Bosc-le-Hard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bosc-le-Hard
Blason de Bosc-le-Hard
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Bellencombre
Intercommunalité Communauté de communes du Bosc d'Eawy
Maire
Mandat
Philippe Vincent
2014-2020
Code postal 76850
Code commune 76125
Démographie
Gentilé Bolhardais
Population
municipale
1 508 hab. (2011)
Densité 145 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 37′ 38″ N 1° 10′ 37″ E / 49.6272, 1.1769 ()49° 37′ 38″ Nord 1° 10′ 37″ Est / 49.6272, 1.1769 ()  
Altitude Min. 128 m – Max. 176 m
Superficie 10,37 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bosc-le-Hard

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bosc-le-Hard

Bosc-le-Hard est une commune rurale française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Ses habitants sont les Bolhardais d'après l'étymologie et la prononciation traditionnelle du nom de la commune « le Bôlar »[1] API : [lœbolar]. Le nom officiel Bosc-le-Hard [boləar] est basé sur une graphie datant de 1460.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bosc-le-Hard, située au nord de Rouen, est un petit bourg de la campagne normande. Il est la principale commune du sud du canton. Elle est une des communes du pays de Bray.

Il occupe un plateau surélevé au-dessus de deux rivières : le Cailly et la Varenne. Le plateau est partagé entre des cultures, des prairies et quelques bosquets.

Carte de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village est attesté sous la forme latinisée Bosco Rohardi en 1080, puis Bosc-le-Hart en 1460, Bollehart en 1501, le Bolhard en 1715[1].

En Haute-Normandie, le mot « bois » a conservé sa forme originelle de bosc (parfois réduit à -boc ou Bos-) en toponymie. Il est généralement précédé ou suivi (dans les formations toponymiques plus récentes) d'un anthroponyme. Il s'agit ici de Rothardus / Rohardus[1], formes latinisées d'un nom de personne germanique, qui subsiste peut-être dans le nom de famille Rouard.

Grossièrement transcrite, l'évolution phonétique pourrait être la suivante : *Boscro[t]hard > *Bosroard > *Bôroard > *Bôrœard > *Bôlœard > *Bolard. [r] est passé à [l] comme c'est souvent le cas. L'apparition de l'article semble tardive.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bosc-le-Hard

Les armes de la commune de Bosc-le-Hard se blasonnent ainsi :
de gueules à l’agneau pascal d’or à la tête contournée nimbée d’argent, tenant avec sa patte senestre une croix à longue hampe du même de laquelle pend une banderole aussi d’or chargée d’une croisette du champ, au chef cousu d’azur.

Économie[modifier | modifier le code]

Le bourg est riche en commerces et artisans de toutes sortes et compte deux supermarchés.

La commune accueille un site industriel de recyclage de fûts.

Créée en 1969, l'entreprise de rénovation d'emballages métalliques (connue sous le nom de REM) y recyclait des fûts métalliques en provenance de l'industrie pétrochimique. Une zone de lagunage a été déclarée contaminée en hydrocarbures, en métaux lourds et en solvants chlorés par la DRIRE. Ces lagunes auraient provoqués une pollution en hydrocarbures des eaux souterraines d'après un relevé de la DRIRE effectué en juillet 1997[2]. La société a fait l'objet de plusieurs rapports et arrêtés préfectoraux visant à améliorer la qualité de ses rejets. Un rapport de la DRIRE établi en 2004 stipule par exemple que la société est à l'origine « d'importants rejets de composés organiques volatils » et « de rejets notables d'effluents liquides pollués vers le milieu naturel[3]. » L'ex-PDG a été condamné pour les infractions relevées par la DRIRE à 3 000 € d'amende avec sursis et 780 € de contravention[4].

Elle a été mise en liquidation judiciaire en mai 2007[5]. Une partie de l'activité a été reprise en juin 2008 par l'entreprise Green-Pack[6] et sous la codirection du neveu du fondateur de la REM[7]. La maire de Bosc-le-Hard (C. Biville) constate « que tout était fait par les repreneurs pour que rien ne soit plus comme avant[8]. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Les maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1979 Jacques Bénet    
  1989 Jean Moulin   pharmacien
    Michel Gluntz    
mars 2001 janvier 2007 Christine Couvelard    
février 2007 2008 Chantal Biville    
Les données manquantes sont à compléter.

Budget de fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le budget de fonctionnement détaille les dépenses liées au fonctionnement de l'activité de la commune et les recettes affectées au financement de ces dépenses[9]. Il est complété par le budget d'investissement.

