Bors (canton de Montmoreau-Saint-Cybard)

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Bors
Mairie-école de Bors
Mairie-école de Bors
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Montmoreau-Saint-Cybard
Intercommunalité Communauté de communes du Montmorélien
Maire
Mandat
Christian Maussion
2014-2020
Code postal 16190
Code commune 16052
Démographie
Gentilé Borsois
Population
municipale
239 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 20′ 35″ N 0° 10′ 02″ E / 45.3431, 0.167245° 20′ 35″ Nord 0° 10′ 02″ Est / 45.3431, 0.1672  
Altitude Min. 56 m – Max. 165 m
Superficie 16,14 km2
Localisation

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Bors

Bors est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes). Elle est aussi appelée localement Bors-de-Montmoreau[1] pour la distinguer de Bors-de-Baignes.

Ses habitants sont appelés les Borsois et les Borsoises[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

La commune de Bors est une commune du Sud-Charente, limitée par la Tude à l'ouest, qu'emprunte la ligne Paris - Bordeaux.

Bors est à 7 km au sud-est de Montmoreau-Saint-Cybard, chef-lieu de son canton, 8 km au nord d'Aubeterre-sur-Dronne et 34 km au sud d'Angoulême. Bors est aussi à 13 km de Chalais, 17 km de Ribérac[3].

Bors est traversée du nord au sud par la route départementale 10, qui va de Montmoreau à Aubeterre, et qui est une route de crête entre la Tude à l'ouest et l'Auzonne à l'est. La commune est aussi traversée par des routes départementales de moindre importance, comme la D 89, est-ouest, qui coupe la D 10 au bourg, et la D 21 à l'ouest. La D 709, route de Montmoreau à Ribérac, longe la commune au nord-est à 1,5 km du bourg[4].

La gare la plus proche est celle de Montmoreau, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les hameaux sont nombreux dans la commune de Bors mais ils sont en général peu importants. On peut citer, d'ouest en est, Lérignac, le Montazeau, le Pignier, les Gauthiers, le Plasson au pied du bourg, le Grand Cadiot, etc. ainsi que des fermes[4]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bors
Saint-Laurent-de-Belzagot Juignac
Montboyer Bors Pillac
Bellon

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune est située dans les coteaux calcaires du Bassin aquitain datant du Crétacé supérieur, comme toute la moitié sud du département de la Charente.

Le Campanien, calcaire crayeux, occupe une grande partie de la surface communale. Les hauteurs au centre de la commune et au sud du bourg sont recouvertes de dépôts du Cénozoïque composés de galets, sables et argiles, propices aux bois de châtaigniers. On trouve une ancienne tuilerie au Maine Blanc.

La vallée de la Tude, à l'ouest, est couverte par des alluvions récentes du Quaternaire[5],[6],[7].

Article connexe : Géologie de la Charente.

La commune fait partie des coteaux du Montmorélien. Elle s'étend entre les vallées de la Tude à l'ouest et celle de l'Auzonne à l'est. Son point culminant est à une altitude de 165 m, situé en limite sud-est au Pechbrie, mais des hauteurs dépassant les 150 m occupent tout le centre de la commune. Le point le plus bas est à 56 m, situé le long de la Tude en limite sud-ouest. Le bourg de Bors, situé sur une crête, est à 145 m d'altitude[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est sur le bassin versant de la Dordogne. La Tude, affluent de la Dronne et sous-affluent de l'Isle, arrose l'ouest de la commune. L'Auzonne, autre affluent de la Dronne, la limite à l'est. Le ruisseau du Levraud, affluent intermittent de la Tude, limite la commune au sud-ouest.

La commune compte aussi de nombreuses petites retenues d'eau et des sources, dû au relief vallonné et la nature imperméable du sol sur les sommets[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente.

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Borno en 1110[8], Borno en 1004, Borno Agulherii en 1299[9], Borno Laguleyr en 1330, Bors-Légulier (non daté, peut-être XVe siècle)[10].

