne a déclaré lors d'une visite en Afrique du Sud à l'occasion des funérailles de Nelson Mandela que « les Palestiniens ne soutenaient pas le boycott d’Israël » mais demandaient celui des « produits des colonies » les estimant « dans son territoire et illégales». Il a ajouté : « Nous ne demandons à personne de boycotter Israël » et précisé que les Palestiniens et les Israéliens entretenaient des relations et se reconnaissaient mutuellement. Ces déclarations ont été condamnées par des militants palestiniens qui estiment qu'elles « s'opposent au consensus national palestinien en faveur de la campagne BDS »[48]. Certains l'ont aussi accusé « de trahison ». Toutefois, le journal britannique The Guardian rapporte que des milliers de Palestiniens font des affaires avec Israël, travaillent dans les colonies de Cisjordanie ou en Israël et achètent des produits israéliens. Le montant des importations palestiniennes sont d'environ 600 millions d'euros par an. Samia Botmeh, une conférencière de l’université de Birzeit et militante palestinienne pour le boycott académique des universités israéliennes a déclaré que les Palestiniens étaient « fâchés » et se sentaient « abandonnés par Abbas » du fait de ses déclarations. Elle a ajouté : « Bien entendu que nous faisons des affaires avec Israël, chaque chose dans notre vie est contrôlé par Israël, mais il y a des choix que nous pouvons faire et nous demandons au reste du monde d'agir »[49].

Le Boycott selon la loi française et européenne[modifier | modifier le code]

L’article 24 alinéa 8 de la loi du 29 juillet 1881, dispose :

« Ceux qui [...] auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 45 000 € ou de l’une de ces deux peines seulement [...] ».

Et la Cour de Cassation a défini la discrimination en application des articles 225-2, 2° et 225-1 du code pénal comme « le fait d’entraver l’exercice normal d’une activité économique quelconque en opérant une distinction entre les personnes notamment en raison de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une nation déterminée »[50].

En France, une personne qui a apposé dans un supermarché des étiquettes autocollantes sur des produits en provenance d’Israël, portant entre autres, les mentions « Boycott Apartheid Israël » a été condamnée à 1 000 euros d'amende et 1 euro de dommages et intérêts pour les parties civiles (l’association Avocats sans frontières de Gilles-Wiliam Goldnadel)[51]

En 2004, la Cour de Cassation, qui avait déjà affirmé que ledit boycott constituait une provocation à la discrimination raciale, en confirmant la décision d’une cour d’appel qui avait condamné un maire en raison de propos tenus en réunion municipale, puis relayés sur le site internet de la commune, suivant lesquels les produits en provenance d’Israël devaient être boycottés pour protester contre la politique de son gouvernement à l’égard du peuple palestinien (Crim. 28 septembre 2004 : Dr. Pénal 2005, comm. 4, obs. M. Veron)[52]. Par un arrêt en date du 16 juillet 2009, la 5e section de la Cour européenne des Droits de l’Homme, a confirmé que cette condamnation prononcée par les juges français était conforme à la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales[53]. Le maire a été jugé en tant que responsable d’une collectivité publique, et tenu, comme tel, de conserver une certaine neutralité.

La Cour de Cassation avait également sanctionné en 2007 une société française qui avait accepté de fournir à une entreprise des Émirats arabes unis une attestation certifiant que le matériel qu’elle lui vendait ne serait pas livré par le canal d’un transporteur israélien ni ne transiterait par Israël (Crim. 18 décembre 2007 : n° pourvoi : 06-82245).

En juillet 2011, le tribunal de la 17e Chambre correctionnelle du Palais de Justice de Paris a jugé, en première instance, que dans le cas de l'appel par un citoyen au boycott des produits issus d'un état, pour des motifs politiques, l’infraction de provocation à la discrimination fondée sur l’appartenance à une Nation n’est pas constituée[54]. La Cour d'appel confirme que la mise en ligne d'une vidéo montrant des manifestants appeler au boycott n'est pas illégal, mais condamne toutefois l'accusé parce que la vidéo diffusait également des propos outranciers ("acheter un produit israélien équivaut à acheter une balle qui va tuer un enfant palestinien") [55]. Les plaignants souhaitant toutefois voir le boycott en lui-même considéré comme illégal saississent la Cour de cassation.

