Bouverans
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade Bon début quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l'atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d'aide à la rédaction d'un article de commune. |
| Bouverans | ||
Vue du centre depuis le Fort Bachin. |
||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Franche-Comté | |
| Département | Doubs | |
| Arrondissement | Pontarlier | |
| Canton | Pontarlier | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du plateau de Frasne et du val du Drugeon | |
| Maire Mandat |
Catherine Marmier 2008-2014 |
|
| Code postal | 25560 | |
| Code commune | 25085 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
338 hab. (2010) | |
| Densité | 19 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 822 m — Max. 1 101 m | |
| Superficie | 18,17 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
||
Bouverans est une commune française, située dans le département du Doubs et la région Franche-Comté.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Histoire [modifier]
La première mention du village apparait en 1262 lorsque Henry II, sire de Joux, faisait à Jean Ier de Chalon la reprise de fief pour les châteaux de Joux, Usie et Bouverans. Le village devait exister à la fin du XIe siècle car l'archevêque Hugues III donnait l'autel de Bouverans ("altare de Boleranni") à l'abbaye de Saint-Vincent de Besançon. En 1275 la comtesse Laure de Commercy achetait de Henry et Jean, fils d'Amadry de Pontarlier ce qu'ils possédaient à Bouverans[1].
Toute la localité n'appartenait pas à la maison de Chalon-Arlay, elle devait la partager avec des co-seigneurs qui en prenaient parfois le nom. Il y avait la seigneurie des Tailles-de-Montjeon, celle de Jean Darbon, des Montrichard, des Chancey (ou Claudet), des Vaythe, des Valion, des Prieur et surtout des Montjoie. En 1396 Jean Ier de Montjoie l'avait assignée pour 173 florins, en argent et en chevaux, à Perrin dit Caisel, écuyer de La Cluse. En 1402 Jean III de Chalon-Arlay achetait à celui-ci pour 826 florins tous ses droits sur Bouverans[1].
Les villageois étaient soumis aux droits féodaux en vigueur dans la région ; en plus des dîmes, des corvées et des censes ils devaient faire les réparations du pont de Bouverans et de l'étang de La Rivière. En 1356 Jean II de Chalon-Arlay accordait aux habitants du bourg qui lui étaient soumis un acte d'affranchissement général pour la somme de vingt florins. Cette franchise s'étendait au fur et à mesure aux nouveaux habitants que ce seigneur acquérait, petit à petit les villageois se voyaient libérés de toutes corvées, sauf celles de "charnaiges" et de "sommart", sous réserve de payer quatre florins d'or et de participer aux réparations du château et du bourg de La Rivière. Louis II de Chalon-Arlay donnait, pour sa part, le droit d'usage dans ses forêts depuis le chemin de Mouthe jusqu'au bout de la roche à Chantegrue à condition de ne pas distribuer de bois en dehors de leur village. Il leur permettait en 1425 d'"essarter" et de "mettre à plain" leurs héritages boisés en dehors des bois banaux. En 1379 Hugues II de Chalon-Arlay leur accordait le four du village (nommé le Four-Marandin) à condition de le réparer à leur frais et de payer deux livres de cire par an, quelque temps plus tard ils obtenaient le droit d'avoir des fours dans leurs maisons[1].
Jean III de Chalon-Arlay faisait le don annuel le 8 décembre 1414 de 24 pintes d'huile à l'église du village pour l'entretien d'une lampe devant être allumée jour et nuit devant "l'image" de Notre-Dame. En 1442 il faisait le don de la seigneurie à Pierre de Jougne, Antoine Gléresse et Catherine de Jougne, ses descendants, vendaient le fief à Claude de Montrichard ; Philiberte de Luxembourg, épouse de Jean IV de Chalon-Arlay, usait de son droit de retrait féodal[1].
Bouverans était épargné par Bernard de Saxe-Weimar pendant la guerre de Trente Ans, en effet un nommé Vuillaume aurait rendu service à quelques-uns de ses cavaliers en ferrant leurs chevaux, cette famille existait encore au XIXe siècle sous le nom de Chez-les-Maréchaux[1].
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 338 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
- La chapelle Notre-Dame-du-Lac, sur la route de Bonnevaux et en limite de la commune de Bouverans, construite en 1865 en remplacement d'une petite chapelle qu'il fallait détruire pour élargir la route. Elle renferme une statue en bois d'une Vierge à l'enfant, encore appelée « la Marie du Lac », dont la légende rapporte qu'elle a été à l'origine de nombre de miracles[5],[6].
- La Croix de cimetière de Bouverans du XVIe siècle, inscrite aux monuments historiques en 1993.
- Fort Bachin, gisement de vestiges archéologiques du haut moyen âge, inscrit aux monuments historiques en 1992.
Personnalités liées à la commune [modifier]
Voir aussi [modifier]
Sources [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Jean Ignace Joseph Bourgon, Recherches historiques sur la ville et l'arrondissement de Pontarlier, 1841, p. 321 à 326 books.google.fr
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Recherches historiques sur la ville et l'arrondissement de Pontarlier
- Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- statuette-reliquaire : Vierge à l'Enfant, base Palissy, ministère français de la Culture
- Source : panneau explicatif sur le site tout proche de Chatel-Véron
