Bouvignes-sur-Meuse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bouvignes-sur-Meuse
Photo prise à Bouvignes-sur-Meuse
Photo prise à Bouvignes-sur-Meuse
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Namur Province de Namur
Arrondissement Dinant
Commune Dinant
Code postal 5500
Zone téléphonique 082
Démographie
Gentilé Bouvignois(e)
Géographie
Coordonnées 50° 16′ N 4° 53′ E / 50.267, 4.88350° 16′ Nord 4° 53′ Est / 50.267, 4.883  
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Province de Namur

Voir sur la carte administrative de Province de Namur
City locator 14.svg
Bouvignes-sur-Meuse

Géolocalisation sur la carte : Belgique

Voir la carte administrative de Belgique
City locator 14.svg
Bouvignes-sur-Meuse

Géolocalisation sur la carte : Belgique

Voir la carte topographique de Belgique
City locator 14.svg
Bouvignes-sur-Meuse

Bouvignes-sur-Meuse (en wallon Bovegne) est une ancienne ville en bord de Meuse (rive gauche) immédiatement au nord de la ville de Dinant (Province de Namur en Belgique), dont elle fait aujourd'hui partie. C'était une commune à part entière avant sa fusion avec Dinant le 1er janvier 1965.

L’église Saint-Lambert

Étymologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La Maison espagnole (XVIe siècle)

Politiquement et commercialement cette ancienne ville du comté de Namur rivalisait avec sa voisine, la ville de Dinant, car bien que proches l'une de l'autre, la première appartenait au comté de Namur et l'autre à la Principauté de Liège. Autre rivalité: dans le domaine de la dinanderie. Ce conflit célèbre a été décrit notamment par Philippe de Commynes et Jules Michelet. Il atteint une sorte de paroxysme au XVe siècle et notamment à la veille du sac de Dinant par le Duc de Bourgogne Philippe le Bon et son fils le futur Charles le Téméraire.

Les vestiges de l'enceinte qui entourait la vieille ville et les ruines du château de Crèvecœur démontrent l'importance stratégique du lieu. L'église Saint-Lambert et la très belle maison espagnole témoignent quant à elles du riche passé de Bouvignes.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au cours de la bataille de France, devant la menace que constitue l'arrivée imminente des Allemands du XV. Armee-Korps (mot.) d'Hermann Hoth sur la Meuse, le génie belge fait sauter - bien que partiellement - la passerelle de Bouvignes au cours de la journée du 12 mai 1940[1]. Aussi les Allemands de la 7e Panzerdivision d'Erwin Rommel qui veulent dès le lendemain franchir la Meuse à Leffe en direction de Bouvignes[2], fleuve sur lequel repose une partie de la ligne principale de résistance française prévue par le généralissime Maurice Gamelin, devront le faire à l'aide de canots pneumatiques.

Ce sont les Allemands du Schützen-Regiment 7 qui commencent à partir de 3h30 la traversée sous une légère brume, mais les français du I/66e régiment d'infanterie (I/66e RI, chef de bataillon Théry) établis sur l'autre rive tirent et obligent les Allemands qui sont parvenus à traverser à rester protégé derrière le remblai de la voie ferrée, tout en empêchant toute nouvelle traversée[2], « les pertes [allemandes], blessés ou morts, sont considérables »[3]. Les tirs des Panzern, « une pluie d'acier »[3], ne parviennent pas à faire cesser ceux des Français, aussi Rommel et Hoth, prennent des mesures dans le but d'améliorer la situation : Rommel fait mettre le feu aux maisons de Leffe pour que la fumée masque les opérations[2]. Des chars plus puissants (Panzer III et Panzer IV) arrivent en renfort avec une batterie d'obusier 10,5 cm leH18 de la I./Artillerie-Regiment 78[2]. Leurs tirs nourris calment l'intensité du feu des défenseurs, la traversée des Allemands reprend ils envahissent Bouvignes, à 9h la 2e compagnie du I/66e RI évacue le village, mais les Allemands ne peuvent avancer plus loin[2]. Rommel passe alors sur la rive gauche et fait s'emparer du château de Crèvecœur - une position dominante - par le II./Schützen-Regiment 7 qui enfonce le II/66e RI (chef de bataillon Boulanger). Le lieutenant Parlebas mène alors une contre attaque avec une section de la 2e compagnie du I/66e RI et des éléments récupérés de la 3e compagnie et reprennent en partie Bouvignes, sans toutefois pouvoir tenir les positions reconquises, Parlebas est tué et la 2e compagnie décimée[2] : Bouvignes restera aux mains des Allemands.

Géographie[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

  • À Bouvignes-sur-Meuse est né Henri Blès, célèbre paysagiste et continuateur de Joachim Patinir. Ses tableaux ont la particularité de dissimuler une petite chouette, peinte en guise de signature.

Jehan le Chyne receveur de Bouvignes dont la fille épouse en août 1482, Guillaume de Dave (Williame de Davelz)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, p. 192
  2. a, b, c, d, e et f Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, p. 218-222
  3. a et b Témoignage de G.Starcke, correspondant de guerre auprès de la 7. Panzer-Division, cité par Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, p. 220-221

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]