Le 30 novembre 2013, la cour d'appel de Colmar, a condamné à une amende de 1 000 euros et une peine de prison avec sursis 12 activistes ayant participé à des actions en faveur du boycott en 2009 et 2010 jugeant ces actions comme « provocatrices et discriminatoires ». En septembre, 7 autres activistes ont été condamné à 500 euros pour le même délit dans un supermarché d'Alençon[56].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. À l'inverse, Sir John Hope Simpson, un expert dépêché par la puissance mandataire, la Grande-Bretagne, signalait - ce sont ses termes - « le boycott...du travail arabe » (Cf. Bichara Khader, L'Europe et la Palestine : des Croisades à nos jours
  2. « Jewish products and manufactured goods shall be considered undesirable to the Arab countries. » All Arab « institutions, organizations, merchants, commission agents and individuals » were called upon « to refuse to deal in, distribute, or consume Zionist products or manufactured goods. » The Arab Boycott by Mitchell Bard (JVL); le fait de savoir si le boycott est seulement antisioniste ou s'il est également anti-juif/antisémite est un point de polémique récurrent. Cf. : Sami Hadawi,Bitter harvest: a modern history of Palestine,notamment p 206
  3. Deon Geldenhuys,Isolated states: a comparative analysis,p 302
  4. Ainsi des produits comme le Coca-Cola n'étaient pas distribués dans les pays arabes ; à l'inverse, Pepsicola et MacDonald qui avaient choisi d'être présents dans les pays arabes, n'avaient pas d'activité en Israël.
  5. Cela n'advint pas immédiatement à la signature du Traité de paix israélo-égyptien : l'Égypte traîna les pieds et les diplomates israéliens durent multiplier les demandes. (Cf. Ephraïm Dowek Vingt ans de relations égypto-israéliennes, 1980-2000 : malgré tout, c'est la ...
  6. Constance A. Hamilton, Effects of the Arab League Boycott of Israel on U. S. Businesses
  7. Cris E. Toffolo, The Arab League,Infobase Publishing, 2008
  8. Constance A. Hamilton,Effects of the Arab League Boycott of Israel on U. S. Businesses,DIANE Publishing, 1994
  9. Par Deon Geldenhuys,Isolated states: a comparative analysis, p 303
  10. Constance A. HamiltonEffects of the Arab League Boycott of Israel on U. S. Businesses
  11. cf Mitchell Geoffrey Bard, The water's edge and beyond: defining the limits to domestic influence on ...
  12. Antiboycott Compliance, Bureau of Industry and Security ; La première réaction vint - sans aucun effet - du Département d'État le 22 mai 1956  ; sollicitée par l'AIPAC en 1964 et 1965, l'administration Johnson ne se résolut pas à légiférer dans la crainte et des réactions du monde arabe et des mesures auxquelles les États-Unis pouvaient être exposés du fait de leurs embargos sur Cuba, la Chine populaire, le Vietnam et la Corée. Jusqu'en 1977, l'arsenal législatif reposait sur l'Export Control Act de 1949 tel qu'amendé, de façon peu efficace, en 1965 puis en 1969. (Cf. Mitchell Geoffrey Bard, The water's edge and beyond: defining the limits to domestic influence on ...
  13. Philippe VelillaLes relations entre l'Union européenne et Israël: droit communautaire et ...
  14. Reuters, 23 avril 2002 - « I support the call now for the isolation and the boycott of Israel. I support sanctions »
    « Kasrils said he had discussed his support for the Palestine Support Group in South Africa and its demand for action against Israel with cabinet colleagues and with President Thabo Mbeki. » Reuters, 25 avril 2005
    Can BDS really be effective in ending the Israeli occupation and oppression?, FAQ des universitaires du BDS mouvement
  15. a et b Of Occupation and Apartheid Do I Divest?, Desmond Tutu, Counter Punch, 17 octobre 2002
  16. a et b Israel: Time to Divest. Desmond Tutu, New Internationalist magazine, janvier-février 2003
  17. a et b Israeli apartheid, Desmond Tutu et Ian Urbina, 27 juin 2002. issue =275, pages 4-5, The Nation
  18. (fr) Appel du 9 juillet
  19. Avis de la CIJ, 9 juillet 2004
  20. Willy Jackson, « Israël est-il menacé par une campagne de désinvestissement ? », Monde Diplo,‎ septembre 2009 (lire en ligne)
  21. http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/starbucks-the-target-of-arab-boycott-for-its-growing-links-to-israel-749289.html
  22. L’Oréal : un maquillage pour l’Apartheid, Silvia Cattori, 23 décembre 2008
  23. [1]
  24. [2]
  25. Verschenen in Soemoed, jaargang 34, nummer 6 (novembre-décembre 2006), pp. 23-25 (en) Adri Nieuwhof, 26 novembre 2006 - (fr) traduction, 8 décembre 2006.
