Boxer (chien)

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Boxer
Femelle boxer bringée
Femelle boxer bringée

Espèce Chien (Canis lupus familiaris)
Caractéristiques
Silhouette Voir standard
Taille Mâles 57-63 cm; femelles 53-59 cm
Poil Ras, dur, brillant, serré
Robe Fauve ou bringée ou noir ou blanc, marques blanches, masque noir
Tête Bien proportionnée, museau large
Yeux Foncés, ni trop petits ni globuleux
Oreilles Attachées haut, appliquées contre la joue au repos
Queue Attachée haut, laissée naturelle
Caractère Calme, équilibré, courageux, vigilant, joueur
Nomenclature FCI
  • groupe 2
    • section 2
      • no 144
silhouette d'un Boxer

Le Boxer est une race canine d'origine allemande, qui fait partie de la famille des molosses venus d'Orient. A l'ère chrétienne, les molosses ont acquis des physionomies différentes selon les pays[1].

Il a été créé comme chien de défense dans le but de retrouver la race originelle du Bullenbeisser qui, à force de croisements incontrôlés, était devenu trop agressif (Bierboxer).

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Les Allemands divisèrent la descendance des molosses de taille moyenne à poil court en quatre races, selon leur provenance géographique ou leur prédisposition. On trouve ainsi [2]:

  • le Bullenbeisser (Le Bullenbeisser est un mordeur de taureaux)
  • le Baerenbeisser (Le Baerenbeisser est un mordeur d'ours)
  • le Brabanter (né en Belgique)
  • et enfin le Daziger (Le Daziger est né en Pologne)

Le Bullenbeisser, était un chien très courageux et très puissant, fier et loyal qui était apprécié des éleveurs et des commerçants (bouchers, brasseurs etc) pour assurer la défense de leurs biens. Il est aussi connu pour avoir été l'allié fidèle d'un célèbre bandit, Matthias Klostermayr (1736-1771), surnommé "Boarische Hiasl" ou "Bayerische Hiasl", une sorte de Robin des Bois bavarois[3]. Suite aux voyages de ses maîtres et aux croisements en résultant, le Bullenbeisser devint Bierboxer (ou Bierhunde, chien du brasseur), animal plus agressif, devenant parfois incontrôlable.

Le boxer est né en Allemagne, dans les années 1880, de l'accouplement d'un Bullenbeisser (« mordeur de taureau », aujourd'hui disparu) et d'un Bulldog Anglais.

Le Boxer Club Allemand de Munich est créé en 1895. Le premier standard est publié en 1902.

Il a été classé comme chien de travail depuis 1924. En France les premiers boxers se trouvent en Alsace.

Développement[modifier | modifier le code]

Le Boxer (ou Deutscher Boxer) est issu d'un croisement opéré en 1888 par Friederich Roberts, Erald Konig et Rudolf Hopner dans le but de retrouver la race originelle, plus stable. Ils utilisèrent pour cela un mâle Bierboxer germanique et une femelle Bulldog anglais bringée, prénommée Alt's Flora et importée de France par George Alt à Munich. Il faut savoir qu'un peu plus tôt, le Bouledogue (ou Bulldog en anglais) méritait mieux son nom qu'aujourd'hui. En effet, il était plus vif et était utilisé aussi bien pour des combats de chiens que pour des affrontements chien-taureau. C'est donc un Bulldog plus vaillant et agile que celui connu aujourd'hui qui a été utilisé pour la création du premier Boxer.

Mühlbauer's Flocki
Flocki, le premier Boxer du livre des origines allemand

Un mâle fauve et blanc né de cet accouplement, Lechner's Box, a ensuite été accouplé à sa mère, qui donna naissance à Alt's Flora II et Alt's Schecken (déjà considérés comme des Bullenbeisser). En 1895, Schecken, saillie par un Bulldog blanc, enregistré sous le nom de Dr Toneissen's Tom, a mis au monde Mühlbauer's Flocki, le premier Boxer enregistré au Livre des origines allemand, en 1904.

Évolution[modifier | modifier le code]

Le Boxer actuel, doux et fidèle, a été utilisé longtemps pour chasser et abattre les ours, mais aussi dans le bull baiting un sport beaucoup pratiqué en Angleterre. Sa structure et sa force musculaire combinée à son agileté en font un chien de combat parfait. Différentes sélections ont rendu le Boxer actuel doux (notamment avec les enfants) et fidèle, mais tout en gardant sa force de combattant.

Standard[modifier | modifier le code]

TAILLE ET POIDS : Taille mesurée du garrot. Mâles : 57-63 cm Femelles : 53-59 cm. Poids : Mâles : supérieur à 30 kg (pour une taille d’environ 60 cm au garrot). Femelles : environ 25 kg (pour une taille d’environ 56 cm au garrot).

