Boris Zaborov

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Boris Zaborov

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Nom de naissance Boris Zaborov
Naissance 16 octobre 1935
Minsk, Biélorussie
Activités Peinture, sculpture, gravure, scénographie
Formation Académie des Beaux-Arts (Saint-Pétersbourg, Moscou)
Récompenses Chevalier des Arts et des Lettres de la République française
Académicien d’honneur de l’Académie des Beaux-Arts de Russie (Moscou-Saint-Pétersbourg).

Compléments

photo Martine Franc

Boris Zaborov est un artiste français, peintre, sculpteur, graveur et scénographe, né le 16 octobre 1935 à Minsk (Biélorussie).

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

Boris Zaborov, artiste français, est né le 16 octobre 1935 à Minsk (Biélorussie) dans la famille du peintre Avraam Zaborov (1911, Liozno, région de Vitebsk — 1987 Israël). Sa mère, née Esfir Rappoport, est née en Pologne. Ils ont eu quatre enfants. Deux d'entre eux, Génia et Vitia, sont morts très jeunes. Le frère cadet de Boris Zaborov, Mikhaïl Zaborov (né en 1938) est philosophe, historien d'art et critique d'art. Le premier jour de la guerre, Avraam Zaborov aida sa femme et leurs trois enfants en bas âge à quitter Minsk en feu et s’engagea. Il fit la guerre jusqu’au bout. Les parents d'Esfir ainsi que son frère et ses soeurs ne purent pas quitter Minsk et périrent dans le ghetto. En 1946, la famille revint dans la ville détruite.

Etudes / Formation[modifier | modifier le code]

Boris Zaborov a acquis les bases de son savoir-faire dans l’atelier de son père. En 1949, à quinze ans, il entre à l'Ecole d’art de Minsk. Son maître, Sergueï Katkov, joue alors un grand rôle dans sa formation. En 1954, à la sortie de cette école, Boris Zaborov part pour Léningrad où il est accepté à l’Ecole moyenne d'art dépendant de l'Institut Répine. 1955-1957 Académie des Beaux-Arts (Institut de peinture, sculpture et architecture Répine à Léningrad). 1957-1961 Académie des Beaux-Arts (Institut d'art Sourikov à Moscou). Classe du professeur Mikhaïl Ivanovitch Kourilko. En 1961, Boris Zaborov soutient son diplôme de fin d’études sous la direction du professeur Pavel Petrovitch Sokolov-Skalia. Les deux écoles en question étaient les institutions artistiques supérieures les plus prestigieuses en Union soviétique.

Années 1960-1970[modifier | modifier le code]

À la fin de ses études, Boris Zaborov revint à Minsk. Mais il ne pouvait ni ne voulait se rallier au courant officiel. Comme beaucoup de ses confrères, il trouve alors refuge dans le domaine du livre. Il est admis à l'Union des artistes de l'URSS, ce qui lui assure un certain statut social. Boris Zaborov est largement reconnu en tant qu'artiste du livre, dans son pays comme à l'étranger. Les plus grandes maisons d’édition de la capitale font appel à sa collaboration. Durant de nombreuses années, il réalise et illustre des dizaines de livres, aussi bien d’auteurs russes que de grands classiques étrangers.

Très conscient du fait qu'un illustrateur est toujours secondaire par rapport au texte de l’auteur, Boris Zaborov, artiste au grand potentiel créateur, cherche par ailleurs d'autres moyens de s'affirmer. A cette période se rattachent ses nombreuses gravures ainsi que des travaux pour le théâtre.

Années 1980 Emigration[modifier | modifier le code]

Le climat ambiant en Russie, la stagnation du régime de Brejnev et l’insatisfaction de l'artiste en termes de création l’amènent à la décision de quitter l'Union soviétique. En fin d’année 1980 Boris Zaborov émigre avec sa famille et s'installe à Paris, se consacrant exclusivement à la peinture.