D'après Dauzat, l'origine du nom de Bors (aussi bien pour Bors-de-Baignes) remonterait au pré-latin borna (bornae au pluriel), qui signifierait « les sources »[11].

Agulherius pourrait être la déformation d'un nom germanique, Agulthar (?)[12], ou plus vraisemblablement occitan Agulher (aiguillier).

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'ouest de la commune, une voie romaine présumée Pons-Ribérac traversait la Tude au moulin Châtaignier et passait non loin du Pignier[13].

Le logis des Plassons était au Moyen Âge le siège d'un fief noble dépendant de la châtellenie d'Aubeterre et tenu à foi et hommage du seigneur d'Aubeterre, au devoir de 20 sols.

Dans les premières années du XVIe siècle, le fief des Plassons appartenait à Nicolas Raymond, écuyer, seigneur de Ribérolles et de Mazotte. Il passa ensuite, par ventes successives jusqu'en 1557, aux mains de Guy Bouchard d'Aubeterre, évêque de Périgueux et abbé de l'église collégiale d'Aubeterre.

Les Plassons passèrent ensuite par héritage entre les mains de Pierre Bouchard d'Aubeterre et restèrent jusqu'à la Révolution entre les mains de cette famille qui était représentée, à la fin du XVIIIe siècle par Madame de Lageard, veuve de Bouchard des Plassons.

Au début du XXe siècle, les Plassons appartenaient à Jean Hennessy, qui en avait fait le centre d'une importante exploitation vinicole et distillerie produisant du cognac. Le moulin Châtaignier, sur la Tude, tournait quelques semaines par an pour fournir de l'huile de noix[14].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
depuis 2001 en cours Christian Maussion SE Mécanicien
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 239 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
649 589 636 703 660 677 686 702 682
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
692 637 569 577 553 557 541 480 478
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
488 504 434 431 386 417 434 410 407
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
404 344 346 283 270 271 270 245 239
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Bors (Canton de Montmoreau-Saint-Cybard) en 2007 en pourcentage[17].
Hommes Classe d’âge Femmes
2,1 
90  ans ou +
1,5 
11,3 
75 à 89 ans
14,6 
24,8 
60 à 74 ans
25,4 
17,7 
45 à 59 ans
22,3 
19,1 
30 à 44 ans
14,6 
10,6 
15 à 29 ans
10,8 
14,2 
0 à 14 ans
10,8 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[18].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Bors et Juignac. Juignac accueille l'école primaire, et Bors l'école élémentaire[19].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Pierre, Saint-Paul et Notre-Dame de Bors, comporte deux scènes sculptées en bois, polychromie du XVIIe siècle, sur les côtés du tabernacle[20] et une dalle funéraire du XIVe siècle. Ces objets sont classés monuments historiques depuis 1975[21].

Bors dans les arts[modifier | modifier le code]

Un village Bors est cité dans le poème d’Aragon, Le Conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[22]. Sans autre précision de la part du poète, il peut s'agir de deux villages:

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Journal Charente libre, « Volet Bors-de-Montmoreau »,‎ 2013 (consulté le 22 mars 2013)
  2. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente »,‎ 2013 (consulté le 30 mars 2014)
  3. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  4. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. Carte du BRGM sous Géoportail
  7. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ribérac », sur Infoterre,‎ 1999 (ISBN 2-7159-1757-0, consulté le 30 décembre 2011)
  8. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac,‎ 1899 (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 126
  9. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1905 (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 63,221
  10. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols,‎ 1900, 582 p., p. 117
  11. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1989, 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 98
  12. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  13. Joseph Piveteau in Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule »,‎ 1993, 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 154
  14. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 88-89
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  17. « Evolution et structure de la population à Bors (Canton de Montmoreau-Saint-Cybard) en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  19. Site de l'inspection académique de la Charente
  20. « Tabernacle », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Dalle funéraire », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]