Boully

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Boully (homonymie).
Boully
Administration
Pays Drapeau de la Mauritanie Mauritanie
Région Guidimakha
Département Ould Yengé
Maire Ansoumane Diawara
Démographie
Population 19 000 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 15° 17′ 02″ N 11° 47′ 17″ O / 15.284, -11.788 ()15° 17′ 02″ Nord 11° 47′ 17″ Ouest / 15.284, -11.788 ()  
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Mauritanie

Voir la carte administrative de Mauritanie
City locator 14.svg
Boully

Géolocalisation sur la carte : Mauritanie

Voir la carte topographique de Mauritanie
City locator 14.svg
Boully

Boully est à la fois un village et une commune (19 localités) située en Mauritanie dans la région de Guidimakha, dans la Moughataa (département) d'Ould Yengé.

Boully est situé au sud-est de la Mauritanie, à la frontière avec le Mali aux bords du Karikoro (rivière ouest-africaine affluent de la rive droite du fleuve Sénégal, formant frontière entre la Mauritanie et le Mali).

Boully est fondée en 1715 et est chef-lieu de la commune. Il est à 55 kilomètres de Sélibaby (capitale régionale) et 30 km d'Ould Yengé.

Le village est composé des Soninkés (majoritaire), des Maures noirs (harratines), des Peuls et des Maures blancs. Les langues parlées sont les Soninkés, Hassaniya, Poular et Français comme langue de travail.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le territoire de la Commune de Boully couvre une superficie de 614 km2 pour 20 113 habitants (statistiques établies par la Commune de Boully dans le cadre du Plan de Développement Communal (PDC), 2004) soit la 2e commune la plus peuplée de la région. Comme toutes les communes rurales, elle a été créée par ordonnance n° 87-289 du 20 octobre 1987 instituant les commune de Mauritanie. Les limites de la commune de Boully sont régies par l'article premier du décret n° 88-187, c'est-à-dire :

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité principale de revenue des populations est l'agriculture. Il existe d'autres activités telles que l'élevage, l'artisanat, et le petit commerce. Le village est caractérisé par une forte émigration vers l'Europe et l'Afrique centrale. Et cette émigration a permis de financer beaucoup de projets dans différents secteurs notamment le domaine sanitaire, éducatif, agricole, religieux et autres.

Le Karikoro étant la seule zone humide dans cette partie de l'Afrique, il constituait l'objet de toutes les convoitises de la part de ces populations dont la survie et celle de leurs animaux ne dépendaient que des ressources de la nature. Donc devenir maître de cette zone revenait à profiter au maximum de tout ce que la nature peut donner d'utile et de nécessaire comme l'eau, la cueillette, la chasse, l'agriculture ou la pêche, dans cette zone pour garantir l'existence de ces populations et de leurs animaux et par la même occasion se voir leur pouvoir, leur puissance et leur autorité renforcés pour une implantation durable et solide.

  • École (depuis avant 1945).
  • Un Centre de santé avec PMI
  • Productions agricoles : mil, maïs, haricot
  • En 1993, l'activité maraichère s'exerçait dans 117 jardin, cultivés collectivement pour 54 % d'entre eux[1].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. N'Diaye 1993, p. 155

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ousmane N'Diaye, « Union des associations du Guidimakha en France », dans Christophe Daum, Quand les immigrés du Sahel construisent leur pays, L'Harmattan,‎ 1993 (ISBN 2738423183)