Exposition à la Galerie Claude Bernard[modifier | modifier le code]

À Paris, la peinture de Boris Zaborov retient l'attention de la galerie Claude Bernard, l'une des plus grandes galeries parisiennes. C'est là qu'a lieu, en 1983, la première exposition personnelle de l'artiste. À cette occasion, il se lie d’amitié avec les célèbres collectionneurs anglais Liza et Robert Sainsbury. ''"Après la première exposition dans la galerie Claude Bernard, Zaborov est tout naturellement entré dans la vie artistique parisienne... <…> On a remarqué son langage artistique très personnel. Ses tableaux sont habités par des personnages divers. Les uns auraient pu vivre à l’époque de Vélasquez, d’autres quelque part en Europe de l’Est, les troisièmes dans le Pétersbourg ou le Paris d’antan. En peinture, chaque situation donnée suppose une lente empathie. Alors le spectateur ressentira la poésie et la magie du monde de cette peinture." -Vassili Rakitine, critique d’art

''"<…> Simplicité des thèmes. Richesse des images traitées avec sobriété. Originalité discrète des techniques et matériaux utilisés. Boris Zaborov prépare les voies de l’avant-gardisme de demain parce qu’il n’est ni classique ni d’avant-garde. Il est ailleurs <…>."

- Monographie .Camille Stanque. Editions Enrico Navarra, 1990

Prix de la ville de Darmstadt[modifier | modifier le code]

En 1983, Boris Zaborov reçoit le Prix de la ville de Darmstadt (Allemagne), décerné chaque année à un artiste européen. Ses clauses comportent une exposition personnelle dans un musée de la ville et l'édition d'un catalogue. L'exposition a lieu en 1985 au musée Mathildenhöhe. Ce fut la première exposition de Boris Zaborov dans un musée occidental.

"Avec sa peinture qui ressemble à des photographies, qui elles-mêmes ressemblent à la peinture, Zaborov crée des lieux de représentation qui s’interpénètrent et dont la profondeur n’est pas rendue par l’illusion mais par la réflexion. Dans une atmosphère où règne un silence évident, les formes humaines qui surgissent deviennent éloquentes : sans parler elles relatent les certitudes et les doutes de la vie. Finalement, tout ce qui n’était qu’apparence devient limpidité en raison de la vérité qui se cachait derrière elle"

-Bernd Krimmel. Catalogue Mathildenhöhe, Darmstadt, 1985

Exposition au Palais de Tokyo[modifier | modifier le code]

En 1989, au Palais de Tokyo à Paris, a lieu sa troisième rétrospective. Ces expositions ont déterminé la place de Boris Zaborov dans le paysage culturel européen.

"…Je pense sincèrement que le travail de Boris est une des œuvres importantes de cette dernière décennie. Après qu’il ait été nécessaire à des courants historiques et décisifs de peinture d’évacuer la figuration pour développer et porter plus loin les caractéristiques autonomes de la forme, de la matière ou de la couleur, Boris est un des ceux qui aujourd’hui semblent capables de faire le lien entre ce qu’il y avait de plus profond dans l’aventure figurative, affinée par des siècles de peinture, et les apports les plus subtils dans la matière qui ont été le fruit des courants abstraits. C’est en ce sens, et bien que ses toiles éveillent un sentiment délicat d’intemporalité et d’effacement du temps que son importance historique est précisément fondée."

-Alain Kleinmann, artiste

Dans les années 1980-1990 des expositions personnelles ont lieu dans de de galeries Europe, de France, des Etats-Unis, du Japon. Notamment :

Années 1980-1990[modifier | modifier le code]

  • 1985 Galerie Claude Bernard. New-York, Etats-Unis
  • 1986 Galerie Art Point. Tokyo, Japon
  • 1991 Galerie Mann. Paris, France
  • Galerie K. Paris, France
  • Galerie K. Amsterdam. Pays-Bas
  • Galerie Art Point. Tokyo, Japon
  • 1992 Galerie Patrice Trigano. FIAC. Grand Palais. Paris, France
  • 1992-1993 Galerie Patrice Trigano. Paris, France
  • 1994 Galerie Patrice Trigano. FIAC. Paris, France
  • 1996 Galerie Enrico Navarra. Paris, France
  • 1997 Galerie O'Hara. New-York. Etats-Unis