Les tableaux ci-dessous représentent le budget municipal de fonctionnement de l'année 2006, arrondi au pourcentage le plus simple à lire. Ils donnent une indication sur le type de budget d'une commune de 1 500 habitants.

Recettes de fonctionnement
Domaine Montant en euros Proportion
Dotations & Subventions 240 000 30 %
Impôts & Taxes 360 000 45 %
Autres recettes 200 000 25 %
Total 800 000 100 %
Dépenses de fonctionnement
Domaine Montant en Euros Proportion
Entretien 80 000 10 %
Salaires, Indemnités & Charges 400 000 50 %
Subventions versées 160 000 20 %
Frais financiers 40 000 5 %
Autres dépenses 120 000 15 %
Total 800 000 100 %

Budget d'investissement[modifier | modifier le code]

Le budget d'investissement détaille les dépenses de la commune pour réaliser des investissements et les recettes qui permettent de financer ces dépenses.

Les tableaux ci-dessous représentent le budget municipal d'investissement de l'année 2006, arrondi au pourcentage le plus simple à lire[9]. Ils donnent une indication sur le type de budget d'une commune de 1 500 habitants.

Recettes d’investissement
Désignation des investissements Montant en Euros Proportion
Dotations et Subventions 280 000 80 %
Taxes et autres recettes 70 000 20 %
Total 350 000 100 %
Dépenses d’investissement
Désignation des investissements Montant en Euros Proportion
Remboursement des emprunts 70 000 20 %
Travaux sur les bâtiments 52 000 15 %
Travaux de viabilisation des terrains 88 000 25 %
Travaux d'aménagement des espaces verts 70 000 20 %
Autres investissements 70 000 20 %
Total 350 000 100 %

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 508 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
670 617 610 735 750 740 814 717 756
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
754 738 756 736 720 740 703 749 826
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
879 758 730 776 766 791 796 860 833
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
825 876 1 224 1 178 1 271 1 410 1 463 1 449 1 491
2011 - - - - - - - -
1 508 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bosc-le-Hard est un bourg dont la grande rue est dite place du Marché. De chaque côté se dressent des maisons à caractère bourgeois qui forment un bel ensemble. Cet ensemble est rehaussé par une demeure majestueuse et un beau manoir dit le "Petit Château".

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • le sire de Rohard, membre de l'ancienne noblesse locale. Sa renommée locale lui donne droit à avoir une rue à son nom. Son nom serait lié à celui de la commune : Bosc-Rohard « le bois de Rohard », devenu Bosc-le-Hard.
  • Jeanne d'Arc y aurait passé une nuit[réf. nécessaire][Quand ?].
  • Joseph Caulle, champion de France du 800 mètres en athlétisme. Il est né à Bosc-le-Hard en 1885 et y a vécu. Il est mort au combat en 1915. Son palmarès sportif est limité mais sa notoriété locale est forte. En son souvenir, la commune a donné son nom à l'Amicale sportive et à l'une des rues du village.
  • Angélique Quessandier, judoka française déficiente visuelle, qui a obtenu une médaille de bronze aux Jeux paralympiques de Pékin 2008.
  • Albert Malet (1905-1986), artiste peintre né à Bosc-le-Hard.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, lien OCLC?), p. 49
  2. Ministère de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement durables, « Base de données BASOL sur les sites et sols pollués (ou potentiellement pollués) appelant une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif » (consulté le 22 mai 2009)
  3. DRIRE, « Société R.E.M - Rapport de l'inspection des installations classées au Conseil Départemental d'Hygiène » (consulté le 22 mai 2009)
  4. « Bosc-Le-Hard L'ancien PDG de la REM condamné Deux ans après la liquidation de la société REM », Paris-Normandie, Edition de Dieppe Bray,‎ 8 janvier 2009
  5. Patrick Bottois, « REM met la clé sous la porte », Usine Nouvelle,‎ 2005 (consulté le 22 mai 2009)
  6. Green Pack Site officiel de Green-Pack
  7. « Extrait de l’article de G.D. », Le journal des Entreprises,‎ 14 octobre 2008, p. 11
  8. Mairie de Bosc-le-Hard, « LETTRE MUNICIPALE D'INFORMATION DE BOSC LE HARD N°83 - Novembre 2008 » (consulté le 22 mai 2009)
  9. a et b bulletin municipal de décembre 2006
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  12. « Notice no IA00022953 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Notice no IA00022954 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Notice no IA00022952 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :