Bornite

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Bornite[1]
Catégorie II : sulfures et sulfosels[2]
Bornite, Mine de Dzhezkazgan Kazakhstan

Bornite, Mine de Dzhezkazgan Kazakhstan
Général
Classe de Strunz 2.BA.15
Formule brute Cu5FeS4
Identification
Masse formulaire[3] 501,835 ± 0,037 uma
Cu 63,31 %, Fe 11,13 %, S 25,56 %,
Couleur rouge cuivre ; jaune bronze ; irisé ; pourpré ; rose mauve ; rose violacé ; violet ; noirâtre ; brun cuivre
Classe cristalline et groupe d'espace Orthorhombique - Dipyramidale ; P bca
Système cristallin Orthorhombique
Réseau de Bravais Centré P
Macle Fréquent sur {111} interpénétration
Clivage Imparfait sur {111}
Cassure irrégulière, conchoïdale
Habitus Cristallisé ; massif ; grenu ; agrégat ; réniforme ; compact
Faciès Cubique ; cubooctaèdrique ; rhombododécaèdrique, dodécaèdrique, hexaédrique
Échelle de Mohs de 3,00 à 3,30
Trait gris noir ; noir grisâtre
Éclat métallique, brillant
Propriétés optiques
Transparence opaque
Propriétés chimiques
Densité de 5,06 à 5,08
Solubilité faiblement soluble dans HNO3
Propriétés physiques
Magnétisme oui après chauffage
Radioactivité aucune
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

La bornite est une espèce minérale formée de sulfure de cuivre de formule Cu5FeS4 avec des traces d'argent, germanium, bismuth, indium et plomb. Elle peut donner des cristaux jusqu'à 6 cm[4].

Inventeur et étymologie[modifier | modifier le code]

Décrite en 1845 par le minéralogiste allemand Wilhelm Karl Ritter von Haidinger qui l'a dédiée au minéralogiste autrichien Ignaz von Born.

Topotype[modifier | modifier le code]

Jáchymov (St Joachimsthal), Région de Karlovy Vary, Bohème, République Tchèque

Cristallographie[modifier | modifier le code]

Gîtologie[modifier | modifier le code]

  • Disséminée dans les roches ignées intrusives
  • Dans les pegmatites
  • Dans les veines minéralisées des minerais de cuivre primaires et secondaires.

Minéraux associés[modifier | modifier le code]

Chalcopyrite, pyrite, sulfures de fer e de cuivres, Grenats, calcite, wollastonite, quartz.

Synonymie[modifier | modifier le code]

Gisements remarquables[modifier | modifier le code]

  • Autriche
Mont Weißspitze, Frosnitz, Vallée de Tauern, Est Tyrol[15]
  • Belgique
Carrière de porphyre, Lessines, Soignies, Province de Hainaut
  • Canada
Mine Marbridge, La Motte, Abitibi RCM, Abitibi-Témiscamingue, Québec[16]
  • France
Les Montmins (Veine Ste Barbe ), Échassières, Ébreuil, Allier, Auvergne[17]
Mine de Saint-Salvy, Saint-Salvy-de-la-Balme, Tarn, Midi-Pyrénées[18]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Larry Pierce et Peter R. Buseck, « Superstructuring in the bornite-digenite series: a high-resolution electron microscopy study », American Mineralogist, vol. 63, no 1-2,‎ 1978, p. 1-16 (lire en ligne).
  2. La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates.
  3. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  4. (en) John W. Anthony, Richard A. Bideaux, Kenneth W. Bladh et Monte C. Nichols, The Handbook of Mineralogy : Elements, Sulfides, Sulfosalts, vol. I, Mineral Data Publishing,‎ 1990.
  5. (en) Max Hutchinson Hey, An index of mineral species and varieties arranged chemically, with an alphabetical index of accepted mineral names and synonyms, Trustees of the British Museum,‎ 1955 (1re éd. 1950), xx+609 p. (présentation en ligne).
  6. Pierre Berthier, « Notes sur le cuivre panaché et le cuivre pyriteux », Annales des mines, Commission des Annales des mines, 1820, p.341.
  7. Jean André Henri Lucas, Tableau méthodique des espèces minérales, vol. 1,‎ 1806 (lire en ligne), p. 125.
  8. a, b, c et d Jacques Eustache de Sève, Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle, appliquée aux arts, vol. 8,‎ 1817 (lire en ligne), p. 589.
  9. Jean André Henri Lucas, Tableau méthodique des espèces minérales, vol. 2,‎ 1806 (lire en ligne), p. 335.
  10. (en) Carl Schnabel, Handbook of Metallurgy, vol. 1,‎ 2010, 902 p. (ISBN 978-1149986189), p. 15.
  11. Pedro Francisco Dávila, Catalogue systématique et raisonné des curiosités de la nature et de l'art, Antoine-Claude Briasson,‎ 1767, p. 501.
  12. André Brochant de Villiers, Traité élémentaire de minéralogie, vol. 2,‎ 1808, 2e éd. (lire en ligne), p. 212.
  13. François Sulpice Beudant, Traité élémentaire de minéralogie, vol. 2,‎ 1837, 2e éd. (lire en ligne), p. 411.
  14. Albert-Auguste Cochon de Lapparent, Cours de minéralogie,‎ 1908, p. 743.
  15. (de) Reinhard Exel, Die Mineralien und Erzlagerstätten Österreichs,‎ 1993, 447 p. (présentation en ligne).
  16. (en) Ann P. Sabina, Rocks and minerals for the collector : Geological Survey of Canada, Miscellaneous Report 77: Kirkland Lake – Rouyn-Noranda – Val-d’Or, Ontario and Quebec,‎ 2003 (lire en ligne), p. 125-127.
  17. J.-M. Boisson, J.-C. Leydet, P. Queneau, C. Revel et J. Valverde, « Filon Sainte-Barbe, Commune d'Echassières (Allier, France) », Le Cahier des Micromonteurs, no 70,‎ 2000, p. 3-46.
  18. J. M. Lièvre et J. M. Johannet, « Mortagne sur Sèvre (Les gisements uranifères de la bordure deux-sèvrienne du massif granitique de) », Le Cahier des micromonteurs, no 75,‎ 2002, p. 8-25.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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