En même temps, Boris Zaborov participe à d’importantes manifestations collectives comme :

  • 1984 Exposition «Contiguïtés». Palais de Tokyo. Paris Exposition «Sur invitation». Musée des Arts Décoratifs. Paris
  • 1995 FIAC. Paris. Galerie Patrice Trigano
  • 1996 FIAC. Paris. Galerie Patrice Trigano

Exposition au Musée des beaux-arts Pouchkine. Moscou.[modifier | modifier le code]

En 1993 Boris Zaborov accepte l’invitation du Musée Pouchkine, où a lieu en juin 1995 une grande rétrospective de son œuvre. C’est la première exposition consacrée par le musée à un artiste russe appartenant à la troisième vague de l’émigration. De Moscou, l’exposition va à Saint-Pétersbourg, dans la salle du « Manège ». C’est là l’occasion du premier retour de Boris Zaborov en Russie après son émigration.

"<…> Dans ses toile d’un gris argenté, le vide – espace naturel de ses héros – joue un rôle particulier, souligné encore par un format le plus souvent oblong. Entre les figures et cet espace surgit un champ énergétique. Saturant l’entière surface du tableau, il intensifie l’énergie psychologique du regard du personnage dirigé vers l’espace. Un rôle important revient de même aux différents détails de la nature morte, soigneusement choisis. Le fragment de colonne, le ficus ou un palmier en pot auprès desquels est placé le personnage sont tout à la fois pour l’artiste les attributs de l’atelier du photographe et des signes d’éternité, de la permanente germination, dans « son » existence d’aujourd’hui, d’une autre vie, enfuie. « Ce double » code imprègne la peinture de Zaborov du mystère qui toujours accompagne le sentiment de la fragilité de l’être. <…>"

-Catalogue d’exposition. Marina Bessonova. Conservateur au Musée d’Etat Pouchkine

Années 2000[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

En 2004 ont lieu des expositions rétrospectives de Boris Zaborov au Musée Russe à Saint-Pétersbourg et à la Galerie Tretiakov à Moscou.

"Sans doute est-ce l’exposition de Boris Zaborov à la Galerie Tretiakov qui, ces derniers temps, m’a fait la plus forte impression. Ses travaux viennent comme en contrepoint de tout l’art qui est considéré de nos jours comme « actuel ». Il vit réellement ce qu’il fait."

- Alexandre Bakchi, compositeur. Revue « Itogi », juillet 2004

Dans les années 2000 des expositions personnelles ont lieu dans de nombreuses galeries de France, d’Italie, du Japon, notamment :

  • 2001 Galerie Art Point. Tokyo, Japon
  • 2005 Galerie Vallois. Paris, France
  • 2006 Galerie Vallois. Paris, France
  • 2007 Galerie Officina d’Arte. Vérone, Italie
  • 2007 Galerie Vallois. Paris, France
  • 2010 Galerie Vallois. Paris, France[1]

En 2007, la Galerie Vallois présente les « Livres de bronze » de Boris Zaborov à l’Exposition d’art contemporain de Maastricht, aux Pays-Bas

Manifestations collectives importantes dans les années 2000 :

  • 2002 36e Concours international d’art contemporain, Monte-Carlo. Musée de Monaco.
  • 2004 Exposition « Moi ! Autoportraits du XXe siècle ». Musée du Luxembourg. Paris, France
  • 2004 Exposition « Le mur de Berlin ». Séoul, Corée du Sud
  • 2004-2005 Exposition « Moi! Autoportraits du XXe siècle », Galerie des Offices. Florence, Italie
  • 2009 Exposition « Le mur de Berlin ». Palais-Royal, Paris, France, Exposition «Le mur de Berlin». Salle d’exposition « Vinzavod ». Moscou, Russie
  • 2010 Exposition « Autoportrait » de la collection du Musée des Offices (Florence). Musée Seiji Togo à Tokyo et Musée National à Osaka, Japon
  • 2011 Exposition « L’art du costume à la Comédie Française ». Centre national du costume de scène. Moulins, France, Exposition « La collection contemporaine un parcours ». Musée d’art et d’histoire du Judaïsme. Paris

Le Monument «  l’Ecriture et Le livre »[modifier | modifier le code]

Ses inquiétudes au sujet du destin du livre comme objet de culture incitent Boris Zaborov à créer sa « Bibliothèque de livres de bronze » dont l’exposition sous le titre « Livres éternels » eut lieu fin 2006 au Musée de La Monnaie à Paris. C’est lors de cette manifestation qu’a été présenté le projet d’un monument. Ce monument en bronze de quatre mètres, intitulé par l’artiste «  l’Ecriture et Le livre », prit place en 2007 dans le parc de l’Institut « Technion » à Haïfa, en Israël. Cette installation a été réaliser avec la collaboration des architectes Michael Seltzer er Shaul Kaner. Une variante de dimensions réduites se trouve au Musée d’Art de « La Piscine » à Roubaix. France.

"<…> Depuis ma découverte de l’œuvre de Zaborov, l’activité de cet artiste s’est encore orientée vers un autre genre qui présente une valeur esthétique en soi et, pareillement à sa peinture incarne un sens historique et culturel très important. Il s’agit de sculpture originale dont le thème n’est plus l’homme ou l’animal mais le livre ancien. L’artiste révèle dans ce genre une originalité qui, assurément, n’est pas une recherche de « l’originalité pour l’originalité » si répandue au XXe siècle et devenue pour son malheur la valeur presque unique de l’art moderne, mais une approche nouvelle d’un problème important de la culture : à travers les images exprimer notre attitude à l’égard du livre <…>"

-Moïse Kagan, Professeur à l’Université de Saint-Pétersbourg

Galerie des Offices[modifier | modifier le code]

En 2004-2005 Boris Zaborov participe à l’exposition « l’Autoportrait du XXe siècle » au Musée du Luxembourg à Paris[2], exposition qui a été ensuit présentée à la Galerie des Offices à Florence.

Principalement consacrée à l’art ancien, les deux tiers de la collection se composant de peintres de la Renaissance au XVIIIe siècle, la Galerie des Offices a décidé d’enrichir son patrimoine contemporain par un tableau de Boris Zaborov « L’artiste et son modèle » (1998)[3]. (La dernière acquisition d’un peintre français remonte à 1956, avec un autoportrait de Marc Chagall.)

En 2008, le tableau de Boris Zaborov « Le peintre et son modèle » entre dans la collection du Musée.

Pour marquer l’événement, durant deux semaines le tableau est exposé au public comme « Exposition d’un tableau unique », avant de trouver sa place dans le « Corridor de Vasari », cette célèbre collection d’autoportraits considérée comme le « temple » des autoportraits. Dans la presse italienne cette acquisition fut perçue comme un évènement important dans le monde muséal.

Le 4 février 2008, la direction de la Galerie des Offices présente officiellement, en présence de l’artiste, à la presse et aux autorités muséales italiennes l’œuvre ainsi acquise. Dans son discours célébrant l’entrée du tableau, Madame Giovanna Giusti, conservateur de la collection des autoportraits du « Couloir de Vasari », déclare :

"Ce n’est pas sans raison que « Le peintre et son modèle » a été exposé à Florence à côté de l’autoportrait de Morandi. Images muettes, solennelles et sans apprêt de deux artistes qui, précisément, expriment en peinture et de façon jumelle ce dialogue des âmes et non des gestes. <…> On ne manque pas d’être frappé par la cohérence d’une forme et d’un contenu par lesquels Zaborov révèle sa forte personnalité lyrique. S’y ajoute une maîtrise technique qui force l’admiration par son aisance et son naturel, qu’il s’agisse du pinceau ou de l’encre, comme de l’acrylique, du pastel, ou du crayon. <…>"

Exposition au Musée national des beaux-arts de Biélorussie[modifier | modifier le code]

En 2010 à Minsk, dans la patrie de l’artiste, au Musée national des beaux-arts de Biélorussie a lieu une grande exposition rétrospective de Boris Zaborov[4]. Cette exposition marque le retour triomphal de Boris Zaborov dans une patrie qu’il avait dû quitter trente ans plus tôt.

"Dans le paysage de l'art contemporain, l'œuvre de Boris Zaborov, artiste d'origine biélorusse vivant en France depuis de nombreuses années, occupe une place singulière. Mettant en relation les thèmes du souvenir et des lieux d'enfance avec une sensibilité nostalgique, il ne cherche pas à exhiber sa modernité, et atteint l'universel."

-Michel Raineri, Ambassadeur de France en Biélorussie, Catalogue d’exposition à Minsk, 2010

<…> Comme Chagall, passé lui aussi par les écoles d’art et le milieu artistique de Saint-Pétersbourg et de Moscou, tous deux font à la mémoire une place centrale dans leur œuvre. De la présence de l’homme au monde, Boris Zaborov réunit et conserve les traces avec les savoir-faire de l'ethnologue et de l'entomologiste, avant d'en faire la matière de ses tableaux. Le peintre les appelle « des îlots de paix. Ce sont des manuscrits, des livres et des archives que l’on ne brûle pas, des cultures entières recouvertes de terre en attendant de reprendre vie, des villages du Nord comme oubliés de Dieu avec leurs spécimens uniques d’architecture russe en bois, des tableaux sauvegardés par l’amour désintéressé des collectionneurs. Ce sont là, ajoute-t-il, les maillons d’une seule chaîne ininterrompue qui constitue notre culture, et peut-être la seule justification de notre existence ici-bas ». J’aime ces mots, ils sont des clés pour entrer dans l’œuvre de l’artiste, dans ses compositions faites d’apparitions et de souvenirs <…>

-Frédéric Mitterand, Ministre de la culture et de la communication, Catalogue d’exposition à Minsk, 2010

Collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Musée des Offices (Florence)
  • « Albertina » (Vienne, Autriche)
  • Le Centre pour les arts visuels du Fonds Sainsbury, à Norwich (Grande Bretagne)
  • Musée des Beaux-arts Pouchkine (Moscou)
  • Galerie Tretiakov (Moscou)
  • Musée de l’Ermitage (Saint-Pétersbourg)
  • Musée Russe (Saint-Pétersbourg)
  • Fonds Régional d'Art Contemporain de Basse-Normandie (Caen, France)
  • Musée « Mathildenhöhe » (Darmstadt)
  • Musée théâtral Bakhrouchine (Moscou)
  • Musée national des beaux-arts de Biélorussie (Minsk)
  • Musée d’art et d’histoire du judaïsme (Paris)
  • Musée « La Piscine » (Roubaix, France)
  • Centre national du costume de scène (Moulins, France)
  • Musée des arts d’Occident et d’Orient d’Odessa (Ukraine)

Et d’autres encore...

Théâtre, cinéma[modifier | modifier le code]

Boris Zaborov a commencé sa carrière pour le théâtre à Minsk dès 1976 avec un travail sur le spectacle « L ‘Orage » d’après la pièce de Nicolas Ostrovski, montée au théâtre académique de Biélorussie par le metteur en scène Leonid Kheifetz. Ce fut ensuite un travail sur le spectacle « Mon pauvre Marat » d’après la pièce d’Arbouzov et « Mille francs de récompense » d’après la pièce de Victor Hugo (metteur en scène Viatcheslav Brovkin) dans le même théâtre.