Physique[modifier | modifier le code]

Le Boxer est un chien de taille moyenne, au poil ras, d'aspect ramassé, à la construction carrée et à l'ossature puissante. Il peut être de couleur fauve ou bringé, avec au maximum un tiers de blanc. La musculature est sèche, fortement développée et saillante (visible et marquée, sans excès de graisse). Les allures sont vives, pleines de noblesse et de puissance. Le Boxer mâle mesure environ 61 cm pour 38 kilos. (Le standard FCI précise: pour le mâle, la taille doit être comprise entre 57 et 63 cm; pour la femelle la taille doit être comprise entre 53 et 59 cm — taille mesurée au garrot). Il ne doit sembler ni lourd, ni pataud, mais il ne doit pas non plus manquer de substance, ni paraître léger.

Caractère[modifier | modifier le code]

C'est un tendre brutal. Son trait de caractère le plus marqué est sans aucun doute l'exubérance.
Le boxer est équilibré, courageux, calme, combattif, franc, attaché à sa famille et à son maître, très docile envers les enfants, mais il reste méfiant envers les étrangers.
Il peut être très têtu, ce qui fait que quelqu'un n'étant pas défini comme son supérieur hiérarchique (animal ou humain) rencontrera des difficultés pour lui imposer ses choix. Il est donc important que le maître se définisse clairement par rapport à lui et que des règles strictes lui soient imposées dès son plus jeune âge.
De tempérament plutôt dominateur, il cherchera toujours à franchir les limites qui lui sont imposées avec un maître de trop faible personnalité.
À la fois docile et combattif, il sera un allié de taille pour sa famille et ses amis, mais il peut devenir un ennemi redoutable envers un étranger jugé trop agressif, cela afin de préserver non seulement son rang hiérarchique, mais aussi et surtout sa famille, pour laquelle il pourrait donner sa vie.
En revanche, il saura se montrer extrêmement câlin avec tous ceux qui l'entourent, adultes, enfants et animaux.
Comme il est doté du sens de la famille et très protecteur, les enfants seront en sécurité avec ce compagnon de jeu fidèle et dévoué.
Très joueur et débordant d'énergie, il a besoin d'espace et d'une famille attentionnée, disponible pour l'accompagner dans ses loisirs. Ce n'est pas du tout un chien solitaire.
Très amical avec les autres animaux, il peut lui arriver d'être rejeté, à cause de son énergie débordante et de sa grande curiosité, par des animaux au comportement plus calme.
Malgré cette énergie, il est très obéissant et une bonne éducation lui apprendra à se tenir tranquille dès que la situation l'impose. À la maison, il sera détendu et calme pour se défouler plus tard en promenade.
Sa docilité en fait un chien plutôt facile à éduquer à condition qu'on lui consacre suffisamment de temps. Un boxer livré à lui-même sera malheureux et plus imprévisible. Même correctement dressé, un boxer reste un chien de garde, avec un sens exacerbé de la propriété et de son territoire. Enfin, dans ses caractéristiques, il faut noter qu'il bave mais en l'éduquant, c'est-à-dire notamment l'habituer à ne pas participer aux repas pour ne pas le faire saliver, cela reste acceptable.

Hors-standard[modifier | modifier le code]

Certains individus présentent de grave défaut de standard et sont ainsi écartés de la reproduction.

Les défauts éliminatoires sont les suivants :

  • Couleur autre que fauve ou bringé (plus depuis 2000, les boxers entierement blanc sont maintenant reconnus)
  • Dents visibles la gueule étant fermée
  • Un des testicules ou les deux ne sont pas descendus dans le scrotum (Le Boxer est l'un des animaux, et l'une des races canines les plus touchées par cette malformation génitale. Selon l'INRA [4], 10 % des boxers mâles sont cryptorchides à la naissance, avec une cryptorchidie unilatérale dans 80 % des cas. Parmi 1 327 portées, 20 % des chiots présentaient ce problème (les portées touchées par cette anomalie du développement contenaient 57 % de mâles contre 52 % pour les portées sans chiots cryptorchides, mais sans différence dans le nombre de chiots[4]. Le testicule droit est plus souvent concerné par la non-descente que le gauche. En cas d'ectopie bilatérale, le testicule droit est toujours plus ou moins atrophié ou plus petit)[4]. La consanguinité augmente le risque d'ectopies bilatérales, plus qu'unilatérales. Le cancer du testicule touche 10 fois plus de chiens dont le testicule n'était pas descendu à la naissance que de chiens normaux (au testicule dit scrotal)[4]. Les chercheurs notent que ces cryptorchidie sont souvent associée à d'autres malformations congénitales dont subluxation de la rotule, dysplasie de la hanche, des anomalies de conformation du pénis et du fourreau ainsi qu'à des hernies (ombilicales et inguinales)[4].