    Voir aussi le dossier Veolia de Business & Human Right.
  26. De plus en plus de multinationales retirent leurs investissements des colonies industrielles illégales, Adri Nieuwhof, 2 décembre 2008.
  27. « The Foreign Office has confirmed that Britain's initiative against Israeli exports originating in the West Bank is merely the opening shot in a wider campaign it is waging against the settlements. [...] The FO [foreign office] reiterated its view that "the settlements are illegal... Practical steps ... include ensuring that goods from the settlements do not enter the UK without paying the proper duties and ensuring that goods are properly labelled." » Britain confirms its anti-settlement push, Jewish Chronicle, 13 nov. 2008
  28. Omar Barghouti, 11 nov 2008
  29. a, b et c Israel worried that U.K. pressure will harm exports to Europe, Haaretz, 19/11/2008
  30. (en) Naomi Klein boycott Israel, The Guardian, 10 janvier 2009 - (fr) traduction
  31. (en) Farmers claim UK, Jordan boycotting Israeli fruit (fr) traduction
  32. En avril 2006, Roger Waters déplace son concert prévu à Tel Aviv pour protester contre le Mur de la honte. Open letter to Roger Waters, 7 mars 2006 - « La souffrance endurée par le peuple palestinien depuis quarante ans d’occupation israélienne est inimaginable pour nous qui vivons à l’ouest et je soutiens leur lutte de libération. J’ai fait changer le lieu du concert, qui aura lieu à Wahat al Salam / Neve Shalom en signe de solidarité avec les voix de la raison, palestiniennes ou israéliennes, qui cherchent une voie non-violente pour une paix juste. »source et traduction
  33. Brian Eno signe l'appel de John Berger
  34. 21 novembre 2007
  35. Standout British filmmaker joins boycott of Israel, PACBI, Août 2006
  36. Lettre de remerciement, juillet 2008
  37. Cf. article "Israël accueille l'Euro espoirs de foot : va-t-on parler des sportifs palestiniens ?" dans le Nouvel Observateur en temps réel
  38. Cf. article "Des footballeurs contre la tenue de l'Euro 2013 espoirs en Israel" dans le Nouvel Observateur du 1er décembre 2012
  39. Cf. article "Israël accueille l'Euro espoirs de foot : va-t-on parler des sportifs palestiniens ?" http://leplus.nouvelobs.com/contribution/881465-football-euro-espoirs-en-israel-le-boycotter-n-aiderait-pas-la-cause-palestinienne.html du Nouvel Oservateur du ]
  40. Both Palestinians and Israelis will benefit from a boycott, Ronnie Kasrils, ministre des Services secret sud-africain, 25 mai 2005
  41. AG de l'ONU du 24 novembre 2008
  42. Le boycott économique, politique ou culturel d'Israël, une tendance en expansion, Le Huffpost Maghreb, 3 août 2014
  43. Solidaires s’engage dans la campagne internationale BDS
  44. Pacbi, février 2009
  45. * (en) Ontario Union Wants Boycott of Israeli Academics, le syndicat des assistants d'enseignement et de recherche de l'Ontario, 6 janvier 2009, publié dans The Globe and Mail
    • (en) Syndicat des postes, 7 janvier 2009
    • Unison (syndicat de la fonction publique): 1,3 million de membres – 2007
    • TGWU (syndicat des ouvriers de production): 800 000 membres – 2006
    • Irish Congress of Trade Union: 770 000 membres – 2007
    • NIPSA (syndicat le plus important en Irlande du Nord): 44 000 membres – 2007
    • COSATU (Congress of South African Trade Unions): 1,8 million de membres – 2007
  46. (en) Words and deeds in the Middle East Lettre publiée par The Guardian, 17 janvier 2009
  47. [3]
  48. (en)http://www.timesofisrael.com/abbas-we-do-not-support-the-boycott-of-israel/
  49. (en)http://www.theguardian.com/world/2013/dec/22/mahmoud-abbas-rejection-israel-boycott
  50. Différents articles de presse mentionnent ces articles de loi, par exemple celui-là ou celui-là
  51. http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20101012.OBS1166/campagne-de-soutien-a-des-militants-propalestiniens-poursuivis.html
  52. Arrêt de la Chambre Criminelle de la Cour de cassation
  53. Illégalité du boycott confirmé par la Cour Européenne des Droits de l'Homme
  54. Ghislain POISSONNIER, Gazette du Palais (Septembre 2011 n° 244, P. 15)
  55. La gazette du palais, 25 et 26 juillet 2012
  56. (en)http://www.jpost.com/Jewish-World/Jewish-Features/French-court-fines-boycott-Israel-activists-for-discrimination-333528

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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