À Paris Boris Zaborov revient à plusieurs reprises à la scénographie :

En 1992 il est invité par la Comédie française pour concevoir les costumes de la pièce de Lermontov « Mascarade » pour le spectacle « Bal masqué » (metteur en scène Anatolii Vassiliev). Cette collaboration avec la Comédie française se poursuit les années suivantes :

En 1994, il conçoit les costumes pour la « Lucrèce Borgia » de Victor Hugo (metteur en scène Jean-Luc Boutté).

1996 : Création des costumes pour le spectacle « Un mois à la compagne » d’Ivan Tourgueniev (metteur en scène André Smirnov).

2001-2002 : Scénographie et costumes pour l’ « Amphitryon » de Molière (metteur en scène Anatolii Vassiliev).

En 2007 Boris Zaborov conçoit pour la scène russe la scénographie et les costumes du spectacle « Fahrenheit 451° » au théâtre de Moscou nommé « Et Cetera » (metteur en scène Adolf Shapiro).

Film « Sonnet »[modifier | modifier le code]

Durant toute l’année 2008 Boris Zaborov travaille sur un court-métrage, « Sonnet »[5], dont l’idée comme la mise en scène lui appartiennent. Il invite l’actrice Charlotte Rampling à y collaborer avec lui. Le film, qui dure 26 minutes, est tourné dans son atelier. La musique est écrite par le fils de l’artiste, le compositeur Kirill Zaborov.

Etudes scientifiques consacrées à l’œuvre de Boris Zaborov[modifier | modifier le code]

Daria Filippovskaya Boris Zaborov – russkii parizhanin. Filosofsko-esteticheskie kontseptsii i khudozhestvennaya praktika 1980-1990 gg [Boris Zaborov, un Parisien russe, Conceptions philosophiques et esthétiques et pratique artistique]. Thèse de doctorat. Académie des Beaux-Arts, Moscou, Russie, 1996

Alexandre Christoff L'œuvre de Boris Zaborov et la photographie. Mémoire de maîtrise. Université Paris-I – Panthéon-Sorbonne. Paris, France, 1997-98

Sofia Timofeyeva Boris Zaborov : Opyt monograficheskogo issledovaniya [Boris Zaborov : Essai de recherche monographique]. Étude académique. Moscou, Russie, 1998-2001

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Boris Zaborov. Texte de Bernd Krimmel. «Mathildenhöhe». Darmstadt. 1985
  • Boris Zaborov. Textes de Danièle Sallenave et Philippe Bidaine. Ed. Centre national de la photographie. Musée de l'Elysée. Paris – Lausanne.1989.
  • Boris Zaborov. Textes de Pierre Provoyeur, Vassiliy Rakitine, Camille Stanque. Ed. Galerie Enrico Navarra. Paris. 1990
  • Zaborov. Textes de Philippe Bidaine, Marina Bessonova, Boris Zaborov. Ed. Galerie Enrico Navarra. À l'occasion de l’exposition rétrospective au Musée Pouchkine à Moscou. 1995
  • « Le Dit des livres. Bronzes de Boris Zaborov » Texte de Philippe Bidaine. Aurora Edizioni. Vérone. Italie, 1996
  • « Boris Zaborov – Grands formats » Texte de Philippe Bidaine. Avec une eau-forte signée par l’artiste et 18 reproductions de ses œuvres. Ed. Grafiche Aurora à Verone en Italie. Tirage 150 ex. 2000
  • Boris Zaborov. Texte de Pascal Bonafoux. Ed. Galerie Vallois, Paris. 2004. À l'occasion de l’ exposition rétrospective au Musée Pouchkine à Moscou et au Musée d’Art Russe à Saint-Pétersbourg. 2004
  • Zaborov Monographie. Textes de Pascal Bonafoux, Mikhail German, Béatrice Picon-Vallin. Ed. « Acatos Publication ». 2006
  • Zaborov. Monographie. Textes de Pascal Bonafoux, Philippe Bidaine. Éd. Skira, 2007
  • Boris Zaborov « Ritratti d’artista ». Textes de Francesco Donfrancesco et Boris Zaborov. Éd. Moretti &Vitali. Florence, 2008
  • Boris Zaborov Monographie « Enchaînement de hasard ou Destin ». Texte de Boris Zaborov. Éd. «Vita Nova», Saint-Pétersbourg. Russie. 2010
  • Boris Zaborov. Catalogue pour l’exposition au Musée national des beaux-arts de Biélorussie. Texte de Albert Kostenevich. Ed. Aurora. Verona. 2010