D'autres défauts sont à signaler sur certains chiens :

- Comportement : agressivité, méchanceté, caractère sournois, peu fiable, manque de tempérament, peureux.
- Tête : Manque de noblesse et d'expression, tête de pinsher ou de bouledogue, sujet baveur, dents ou langue visible, museau trop pointu ou trop léger, chanfrein tombant, nez de cuir, truffe qui change de couleur selon les conditions atmosphériques, œil clair dit d'oiseau de proie, troisième paupière dépigmentée, oreilles flottantes ou en forme de rose, torsion ou déviation de la mâchoire inférieure, implantation dentaire défectueuse, denture faible ou défectueuse par suite de maladie.
- Corps : Devant trop ouvert ou trop près du sol, dos mal attaché, dos de carpe, dos ensellé, affaissé, mal attaché la croupe, voussé, croupe tombante, bassin étroit, ventre tombant, flancs creux.
- Avant-main : aplombs des membres et des pieds dit Louis XV, épaules mal attachées, coudes décollés, carpes faibles, pieds de lièvre, pieds ouverts, écrasés.
- Arrière-main : Musculature faible, arrière-main trop ou trop peu angulée, jambes étroites en lames de sabre, jarrets de vache ou en tonneau, jarrets serrés, ergots, pieds de lièvre, pieds aplatis, écrasés.
- Queue : Attache de la queue trop basse et malformation par des déviations.
- Allures : Démarche de canard, allaures couvrant peu de terrain, raides, amble.
- Robe : Masque s'étendant au-delà du museau, bringeures trop denses ou trop clairsemées, fond de robe sale, couleurs fondues, répartition inesthétique des marques blanches, autres couleurs que fauve ou bringé.

Les Boxers blancs[modifier | modifier le code]

Les Boxers avec des marques blanches couvrant plus d'un tiers de leur robe - habituellement appelé Boxer blanc - ne sont ni rares ni albinos : environ 20 à 25 % de l'ensemble des Boxers nés sont blancs[5]. Ils sont beige foncé ou bringé, avec des marques blanches trop larges ou mal placées par rapport à ce que définissent les standards de la race. Les boxers blancs ont plus de risques de souffrir de coups de soleil et de cancers de la peau que de les boxer de couleur. On dit souvent que les boxers blancs sont sourds alors qu'il n'y a pas plus de chien sourd chez les boxers blancs que chez les autres boxers de couleur bringé et fauve.

Dans le passé, les éleveurs euthanasiaient souvent les chiots blancs à la naissance[réf. nécessaire] car ce n'était pas le standard de la race.

Le boxer ayant été créé dans le but de devenir un chien d'utilité, il a été utilisé par la police et l'armée, il ne pouvait pas avoir de trop grandes marques blanches pour ne pas être repéré de nuit. Le nombre d'amateurs de boxers blancs semblant augmenter, le directoire du BK (boxer club allemand) étudierait l'idée de réintroduire la couleur blanche dans le standard, notamment car il existe le risque qu'une fondation du club boxers blancs soit constitué sans s'affilier au club officiel.

Blancs et cailles en exposition : Les 27 et 28 février 2011, lors de la réunion des représentants à Kirchheim, il a été décidé de proposer lors de l'assemblée générale de l'année prochaine l'admission des blancs et cailles en tant que 3e robe officielle dans le boxer. Pour ceci il convient de demander une modification du standard FCI de la race. Néanmoins, pour cette année[Quand ?][réf. nécessaire], en cas d'accord du VDH, les blancs et les cailles pourront être engagés dans des classes spéciales dans des expositions spécifiques (pas en nationales, ni régionales). Les chiens seront jugés selon leur état, leur âge et leurs certificats de travail. Ils seront décrits par le juge, ils recevront un qualificatif et seront classés. Tant que le standard n'aura pas été modifié, leurs récompenses ne compteront pas pour le titre de champion. La décision d'ouvrir des classes blancs et cailles reviendra aux organisateurs de chaque exposition. Ils compteront pour le nombre exigé d'engagés afin de décerner le CACC.

Les boxers nains[modifier | modifier le code]

Toute différence en taille ou en poids par rapport au standard qui précède l'article ne peut être qualifié de boxer mais de type ou de genre. Par définition donc il n'existe pas en tant que tel. Le boxer est parfois confondu avec le boston terrier ou le bouledogue français, d'où le malentendu nain. Ces races sont bel et bien distinctes.

Maladies[modifier | modifier le code]

Le Boxer peut être atteint de diverses maladies auxquelles les élevages sérieux prêtent attention.

Les reproducteurs doivent faire l'objet d'examens de dépistage de la dysplasie des hanches et d'autres affections d'origine génétique telles que la spondylose ou la sténose aortique. Le Boxer est également sujet aux tumeurs et aux crises cardiaques.

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]