Aboudjerra Soltani

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Aboudjerra Soltani, né en 1954, est un homme politique algérien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bouguerra Soltani (أبو جرة سلطاني) est natif de la commune de Cheria dans la wilaya de Tébessa (Est de l'Algérie), et a grandi à Constantine. Il est marié et père de cinq enfants.

Il est diplômé d'un magister en littérature arabe (époque de la Djahilia - ou époque « préislamique »). Il a fait des études supérieures dans la Daâwa islamique (faculté de la Daâwa et l’information - département de la Daâwa), puis effectué des études supérieures en sciences de l'information. Il prépare un doctorat d’État en littérature de « La Sahwa » et prépare un autre doctorat d’État en économie (qui a pour thème : le marché de l’emploi). Il a enseigné à l’université de Constantine (département littérature arabe) entre 1980 et 1994 et à l’Université Emir Abdelkader de 1990 à 1994 au département de La Daâwa. Il a échappé à une tentative d’assassinat près de son domicile à Constantine, le vendredi 16 septembre 1994.

Position politique[modifier | modifier le code]

Succédant à la tête du MSP au fondateur Mahfoud Nahnah, il rallie le président Abdelaziz Bouteflika en formant une alliance avec le RND. Cette prise de position lui vaut une perte de popularité. Son soutien inconditionnel en 2009 pour un troisième mandat à Bouteflika entraîne la démission de plusieurs membres de son parti et la création le 16 avril 2009 d'un nouveau parti islamiste le Mouvement pour la prédication et le changement[1].

Allégations de torture[modifier | modifier le code]

Le 12 octobre 2009, TRIAL (Track Impunity Always – association suisse contre l’impunité) a déposé une dénonciation pénale auprès du juge d’instruction du canton de Fribourg contre M. Aboudjerra Soltani, pour actes de torture. La victime, Nouar Abdelmalek, ancien militaire, journaliste et écrivain, s’est constituée partie civile le lendemain[2].

Selon la dénonciation, M. Soltani aurait dirigé une session de torture contre M. Abdelmalek le 1er juillet 2005 au Centre de Châteauneuf. M. Abdelmalek y aurait subi le supplice du chiffon, de nombreuses décharges électriques sur le ventre, les pieds et les mains, des torsions des pieds en vue de les casser et un tournevis aurait même été introduit dans une cicatrice récente sur son pied droit. Sur les bases du témoignage de la victime, la dénonciation reporte que M. Soltani, souhaitant obtenir de M. Abdelmalek la signature de fausses déclarations et de documents vierges,a ouvertement dirigé cette séance de torture en encourageant et incitant les agents présents à exercer ces actes inhumains.

Cette dénonciation a été déposée alors que M. Soltani se rendait à une conférence en Suisse. Apparemment informé de la procédure, M. Soltani a quitté la Suisse sans se rendre à sa conférence.

Interrogé juste à son arrivée à Alger, M. Soltani réfute l’existence de cette affaire et affirme être rentré en urgence à Alger au motif d’engagements personnels. « Je ne connais pas ce Anouar Malek du tout. Ce n’est pas normal qu’il m’accuse alors que je ne le connais pas », dit-il à l’époque. Soltani affirme que des preuves et des documents attestent qu’entre le 28 juin et le 5 juillet 2005, il s’était rendu d’abord à Sanaa, au Yémen, pour participer à la 32eme session de la conférence islamique avant de gagner la Libye d’où il s’est envolé pour l’Algérie[3].

Anouar Malek, a décidé de retirer la plainte qu’il avait déposée, en juillet 2009, à Genève, auprès du Comité de l’ONU contre la torture, à l’encontre de Aboudjerra Soltani qu’il avait accusé de l’avoir torturé. Pour Anouar Malek, son revirement s’explique par l’imminence de l’accusation de l’Algérie.

Anouar Malek a révélé qu’après “l’étude de mon dossier par le comité, l’accusation de l’Algérie était devenue imminente dans l’affaire de la torture qu’un responsable de l’État avait commise. J’ai su aussi que des parties avaient l’intention d’exploiter cette accusation, et c’est alors que j’ai décidé de retirer ma plainte parce que je n’accepterai jamais que l’Algérie soit accusée dans des rencontres internationales”, a-t-il appuyé[4].

Parcours[modifier | modifier le code]

  • Imam stagiaire
  • Imam de prêches
  • Rédacteur en chef de la revue Solidarité
  • Professeur d’université
  • Président du Conseil consultatif national du MSP
  • Secrétaire d’État à la pêche
  • Ministre des PME/PMI
  • Ministre du Travail et de la Protection sociale
  • Député (wilaya de Tébessa) de 1997-2002 et de 2002-2005
  • Élu président du MSP en remplacement du défunt cheikh Mahfoud Nahnah au congrès du 8 mai 2003
  • Actuellement ministre d’État sans portefeuille
  • Membre de plusieurs associations, organisations, forums nationaux et internationaux (islamiques, arabes ou mondiaux)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]