Émissions de télévision, films documentaires[modifier | modifier le code]

  • Boris Zaborov. FR3 – Océaniques. Paris. Octobre 1989
  • Boris Zaborov. Télévision de Moscou. Émission «Le regard». 1990
  • Boris Zaborov. Télévision du Japon. Chaîne N°1. Tokyo. 1990
  • Boris Zaborov. Documentaire. Metteur en scène Valery Roubintchik. 55 min. Studio «Tatiana». Minsk. 2000
  • Boris Zaborov. « Longue route de retour ». Metteur en scène Aleh Lukashevich. Documentaire. Télévision biélorusse. Minsk. 2010

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1965 Médaille de Bronze. Leipzig, Allemagne.
  • 1971 Médaille d'Or. Leipzig, Allemagne
  • 1971-1974 Quatre Premiers prix du concours «Le plus beau livre de l'année», Moscou, Russie
  • 1977 Médaille de bronze. Leipzig, Allemagne
  • 1983 Prix de la ville de Darmstadt, Allemagne
  • 2001 Prix de Saint-Pétersbourg pour la littérature, l 'art, l'architecture. Russie
  • 2002 Prix du 36e Concours international d’art contemporain de Monte-Carlo, Monaco

Art du livre[modifier | modifier le code]

Depuis 1962 – maquette et illustrations d'éditions de littérature russe et mondiale classiques et contemporaines.

Parmi lesquels des éditions de bibliophilie :

  • 1978 Fedor Dostoïevski. «Die Sanfte», Éditions. Veb Verlag der Kunst. Dresde. Tirage 120 exemplaires, avec des eaux-fortes originales
  • 1996 Quatre eaux-fortes originales pour l’édition des poèmes de Tonino Guerra «Nos Empreintes». Edizioni d’Arte Gibralfaro & ESM. Тirage 125 exemplaires, Vérone, Italie.
  • 2000 Édition de «Boris Zaborov – Grands formats». Texte de Philippe Bidaine. Dix-huit reproductions en couleur. Avec une eau-forte de l'artiste et une cassette vidéo avec un téléfilm (13 minutes). Éd. Grafiche Aurora, Vérone, Italie. Tirage 150 exemplaires
  • 2001 Maquette et illustrations pour «Le Chevalier avare» d'Alexandre Pouchkine. Édité à Saint-Pétersbourg par le centre théâtral municipal Pouchkine. 2001
  • 2009 Edouard Kotcherguine «Angelova kukla», avec des reproductions de fragments de tableaux de Boris Zaborov. Accompagné d'une eau-forte originale de Boris Zaborov. Éd. «Vita Nova», Saint-Pétersbourg

Famille[modifier | modifier le code]

Boris Zaborov est marié à Irina Bassova, fille de Ludmilla Bornstein (1914-1961) et du poète russe Boris Kornilov(ru) (1907-1938)[6], condamné à mort et fusillé à Leningrad en 1938 durant la Grande Terreur. Irina a été élevée par le deuxième mari de Ludmilla Bornstein, le peintre Iakov Bassov (1914-2004), dont elle porte le nom.

Irina Bassova est un poète de langue russe et une journaliste.

Boris Zaborov et Irina Bassova ont deux enfants : Marina Zaborova, chercheur en biologie et Kirill Zaborov, compositeur de musique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]